Dans cette fiche pratique nous allons voir comment bouturer la patate douce simplement ! Nous sommes à la seconde étape de la production des plants à partir de tubercules. Précédemment nous avons mis à germer les tubercules selon une ou plusieurs des 3 méthodes possibles.
Germination et préparation des boutures: les bases
Quelques jours suffisent pour que les germes pointent. Cependant nous allons attendre au minimum 1 mois (en bonnes conditions) avant de prélever les boutures. Les rameaux doivent mesurer au moins 10 centimètres. S’ils sont plus grands c’est encore mieux car vous pourrez faire plusieurs bouture par rameau. Pour un rameau fait plus de 10 cm on peut sectionner après la première feuille. Sur un rameau assez long (plusieurs mois) il est possible de réaliser de nombreuses boutures.
Cette méthode se fait en deux étapes contrairement à la seconde. Elle a l’avantage d’assurer une reprise quasi totale des boutures. Les tiges vont émettre des racines une dizaine de jours après le bouturage. Cette méthode est plus délicate que la précédente et demande un peu plus de matériel (mini-serre) pour être sur les boutures reprennent bien. Cependant, comme dit précédemment, elle permet de gagner du temps car elle évite l’étape du repiquage. Le gain de temps est aussi final, car les nouvelles racines vont explorer directement le terreau.
Les étapes pratiques du bouturage dans du terreau
- Sectionner la bouture.
- Si besoin retirer les feuilles excédentaires.
- Planter assez profondément dans le terreau.
- Bien tasser le terreau autour de la bouture.
- Arroser de sorte qu’il reste un peu d’eau dans le fond de la mini-serre.
Troisième étape : Repiquer les boutures à racines nues dans du terreau. Publié le 3 février 2026 à 20h00. Les patates douces sont très prisées en frites comme en purée. Elles peuvent germer dans l'eau comme dans la terre. Pierre le cultivateur propose deux techniques dans "Bonjour ! La Matinale TF1".
Ce n'est pas parce que le jardin est au repos en hiver que les jardiniers ne peuvent rien faire. Dans "Bonjour ! La Matinale TF1", Pierre le Cultivateur propose de faire germer une plante pendant la froide saison : la patate douce. Prisée en frites comme en purée, le tubercule peut germer en intérieur en faisant des "slips". Pas des sous-vêtements, bien sûr, les slips sont des boutures de patates douces faciles à obtenir. Pour cela, il faut commencer par acheter une patate douce de bonne facture, explique le jardinier.
La patate douce choisie doit être "saine", c'est-à-dire "non-abîmée, sans pourriture, pourquoi pas avec déjà quelques germes", et de préférence un produit bio, pour éviter tout antigermatif. "Si vous avez la chance de trouver les variétés Georgia Jet ou Beauregard, n'hésitez pas une seconde car les avantages de ces variétés sont leur rendement et leur croissance assez rapide", ajoute Pierre le Cultivateur.
Comment faire germer sa patate douce dans un bocal d'eau
La deuxième étape est de laver soigneusement la patate. Ce lavage doit être fait délicatement, pour ne pas abîmer les lenticelles, les petites taches marron sur le tubercule, insiste le cultivateur. Et d'expliquer : "C'est très important : si on frotte trop fort et qu'on abîme sa patate douce (...), elle va pourrir."
Une fois la patate lavée, il reste à trouver son sens - "car, oui, la patate douce en a un". Pour le trouver, observez votre tubercule : "la partie arrondie doit être vers le haut", et la partie pointue vers le bas (c'est celle qui sera immergée dans l'eau). Quand la patate est dans le bon sens, il suffit de piquer des cure-dents dans la partie arrondie, environ au niveau des deux-tiers du tubercule. Il faut que "70% de la patate soit immergée", estime le cultivateur. Reste à mettre la patate douce dans un bocal rempli d'eau, les cure-dents lui permettront de bien tenir.
"Placez votre bocal dans une pièce lumineuse et chauffée : la patate douce a besoin d'une température entre 20 et 25°C pour germer. L'idéal est de la placer sur un radiateur pour accélérer sa germination", précise le cultivateur.

Planter directement en terre est une autre option, plus économe en patate, permettant de faire pousser le tubercule. Pour cela, coupez un bout de patate douce (et gardez l'autre partie pour la manger) et recoupez-le en plusieurs morceaux. Avec trois morceaux, on peut faire six ou huit plants, précise-t-il. Ensuite, placez-les côté chair dans une barquette fine remplie de terreau, et arrosez toute la surface de la barquette, qui doit être munie de trous de drainage pour que la terre ne soit pas gorgée d'eau. Enfin, recouvrez la barquette d'une cloche, pour que l'intérieur reste bien au chaud, et placez la barquette dans un environnement chauffé lui aussi aux alentours de 20 degrés.
Depuis de nombreuses saisons, je cultive la patate douce en faisant mes propres plants. J’en suis assez fier d’autant plus que je les ai loupés plusieurs saisons faute de bien respecter les clés de réussite pour bien faire germer et bouturer vos patates douces. Pour lancer cette opération de bouturage, il faudra partir d’une patate douce de la saison passée que vous ferez germer. Évidemment, si vous n’en avez pas cultivé, vous pourrez vous dépanner en magasin. Prenez soin dans ce cas de la prendre bio pour éviter tout traitement anti-germinatif.
Concernant la variété, vous trouverez certainement ces belles patates roses qu’on voit un peu partout. C’est la « Beauregard ». On commence par choisir une patate douce à faire germer, n’importe laquelle. À noter que vous pouvez également vous dépanner en jardinerie ou même sur des sites de semenciers.

Peut-être des habitants d’outre-mer vous diront qu’il est bien plus simple de partir des lianes de patates douces à l’automne. En effet, sous ces climats chauds même en hiver, on plante en terre un bout de liane qui offrira la saison suivante de nouvelles récoltes. Oui, mais en métropole, le rude hiver passe par là et les gelées qui vont avec. Les lianes n’y survivraient pas. C’est pour cela que par ici, on part d’une patate douce au tout début de saison. Si vous respectez les bons paramètres que nous verrons, vous pouvez commencer la germination mi-février, vous pourrez ainsi bouturer vos patates douces fin-mars/début avril. Inutile de vous y prendre plus tôt.
Tout cela, c’est quand même du temps, de l’attention et inutile de s’y prendre trop tôt pour ensuite devoir faire patienter vos plants des semaines en godets avant la plantation en extérieur. D’autant plus que les plants de patates douces détestent cela. Ils souhaitent le grand air au plus vite ! Alors mi-février, voire même fin-février est une belle date. On pourra ainsi démarrer la germination à cette période. Le bouturage de notre patate douce interviendra par la suite.
Prenez une patate douce, coupez-la en morceaux de bien sept à dix centimètres de longueur sur cinq d’épaisseur. Avec une grande patate douce, j’arrive à couper cinq ou six morceaux. Cela marche aussi si vous faites des morceaux plus grands, par exemple une patate douce coupée en deux. Mettez ces morceaux dans une barquette de terreau. Du terreau à semis ou un terreau plus grossier feront l’affaire. Si vous avez des problèmes de moisissures réguliers sur vos tentatives de bouturage, vous pouvez également utiliser les patates entières, sans les couper. Et surtout, surtout, veillez à une humidité constante du terreau, sans quoi, vos patates douces ne germeront jamais. Vous pouvez utiliser une mini serre comme celle-ci, afin de maintenir une bonne humidité. Veillez à la laisser un peu ouverte de temps en temps pour que l’air circule.

Après la germination : place au bouturage ! Nous voilà fin-mars voire mi-avril si la température n’est pas optimale ou si vous avez commencé un peu tard. Les patates douces ont germé, et ont donné de superbes lianes que l’on va maintenant bouturer. Pour cela, on va découper ces lianes en morceaux. Mais attention, là aussi les bons gestes changent tout. Il vous faudra garder au moins deux yeux par bouture, quatre ce sera parfait. Des yeux, ce sont les embranchements entre la tige centrale et le départ d’une petite feuille. Autrement dit, gardez bien 3 ou 4 feuilles par bouture. Ce sont ces yeux qui vont raciner par la suite, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Vous pouvez ainsi vous retrouver avec plusieurs dizaines de plants à partir d’une seule et même patate douce.
ET donc vous retrouvez avec des dizaines de kilos de patates douces à partir d’une seule patate douce. N’attendez plus pour démarrer votre propre potager. Et une fois nos boutures de patate douce réalisées ? Une fois nos boutures de patate douce réalisées, nous allons les mettre à raciner ! Soit on immerge les boutures en eau, par exemple 2 yeux dans l’eau et 2 yeux hors eau. Les 2 yeux en eau vont générer des racines et les 2 yeux hors eau seront le départ des nouvelles lianes des futurs plants. Profitez-en pour couper 3 des 4 feuilles qui consommeront de l’eau pour rien. Le plant aura bien le temps par la suite de générer un beau feuillage.
Attention : lorsque vous faites les boutures, surveillez-bien le niveau de l’eau. Celui-ci va baisser rapidement les premiers jours car les boutures vont consommer de l’eau. Soit on les plante directement dans des godets de 8×8 ou 9×9 remplis de terreau bien humide, même très humide. Ces boutures n’auront pas encore de racine alors inutile de vous dire que le moindre dessèchement du terreau provoquera la mort. Donc humidité constante, c’est non négociable. Ici je préfère faire raciner les boutures dans un premier temps pendant une bonne dizaine de jours dans un verre d’eau. Par la suite, je plante ces boutures avec de belles racines dans des godets remplis d’un bon terreau enrichi d’un engrais organique naturel pour les premiers jours, premières semaines de croissance. Il faudra bien maintenir les températures au dessus de 20 degrés, 25 si possible, afin que vos boutures continuent à se développer et produisent des racines. Des boutures bien enracinées, prêtes à être plantées.
Voilà, vous savez faire germer et bouturer la patate douce. Respectez les clés de réussite, température, humidité, lumière, un bon timing et une attention au quotidien pour vérifier que tout se passe bien. Vous verrez que justement tout se passera bien, parole de jardinier passionné ! Et ensuite, il ne restera plus qu’à récolter vos patates douces !
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R : Les patates douces conventionnelles sont souvent traitées avec des produits anti-germinatifs pour prolonger leur conservation.
R : Les racines apparaissent très rapidement sur les lianes placées dans l’eau. En général, les premières radicelles sont visibles en 3 à 5 jours.
R : Plante tes boutures en pleine terre une fois que tout risque de gel est passé et que le sol est bien réchauffé, soit à partir de la mi-mai dans la plupart des régions de France.
R : Oui, absolument. C’est une excellente façon de multiplier un plant vigoureux en cours de saison.
R : Oui, c’est essentiel. Change l’eau tous les 2 à 3 jours pour qu’elle reste propre et bien oxygénée.
Les maraîchers et professionnels connaissent l’importance d’un entretien régulier, d’une irrigation maîtrisée et d’un paillage pour optimiser les rendements des patates douces. Originaires des zones tropicales, ces plantes réclament chaleur, lumière et sol bien drainé. En France, les variétés Beauregard et Orléans se montrent performantes dans les climats tempérés. Le timing est crucial: attendre que le sol atteigne au moins 18 °C est primordial, et il faut aussi préparer un drainage adapté pour les sols lourds.

La méthodologie de multiplication végétative par bouturage offre une solution fiable: les slips ou boutures enracinées dans l’eau puis transplantées en pot ou en pleine terre, avec un espacement adéquat et un entretien régulier. Pour le curing et le stockage post-récolte, une étape de maturation chauffée et ventilée est recommandée afin d’optimiser la conservation des tubercules.
Patate douce 🍠, réussir ses boutures
Tableau récapitulatif des paramètres clés
| Paramètre | Recommandation |
|---|---|
| Température germination | 20-25°C |
| Longueur bouture | 10 cm minimum |
| Humidité terreau | Constante, humide mais sans stagnation |
| Éclairage | Très lumineux, lumière naturelle ou artificielle |
| Espacement plants | 30-45 cm sur rang, 70-120 cm entre rangs |
| Température stockage | 14-16°C avec 65-70% d’humidité |
En production professionnelle, les maraîchers privilégient Beauregard ou Beauregard variétés adaptées et appliquent des techniques simples de préparation, conditions de culture et traitements légers comme la mycorhization des slips avant plantation. Ils insistent sur l’importance de l’irrigation maîtrisée, du paillage, et d’une rotation des cultures pour limiter les maladies et préserver la qualité des tubercules. Le curing, stade de maturation post-récolte, se déroule dans un espace chauffé à 25-29°C et une hygrométrie de 90-95% pendant 5 à 10 jours, avec ventilation suffisante pour évacuer le CO2.