Nous revoilà avec la brassica sous le bras, déguisée à la portugaise pour faire aimer le chou même aux plus récalcitrants.
En effet cette spécialité traditionnelle du nord du Portugal (littéralement bouillon vert en portugais) a pour but avoué de transcender le chou par la présence du « chouriço », la version lusitanienne du chorizo espagnol.
Nous y voilà : le sauciflard et le chou, un duo imbattable présents dans toutes les mémoires culinaires européennes, avec la soupe aux choux comme étendard.
Ballot me direz-vous.
Qu’à cela ne tienne, à défaut de bricoler du borécole, son copain chou de Milan (chou vert frisé) qui s’ennuyait au frais depuis quelques jours, s’invita dans mes plans culinaires.
En pleine saison du chou, on ne risque pas d’en venir à bout.
A propos de mode et de choux, qui ne se souvient pas de cette innocente comptine de l’enfance perdue, à savoir « Savez-vous plantez les choux » et son refrain lancinant « à la mode à la mode ».
Enfin qui ne se souvient pas dans les populations francophones s’entend : on se doute que les petits papous par exemple ne sont pas concernés.
Innocente en apparence, cette chansonnette énumère en fait les divers moyens de faire des enfants (avec les pieds, le genou, le coude).
Car tout le monde sait que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses, sacrebleu !
Je vous laisse avec ma version de cette recette simplissime, véritable cure d’hiver sans oublier le mantra de la soupe aux choux, cette fois-ci du film avec Louis de Funès : « La soupe aux choux mon Blaise ça parfume jusqu’au trognon, ça fait du bien partout où qu’elle passe dans les boyaux.
Ça tient au corps, ça vous fait même des gentillesses dans la tête.
Pause sauciflard : débarrassez le chorizo de sa peau avant de le couper en dés fins (ou pas).
Sus au chou : blanchissez la brassica 5 mn à l’eau bouillante légèrement salée, égouttez et passez immédiatement sous l’eau froide voire glacée.
Dans une grande marmite à couvercle, dorez le chorizo 3 à 5 minutes, histoire qu’il rende un peu de son huile.
Ajoutez l’huile d’olive, le cumin, le paprika, l’ail, l’oignon, les pommes de terre et rissolez tout ce petit monde pendant 5 minutes histoires de libérer les parfums.
Mouillez avec l’eau de cuisson du chou, ajoutez la cc de bouillon.
Poivrez et salez modérément (Vous pourrez toujours rectifier en fin de cuisson).
Servez chaud avec le chorizo poêlé réservé , une dernière pincée de noix de muscade et un bon pain de campagne.
Il y a chez moi un phénomène que je ne m'explique pas, un peu comme le PQ qui se vide tout seul ; lorsque je dis chorizo, je peux mettre à peu près n'importe quoi avec, des lentilles, du panais,des salsifis (plutôt mourir, je suis encore traumatisée des salsifis de la cantine), et donc, du chou et des pois chiches.
Le mélange est très heureux et constitue un parfait repas du soir à lui tout seul.
Faites chauffer un faitout à feu moyen, coupez le chorizo en rondelles.
Épluchez l'ail et l'oignon, émincez les ainsi que le céleri.
Pendant ce temps, émincez et lavez le chou.
Vous pouvez éliminez les côtes de feuilles trop dures.
Ajoutez dans le faitout avec les tomates, les pois chiches et le bouillon.
Portez à ébullition puis baissez le feu et laissez mijoter 30-40 minutes.
Mixez une partie de la soupe si vous souhaitez avoir une texture plutôt crémeuse (pas fait ce coup-ci), et ajoutez un peu de bouillon si la soupe est trop épaisse à votre goût.
Dans la recette initiale, Jamie utilise des épinards à la place du chou.
Un peu à l’image des Corbières où je réside, la vallée du Douro, très vallonnée, est tapissée de vignobles et peu construite.
En effet, au Portugal, le caldo verde est fait avec un chou aux larges et longues feuilles poussant au sommet d’une épaisse tige semblable à un tronc.
J’aurais vraiment aimé pouvoir cuisiner ce fameux chou cavalier que je ne peux acheter mais vois chaque jour pousser dans le jardin des voisins.
Ou encore, Bonjour kale qui raconte son expérience d’expatriée à Paris.
Cependant, vegan ou pas, les portugais servent le caldo verde avec un pain de maïs fermenté.
400 g de chou cavalier (ou chou kale) 600 g de pommes de terre 4 gousses d’ail 2 oignons 1/2 cuillère à café de paprika Sel aux herbes Poivre du moulin 3 cuillères à soupe d’huile d’olive Eau ou bouillon léger de légumes.
Tout d’abord, éplucher les pommes de terre, les oignons et l’ail.
Piler l’ail, ciseler les oignons et couper les pommes de terre en cubes.
Dans une cocotte, verser les deux cuillères à soupe d’huile d’olive.
Puis y jeter les oignons, l’ail et les dés de pommes de terre.
Laisser dorer quelques minutes en remuant régulièrement, puis saler et ajouter le paprika.
Lorsque les légumes sont légèrement dorés, couvrir largement d’eau et laisser cuire une vingtaine de minutes.
Vérifier la cuisson des pommes de terre avec la pointe d’un couteau.
Pendant la cuisson des pommes de terre, équeuter le kale, laver les feuilles et les couper finement.
Il est important que les feuilles de chou soient très fines car il ne va pas être mixé.
Quand les pommes de terre sont cuites, les mixer afin d’obtenir une soupe crémeuse.
Si la consistance vous semble trop épaisse, ajouter un peu d’eau.
Maintenant, mettre à nouveau la casserole sur le feu en intégrant le kale au caldo verde.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous partager une recette proposée par Kaiteline, celle de sa grand-mère pour être précis.
Alors à vos légumes de saison, j’espère que ça vous plaira.
Coupez en morceaux le chou, le céleri et l’ajouté à la préparation.
Continuez avec les lardons, les feuilles de laurier, l’ail et l’oignon.
Ajoutez le sel, le poivre et les haricots.
Laissez cuire 10/15 minutes à feu vif.
Laissez cuire 10 dernières minutes et c’est prêt !
J’espère que cette recette vous aura plus, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne YouTube au passage.
