Lorsque l’on parle des Biscuits de Mr Laurent, on pense aussitôt à Pau, Idron et maintenant Lescar, où les cookies « de la mort qui tue » font sensation, notamment à l’approche d’Halloween. Philippe Laurent est venu accompagné de son chocolatier et de son pâtissier pour nous raconter l’avenir encore plus gourmand de la maison.
Philippe Laurent a commencé à vendre ses cookies sur les marchés du Béarn. Dix ans plus tard, 17 salariés se répartissent entre le nouveau labo de Lescar et deux boutiques, celle de Pau et d’Idron. La maison « Les biscuits de Mr Laurent » voit aussi s’affirmer une expansion avec divers produits, dont un rocher au chocolat et noisettes inspiré du pic d’Ossau, prévu fin novembre. Pour octobre rose, ouverture dans un nouvel onglet : la maison propose des cookies roses dont une partie de la recette est reversée à une association. Pour Halloween, le « cookie cimetière » est proposé pour six personnes ou moins pour les plus gourmands, au choix au chocolat, au lait, au noir ou au blanc à réserver absolument.

Axel Lagardère, chocolatier/pâtissier, travaille avec Philippe Laurent et se lance dans les créations de chocolat. Julien Larcade, pâtissier, vient aussi rejoindre la maison. La narrative de la biscuiterie-confiserie se précise avec l’ouverture de trois boutiques et un atelier de confection propre. Au fil du temps, l’entreprise s’appuie sur des valeurs d’excellence et de simplicité, tout en explorant l’alliance tradition-modernité par l’usage d’outils comme l’imprimante 3D pour réaliser des créations complexes.
Le texte présente aussi Patrice, fils d’artisan et premier salarié de la lignée, qui a transformé son parcours familial en une aventure entrepreneuriale. En 2011, ancien professeur de saxophone devenu pâtissier autodidacte, il décide de troquer ses partitions pour les fourneaux et se lance sur les marchés du Béarn avec l’idée de créer un biscuit inspiré d’une ancienne monnaie locale, au sel de Salies-de-Béarn et au Jurançon. Cette initiative, née dans sa cuisine avec un four vieillissant, devient une success-story et conduit à l’établissement de trois boutiques à Idron, Pau et Lescar.
Dans son atelier, l’humilité, l’excellence et la simplicité dirigent un savoir-faire unique. Le « cookie de la mort qui tue », née d’une soirée en cuisine avec sa fille Léa, est devenu le produit phare bien au-delà de l’agglomération paloise. Cette réussite illustre aussi l’esprit d’équipe qui anime l’entreprise et son désir de créer chaque jour des produits simples mais impeccables, tout en apportant une dimension ludique et audacieuse. « On essaye de faire des choses simples, mais très bien, tous les jours », résume Philippe Laurent.
Parallèlement, Patrice n’hésite pas à relever des défis ambitieux, comme une nageoire de baleine de 25 kg pour Pâques ou une pièce montée en forme de X décorée de têtes de mort noires pour le lancement d’une moto Ducati. Il affirme son goût pour casser les codes et aller là où l’on ne l’attend pas, tout en s’appuyant sur une approche moderne et responsable. L’utilisation d’une imprimante 3D pour matérialiser les créations les plus complexes illustre cette dynamique.
Pour cet artisan passionné, la « bio-imitation » est une règle d’or, et une fibre écoresponsable imprègne l’ensemble de son activité. Selon lui, « tout tourne autour du respect : des humains, des produits, de la planète », et la politique RSE est prégnante dans l’entreprise. Sa philosophie est claire : « si la nature devait le faire, comment elle s’y prendrait ? » Sans changer de ligne directrice, il vise toujours à produire des choses bonnes et belles, si possible.

Le groupe évolue aujourd’hui avec quinze salariés et deux enfants impliqués dans l’entreprise, David et Léa. « Tout m’inspire. L’imagination est un muscle que l’on doit travailler. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers. Il faut que ça bouillonne, que ça vive, toujours être dans la création », affirme Philippe Laurent. Dans les mois à venir, le studio d’inspiration Art déco s’installera à la boutique de Lescar, offrant un voyage dans les années 1920 et un café transporté d’Amérique latine, servi sur un bateau à voile, démontrant encore une fois l’engagement écoresponsable de la maison.
Le parcours de Philippe Laurent est aussi mis en lumière dans une série « Ceux qui font notre pays », qui valorise des habitants exceptionnels du Béarn et du bassin Adour-Gascogne. La marque Artisans Gourmands, obtenue il y a trois ans, est présentée comme une reconnaissance de ce travail par les pairs et un encouragement pour continuer à rapprocher l’artisanat des clients, notamment via des visites de laboratoire et des ateliers grand public prévus au printemps prochain. « C’est un immense bonheur de pouvoir partager mon savoir-faire. Je suis fier d’être artisan », conclut l’artiste.

Les temps forts de la biographie culinaire
- Départ d’un professeur de saxophone devenu pâtissier autodidte et sa transformation en entrepreneur passionné. Porté par le succès du TGV et la demande croissante, l’entreprise s’étend et diversifie ses produits.
- Trois boutiques et un atelier dédiés, un modèle d’affaires axé sur la qualité et l’innovation artisanale. Les créations vont des barres chocolatées aux mendiants, sablés et même des reproductions topographiques comme le pic d’Ossau en chocolat.
- L’éthique et la durabilité comme socle: une approche « bio-imitation », une politique RSE et une orientation vers le respect des humains et de la planète. Le maître-mot est « grandir » plutôt que « grossir » pour assurer une croissance maîtrisée.

À travers ses tomes d’histoire personnelle et professionnelle, Philippe Laurent révèle une trajectoire où passion, audace et souci de la qualité se mêlent pour offrir des biscuits et chocolats ancrés dans le patrimoine Béarn et dans une vision résolument moderne.
La biscuiterie de Laurent
| Éléments clés | Description |
|---|---|
| Origine | Ancien professeur de saxophone devenu pâtissier autodidte |
| Localisation | Pa u, Idron, Lescar |
| Produits emblématiques | Cookies « de la mort qui tue », rocher au chocolat et noisettes, cookies roses |
| Engagement | RSE, bio-imitation, impression 3D |
| Effectifs | Entre 15 et 17 salariés selon les périodes |
Le récit de Philippe Laurent illustre une intégration réussie entre tradition artisanale et créativité contemporaine, avec une ambition claire: transmettre un savoir-faire et continuer à surprendre les gourmets tout en restant fidèles à des valeurs de simplicité, d’authenticité et de gourmandise.
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