Prélèvement vaginal imbibé de sang: pratiques, sécurité et enjeux éthiques

Le prélèvement vaginal est une procédure médicale permettant de prélever des sécrétions vaginales afin de détecter la présence de bactéries, virus, champignon (mycose) ou d’infections au niveau du vagin et du col de l'utérus. Il peut être réalisé par la patiente elle-même, un médecin, une sage-femme, ou au laboratoire. L’examen consiste à introduire un écouvillon au niveau du vagin ou du col de l’utérus pour prélever un peu de sécrétions qui seront ensuite analysées par le laboratoire.

Modalités de réalisation et déroulement de l’examen

De façon générale, le déroulé de l’examen est le suivant : ouvrir le sachet contenant l'écouvillon et le tube, enlever le tube fermé et prendre l'écouvillon (sans toucher le coton), écarter les grandes lèvres, introduire doucement l'écouvillon dans le vagin sur une distance d’environ 5 cm puis le faire tourner délicatement pendant 10 à 15 secondes en frottant bien les parois du vagin, mettre l’écouvillon dans le tube en cassant la tige.

Par un professionnel de santé, l’examen se réalise en position gynécologique (allongée avec les jambes relevées). Le ou la gynécologue ou le ou la sage-femme peut utiliser un spéculum et introduire ensuite un écouvillon afin de prélever les sécrétions vaginales. Il doit être réalisé en dehors des règles et en l'absence de traitement antibiotique ou antiseptique.

Par auto-prélèvement, vous devez vous rendre en laboratoire de biologie médicale. Le matériel nécessaire vous est donné, accompagné d’explications sur l’utilisation. Vous réaliserez vous-même le prélèvement, dans une salle seule pour garantir votre intimité.

Cadre éthique et sécurité lors des prélèvements

Les prélèvements uro-génitaux ou ano-rectaux répondent à la définition d’un acte médical qui concourt à la prévention, dépistage, diagnostic ou évaluation du risque de survenue d’états pathologiques et à la décision et prise en charge thérapeutique. Dès lors qu’ils touchent à l’intimité psychique et physique, ils nécessitent un cadre respectueux et sécurisant entre le patient et le professionnel, fondé sur l’écoute et le dialogue dans un esprit de bienveillance et de respect, avec le souci du bien-être du patient et sans crainte d’une mise en cause illégitime de la pratique du soignant.

Le consentement du patient ne doit plus être tacite ou présumé. Un accord oral doit être recueilli avant tout prélèvement, avec une information préalable sur la nature du prélèvement et l’objet de l’examen. Il convient d’expliquer comment se déroule concrètement le prélèvement et s’il nécessite l’usage de matériels médicaux tels qu’un spéculum, ainsi que toute gêne ou douleur éventuelle. Le prélèvement peut être interrompu à tout moment à la demande du patient, sans pression.

Recours à l’auto-prélèvement et dépistages

Le référentiel national publié par l’Institut national du Cancer en avril 2022 définit les modalités pratiques de recours aux auto-prélèvements vaginaux dans la stratégie de dépistage du cancer du col de l’utérus. L’intégration de l’auto-prélèvement vaginal (APV) comme modalité de prélèvement alternative chez des femmes de plus de 30 ans insuffisamment dépistées est préconisée pour augmenter le taux de participation.

Dans le cadre du dispositif “Mon test IST”, en vigueur depuis le 1er septembre 2024, les prélèvements anaux et vaginaux doivent être réalisés en auto-prélèvement, en complément du dépistage du VIH et des IST. Ce dispositif permet l’accès au dépistage sans ordonnance de quatre agents infectieux responsables d’IST: Neisseria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis, Treponema pallidum et le virus de l’hépatite B, en laboratoire.

En pratique, le prélèvement vaginal, également appelé examen cytobactériologique vaginal, consiste à prélever des sécrétions vaginales à l’aide d’un écouvillon. Dans les laboratoires SYNLAB, des préleveurs diplômés et habilités réalisent ce type de prélèvement. Durant l’installation, le biologiste peut demander des renseignements cliniques supplémentaires en toute confidentialité. L’objectif est de déceler une éventuelle infection génitale; dans le cas d’un frottis, l’objectif est de détecter des anomalies des cellules au niveau du col de l’utérus. Pour réaliser un frottis, le professionnel peut avoir recours au positionnement d’un spéculum pour accéder au col de l’utérus.

Cas spécifiques et accompagnement

Texte clinique et légal rappelle que le patient peut être assisté par l’accompagnant de son choix lors du prélèvement. La présence d’un tiers soignant peut être demandée par le patient, et les situations d’accompagnement doivent être gérées dans le cadre d’un échange respectueux et clair entre le patient et le professionnel.

Il est important que les professionnels restent conscients des particularités des prélèvements uro-génitaux et ano-rectaux et de leurs implications éthiques et techniques. Le respect de l’intimité, l’information préalable et l’écoute constituent des éléments clés pour garantir une expérience sûre et digne.

illustre démarche du prélèvement vaginal

Le prélèvement vaginal (PV)

Tableau récapitulatif des points clés

AspectDescription
ButDétecter infections, bactéries, virus ou champignons; dépistage du cancer du col de l’utérus et IST
Personnes impliquéesPatiente, médecin, sage-femme, biologiste médical
MatérielÉcouvillon, tube, spéculum potentiellement
ConsentementAccord oral informé avant le prélèvement
ModePrélèvement réalisé en cabinet, laboratoire ou auto-prélèvement

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