La rosette caulescente est une variante de la rosette, dans laquelle les feuilles forment une rosette, mais au bout d'une sorte de tige. En fait, au fur et à mesure que la plante grandit, les feuilles du bas de la rosette, qui sont le plus près du sol, meurent, et forment petit à petit une sorte de tronc, qui éloigne la rosette du sol. Les plantes qui ont une longue tige le doivent généralement à l'auxine, une substance qui est une hormone végétale, et qui provoque la croissance de la tige. Les plantes qui ne possèdent pas, ou pas assez, d'auxines, ou qui fonctionnent pas normalement avec l'auxine, vont avoir tendance à avoir des tiges extrêmement courtes : les feuilles vont donc s'entasser les unes sur les autres, au lieu d'être bien espacées, et la plante va donc former une rosette.
L’homme a sélectionné des variétés de plantes, possédant des mutations les empêchant d'utiliser normalement l'auxine, afin de les cultiver. Ces plantes en forme de rosette sont souvent très différentes de leurs cousines sauvages, aux tiges très hautes. C'est notamment le cas de la laitue. Le fait que les laitues domestiques aient une forme en rosette plutôt qu'une longue tige fait qu'elles ont des feuilles plus grandes, et plus tendres, plus faciles à manger. Les laitues sauvages se protègent contre les prédateurs en produisant un latex très amer, mais, chez les laitues cultivées, les feuilles sont tellement grandes qu'il n'y a pas assez de latex, et que le goût amer disparaît.
La Mauve, gracile, vivace, rustique, ayant très bien résisté à la sècheresse est savoureuse et quasiment autant énergétique que l’Ortie. Cuire à feux moyen tous les ingrédients dans une poêle en céramique ou en inox avec un couvercle pendant 10 mn. Cette espèce de Mauve est la plus commune. Ce velouté à 95% sauvage, comme les veloutés d’Ortie, de Pariétaire ou de Trèfle permet de s’affranchir de la pomme de terre et de la crème fraiche. La proportion d’huile d’olive sera moindre car la Mauve contient des mucilages (*). Le velouté pouvant se conserver 2 jours au frigo, sera meilleur réchauffé.
15 à 20 feuilles de Menthe duveteuse (Mentha. A la période médiévale, les cours d’eau sont souvent organiquement pollués et impropres à la consommation si l’eau n’a pas été bouillie. L’eau pure des puits et des sources n’étant accessible que pour la Noblesse laïque et ecclésiastique, le vin constitue donc ce jus de fruit emblématique non pollué, omniprésent au quotidien pour toutes les strates sociales, permettant de ne pas souffrir notamment de la dysenterie. Le roi Dagobert avec son transit fragilisé par exemple n’a jamais mis sa culotte à l’envers, il revenait souvent des latrines à la hâte mal fagoté, soucieux de participer aux réunions importantes avec les Grands. Le vin est préparé avec des épices pour les puissants, ou avec des plantes aromatiques médicinales pour les humbles. La préparation du vin blanc de Sauge (Salvia. officinalis) est une recette typique de l’époque, réputée pour ces vertus hautement médicinales.
Cette plante de survie très commune, sachant que tous les Trèfles sont comestibles, est en plus très gustative. Les rosettes (), suite à des fauches, se régénèrent rapidement pour des récoltes rapides successives. Ce plat léger, est sans surprise très nourrissant et tonique. Cette recette s’adapte bien sûr avec les jeunes feuilles de Berce de 15 à 20 cm. Le sureau noir (Sambucus nigra) est un arbuste qui appartient à la famille des Adoxaceae, on peut le retrouver dans toutes les communes de France métropolitaine et est présent jusqu’à 1600m d’altitude sur des sols frais à humides. Il est reconnaissable grâce à son écorce molle et gris clair à brun-gris. Les fruits du sureau noir peuvent être consommés cuits, par exemple sous forme de confitures ou de gelées. Les fleurs, quant à elles, sont utilisées pour parfumer les salades de fruits, les crèmes, les boissons et les tartes, grâce à leur odeur suave très puissante.
L’ortie (Urtica dioica) est une plante herbacée appartenant à la famille des Urticaceae, on peut la trouver dans toute la France. Elle apprécie les sols frais à humides. C’est une plante urticante et dioïque, ses feuilles sont opposées et cordées et ses fleurs mâles et femelles peu visibles poussent sur des pieds différents (dioïque). En cuisine, l’ortie peut être dégustée crue ou cuite, offrant ainsi de nombreuses possibilités de préparations telles que le pesto, les quiches, les salades ou les soupes etc.
Le gaillet gratteron (Galium aparine) est une plante qui appartient à la famille des Rubiaceae. On peut retrouver le gaillet gratteron dans toute la France, aux bords de champs, de haies, de fourrés, de berges de ruisseaux et rivières. C’est une plante de demi-ombre qui apprécie les sols fertiles, plutôt humides. Il se développe sur des sols moyennement humides à légèrement secs. Il n’y a pas de données concernant une toxicité et des contre-indications éventuelles mais le recul d’usage est important car elle a été beaucoup consommée par le passé. On consomme les jeunes pousses (les feuilles et les tiges).
L’armoise commune (Artemisia vulgaris) est une plante qui appartient à la famille des Asteraceae, on la retrouve dans toute la France, elle est présente jusqu’à 1600m d’altitude, c’est une plante qui apprécie les sols argileux et secs. Elle est reconnaissable grâce à sa tige striée, rougeâtre, tomenteuse et ramifiée avec des feuilles vert foncé sur le dessus et blanc duveteux au-dessous. L’infusion d’armoise commune aux doses thérapeutiques ne présente pas de toxicité particulière. Cependant, comme toutes les Asteraceae, c’est une plante qui peut être allergisante. Son goût aromatique présente une légère amertume.
L’alliaire (Alliaria petiolata) est une plante bisannuelle qui appartient à la famille des Brassicaceae. On la retrouve presque partout en France et en Corse. Elle est reconnaissable grâce à sa tige ronde, à ses feuilles alternes. Ses fleurs sont composées de 4 pétales en croix, à symétrie radiale. Cette famille ne contient presque pas de plantes dangereuses en Europe.
L’érable plane (Acer platanoides L.) est un arbre qui appartient à la famille des Aceraceae. Il est très répandu en France. On consomme généralement les feuilles d’érable plane quand elles sont très jeunes. La bardane (Arctium lappa L.) est une plante qui appartient à la famille des Asteraceae. On peut la retrouver partout en France, surtout dans des sols riches assez ensoleillés. Elle est reconnaissable grâce à ses tiges couvertes de poils, à ses grandes feuilles entières et ovales. d’allergie aux Asteraceae. La jeune tige pelée une fois débarrassée de sa peau coriace peut être mangée et a un bon goût d’artichaut.
Le lierre grimpant (Hedera helix) est une plante qui appartient à la famille des Araliaceae. On peut la retrouver partout en France, c’est une espèce d’ombre ou de demi-ombre qui pousse dans les bois, sur les rocailles ombragées, les vieux murs etc. Il est reconnaissable grâce à ses tiges à feuillage persistant. Les feuilles sont alternes, simples, pétiolées, coriaces, plus ou moins luisantes et légèrement poilues. La laitue vireuse (Lactuca virosa) est une plante bisannuelle qui appartient à la famille des Asteraceae. On peut la retrouver presque partout en France, elle est moins abondante dans les quarts nord-est et sud-ouest. Elle est également présente dans le centre de la Corse. La laitue vireuse apprécie les environnements exposés à la lumière ou de mi-ombre. On peut la retrouver en bordure des cultures et des chemins. Par précaution, on ne consomme pas une trop grande quantité de laitue vireuse.
Le bouillon-blanc ou molène (Verbascum thapsus) est une plante bisannuelle appartenant à la famille des Scrophulariaceae. Il est présent dans de nombreuses régions de France. Il apprécie les sols ensoleillés et on le trouve souvent le long des routes, des champs, jardins et terrains vagues. Il se distingue par sa tige dressée, recouverte de poils doux et soyeux, et par ses grandes feuilles en forme de rosette à la base. Il contient des composés toxiques tels que des saponines et des glycosides. Le cirse commun (Cirsium vulgare) est une plante appartenant à la famille des Asteraceae, il est présent dans toute la France. Nous n’avons aucune information concernant une toxicité éventuelle. L’herbe aux chantres (Sisymbrium officinale) est une plante appartenant à la famille des Brassicaceae. Sa répartition en France est relativement répandue, bien qu’elle puisse être plus abondante dans certaines régions aux climats tempérés. On peut trouver l’herbe aux chantres dans des endroits variés tels que les prairies, les lisières des bois et les zones rocheuses. Elle se distingue par ses feuilles profondément lobées et dentées. Ses fleurs sont jaunes à 4 pétales en croix. Les feuilles, les fleurs et les jeunes fruits se consomment crus ou cuits.
Aujourd’hui je vous propose une soupe sauvage réconfortante et riche en nutriments, pour réchauffer les corps et les cœurs en cette période bien fraîche ! Côté orties : celles qui sont exposées ont gelé, mais celles qui sont abritées sont encore cueillables. On trouve aussi de toutes petites orties, comme sur la photo ci-dessous. Cueillez une cinquantaine de toutes jeunes orties, ou une cinquantaine de têtes d’orties plus vieilles (le haut de la tige, avec les 6-8 dernières feuilles). Côté pissenlit : cueillez 1 belle poignée de feuilles. En cas de doute (pissenlit ou autre plante dont les feuilles sont similaires ?), rappelez-vous que les feuilles sont disposées en rosette, et qu’il s’agit de feuilles dont les dents sont dirigées vers le centre de la rosette, comme sur la photo. Lavez vos cueillettes sans les laisser tremper, pour ne pas que les nutriments partent dans l’eau. Dans une marmite, faites revenir les oignons dans l’huile d’olive, puis ajoutez les pommes de terre et les carottes. Salez et ajoutez la noix de muscade. Dès que les pommes de terre et carottes sont cuites, arrêtez le feu. Poivrez, testez l’assaisonnement et rectifiez si nécessaire. Bienvenue à tous les amateurs de verdure !
Aujourd’hui, nous parlons d’une plante succulente au charme primitif et à l’apparence presque sculpturale : l’Aeonium canariense. L’Aeonium canariense est originaire de l’île de Tenerife, aux Canaries, et se distingue immédiatement par son port. Rosettes : sa caractéristique principale est ses grandes rosettes ouvertes, qui peuvent facilement atteindre 30 à 40 cm de diamètre, voire plus dans des conditions optimales ! Feuilles : les feuilles sont obovales, charnues et recouvertes d’une fine et dense pilosité qui leur confère un aspect velouté et un toucher très doux. Port : elle pousse en formant une courte tige ligneuse et dense d’où partent les rosettes. Est-elle monocarpique ? Attention : comme de nombreux Aeonium, la rosette qui fleurit meurt après avoir produit des graines. Mais pas de panique ! Le facteur le plus important est un substrat très drainant. Un mélange spécifique pour plantes grasses est idéal. Automne/Hiver : réduire drastiquement les arrosages. Si elle est conservée à l’extérieur et exposée aux pluies, elle pourrait ne pas avoir besoin d’eau supplémentaire. Elle aime la lumière vive et quelques heures de soleil direct, surtout le matin. Cependant, durant les heures les plus chaudes de l’été, une exposition à mi-ombre est idéale pour éviter de brûler ses belles feuilles veloutées. La floraison est un événement spectaculaire ! Du centre de la rosette s’élève une inflorescence en panicule qui peut dépasser le demi-mètre de hauteur, chargée d’une multitude de petites fleurs en étoile de couleur blanc crème ou jaune pâle. Le spectacle est garanti, mais il marque, malheureusement, l’apogée de la vie de cette rosette spécifique. Origine du nom : le nom de genre, Aeonium, vient du grec aionios (éternel, immortel), en référence peut-être à la ténacité de ces plantes. L’Aeonium canariense est la plante parfaite pour ceux qui souhaitent ajouter une touche d’exotisme « luxuriant » à leur collection sans se soucier d’un entretien compliqué.
Le Tradescantia sillamontana, aussi appelée "Misère velue" ou Tradescantie veloutée, est une plante aux feuilles épaisses et duveteuses, idéales pour apporter une texture unique à vos espaces verts. Tuto : Comment planter ? Le Tradescantia sillamontana communément appelée Misère velue, se distingue par son feuillage velouté, recouvert de petits poils blancs qui lui confèrent une apparence argentée. Ses feuilles, de forme ovale, mesurent entre 5 à 10 cm de long, et se disposent en rosette le long des tiges. La floraison, qui s’épanouis en été, dévoile de petites fleurs roses ou violettes très lumineuses, ajoutant une note colorée à son feuillage déjà original. La Tradescantie veloutée est une plante très polyvalente. Elle trouve sa place aussi bien en pleine terre qu’en pot. Au jardin, elle est idéale pour les rocailles, les bordures, ou même en couvre-sol, où elle créera un tapis argenté unique. Son allure exotique se marie parfaitement avec des plantes aux feuillages contrastés comme des Fougères ou des graminées, et elle peut aussi être combinée avec des plantes aux floraisons éclatantes pour un effet de contraste saisissant. Le Tradescantia sillamontana est une plante facile de culture qui s’adapte à divers types de sols, à condition qu’ils soient bien drainés. Lors de la plantation, il est conseiller de respecter un espacement de 30 à 40 cm entre chaque pied pour permettre un bon développement. L'arrosage doit être modéré : en été, il convient d’arroser régulièrement mais en laissant le sol sécher entre deux arrosages, tandis qu’en hiver, un arrosage minimal suffit. Aucun besoin de taille particulière n'est requis, mais il est possible de pincer les extrémités pour encourager une croissance plus touffue. Originaire du Mexique, le Tradescantia sillamontana pousse naturellement dans des environnements arides, ce qui explique sa grande tolérance à la sécheresse.

Recette du velouté de fanes de radis - soupe maison facile
Aspects botaniques et écologiques des rosettes veloutées
Les rosettes veloutées présentent des adaptations qui permettent une gestion efficace des ressources hydriques et lumineuses, notamment dans les environnements arides ou semi-arides. Elles font souvent appel à des poils et à une texture veloutée qui réduisent l’évaporation et protègent les feuilles contre les agressions extérieures. Les exemples présentés, allant de Aeonium canariense à Tradescantia sillamontana, illustrent la diversité morphologique et fonctionnelle possible autour du motif rosette sur tige ou sans tige.
Utilisations culinaires et décoratives
La rosette et les feuilles associées offrent des textures variées et des saveurs qui peuvent être exploitées en cuisine sauvage ou en jardins d’ornement. Des exemples historiques et contemporains montrent comment des plantes comme la Mauve, l’Ortiev, le Pissenlit et d’autres peuvent être employées dans des plats simples et nourrissants ou dans des préparations plus élaborées, tout en valorisant les rosettes comme motif esthétique recherché.
- Rosettes et tiges comme traits distinctifs des espèces cultivées et sauvages.
- Associations décoratives avec des plantes contrastantes pour des effets visuels marqués.
- Techniques de conservation des veloutés et substitution de la pomme de terre ou de la crème dans les veloutés sauvages.
Le choix des espèces et leur gestion en pot ou en pleine terre dépend fortement des conditions d’éclairage, du drainage et de l’arrosage. Aeonium canariense nécessite un substrat drainant et une exposition lumineuse, mais avec une mi-ombre durant les heures les plus chaudes. Tradescantia sillamontana demande un sol bien drainé et un espacement suffisant pour permettre le développement des rosettes le long des tiges, tout en tolérant une grande variété de sols et de climats.