Méthode analytique pour détecter les virus dans les fruits rouges

La contamination virale des fruits congelés constitue une menace critique pour la santé publique, notamment en raison du norovirus et du virus de l'hépatite A (VHA). Ce contexte incite fortement à l'évaluation de technologies capables d'assurer la sécurité alimentaire. Cette recherche utilise le norovirus murin (MNV), substitut sûr du norovirus humain, et le virus de l'hépatite A pour étudier l'efficacité de la lumière pulsée sur des fraises, des bleuets et des framboises congelés. Des échantillons inoculés artificiellement ont subi un traitement de lumière pulsée, comparativement à un groupe non traité, afin d'évaluer l'effet antiviral.

Les résultats obtenus démontrent que l'application de lumière pulsée sur les fruits congelés entraîne une réduction significative des titres infectieux, variant en fonction du type de fruit et de virus. Le MNV s'est avéré plus résistant à la technologie de lumière pulsée que le VHA. En particulier, les fraises traitées ont présenté des réductions virales importantes, atteignant jusqu’à près de 3 log10 pour le VHA après seulement quelques impulsions. La capacité antivirale de la lumière pulsée serait principalement due à sa composante riche en ultraviolet (UV), efficace contre de nombreux microorganismes pathogènes, dont les virus.

Toutefois, les différences observées entre les fruits pourraient être attribuables à des variations de surface, de composition physicochimique, ou de densité apparente affectant la pénétration et l'efficacité de l'UV. Ces résultats encouragent une utilisation plus large et approfondie de la technologie de lumière pulsée dans l'industrie alimentaire pour améliorer la salubrité des produits surgelés. En définitive, la lumière pulsée présente un potentiel considérable pour la réduction des risques associés aux virus du type norovirus murin et hépatite A sur les fruits congelés.

Le réseau de laboratoires Eurofins Food & Feed Testing en France vous accompagne pour évaluer le risque viral et mettre en place des mesures préventives ou correctives. Un large éventail d’aliments et d’environnements de transformation peuvent abriter des virus alimentaires. Eurofins Laboratoire Cœur de France, expert en virologie depuis plus de 20 ans, propose des analyses fiables et accréditées Cofrac*. Vous souhaitez en savoir plus sur nos solutions d’analyses ou vous avez besoin d'une assistance analytique personnalisée ?

Des chercheurs espagnols étudient des méthodes permettant d'améliorer la détection des norovirus humains et du virus de l'hépatite A dans les légumes verts et les fruits rouges. Dirigée par Susana Guix, Ph.D., de l'université de Barcelone, l'étude vise à affiner les processus d'extraction, de concentration et de détection des virus afin de surmonter les difficultés liées aux faibles concentrations de virus et aux faux positifs. "Il est très difficile de cultiver des virus en laboratoire comme on le fait pour les bactéries. Nous devons donc nous appuyer sur des méthodes moléculaires pour effectuer les tests. Si des virus sont présents dans les produits, ils sont généralement en très petit nombre et en très faible concentration, et nous devons donc avoir de très bonnes procédures d'extraction. "

Le projet est soutenu par le Center for Produce Safety (CPS) et implique une collaboration avec Gloria Sánchez Moragas, Ph.D., à l'IATA-CSIC de Valence, en Espagne. Alors que Mme Sánchez est spécialisée dans les méthodes moléculaires de détection des virus entériques et de contrôle de l'inactivation, M. Guix se concentre sur les procédures de culture cellulaire. "Je pense que les deux laboratoires sont complémentaires", a indiqué M. Guix. Les premières étapes ont consisté à mettre au point deux protocoles d'extraction et de concentration du virus, l'un commercial et l'autre non commercial. Les deux ont été testés par rapport aux protocoles de la Food and Drug Administration (FDA) et aux normes industrielles ISO.

Les virus ont été extraits de légumes à feuilles et de baies achetés dans des épiceries et enrichis de quantités connues de norovirus ou de virus de l'hépatite A. Les résultats ont montré que la méthode commerciale permettait de récupérer plus de virus que la méthode non commerciale. Les résultats ont montré que la méthode commerciale permettait de récupérer plus de virus dans les légumes verts, les framboises et les myrtilles que les autres méthodes. Pour les fraises, la méthode commerciale a donné des résultats similaires à ceux du protocole de la FDA. "Jusqu'à présent, cette méthode nous a donné de meilleurs résultats pour le virus de l'hépatite A et les norovirus sur six types d'aliments différents, et les résultats sont cohérents", a déclaré M. Guix.

Une fois les échantillons de virus préparés, les tests reposent souvent sur la RTqPCR, un test moléculaire qui détecte et quantifie l'ARN viral. Toutefois, la présence d'ARN ne confirme pas que le virus est viable et infectieux. Les chercheurs ont résolu ce problème en combinant leur nouvelle méthode d'extraction avec une RTqPCR modifiée, ce qui a permis de réduire les détections de virus non viables par rapport aux protocoles de la FDA et de l'ISO.

Dans la deuxième phase du projet, les chercheurs mesureront la disparition du virus sur des baies et des légumes verts à feuilles stockés dans des conditions post-récolte simulées. En outre, ils évalueront l'efficacité de trois désinfectants couramment utilisés pour les légumes à feuilles : le chlore, le dioxyde de chlore et l'acide peracétique. Les résultats devraient permettre à l'industrie des fruits et légumes de mieux évaluer les risques liés aux virus, d'améliorer la précision de la détection et de comprendre la persistance des virus pendant le stockage et le traitement après la récolte.

Les études ciblées fournissent des renseignements sur les dangers alimentaires potentiels et contribuent à améliorer les programmes de surveillance régulière de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Elles fournissent des éléments de preuve quant à la salubrité de l'approvisionnement alimentaire, cerner les dangers émergents potentiels et générer de nouvelles données sur les catégories alimentaires pour lesquelles il n'existe que peu, voire pas des renseignements. Les fruits frais coupés sont un aliment populaire chez les Canadiens, puisqu'ils représentent une façon saine et pratique de suivre les recommandations du Guide alimentaire canadien de consommer beaucoup de fruits et de légumes. Malheureusement, divers produits, dont les fruits frais coupés, ont fait l'objet de rappels et ont été associés à des éclosions de maladie d'origine alimentaire.

Les produits frais peuvent être contaminés par des virus par contact avec des déchets humains et des travailleurs infectés durant la culture, la récolte, la manutention, la transformation, l'emballage et la distribution. Contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent pas se multiplier dans les aliments, mais ils peuvent y demeurer viables durant de longues périodes et causer des maladies s'ils sont ingérés. Compte tenu des facteurs ci-dessus et de leur pertinence pour les Canadiens, une étude de 3 ans (1 avril 2017 au 31 mars 2020) a été réalisée pour évaluer la présence de virus dans les fruits frais coupés préemballés et PAM. Aux fins de la présente étude, un échantillon était constitué d'une seule unité (un ou des emballages d'un format destinés aux consommateurs, provenant d'un seul lot) d'un poids total d'au moins 250 grammes. Tous les échantillons ont été recueillis dans des chaînes d'épiceries nationales et dans des épiceries locales et régionales, dans 11 grandes villes du Canada.

Ces villes représentaient 4 régions: l'Atlantique, le Québec, l'Ontario et l'Ouest. Le nombre d'échantillons prélevés dans chaque ville était proportionnel à la population relative des différentes régions. Les échantillons ont été prélevés entre le 1 avril 2017 et le 31 mars 2020. Divers produits préemballés et PAM composés d'un seul type de fruit frais coupé (à l'exclusion des petits fruits) ont été échantillonnés. Au moment de la rédaction du présent rapport, il n'existait aucune ligne directrice sur l'évaluation des virus dans les produits frais. De plus, les méthodes utilisées pour analyser les échantillons permettent de détecter l'ARN viral, mais ne permettent pas de distinguer les virus viables (potentiellement infectieux) des virus non viables (non infectieux).

Au total, 1 149 échantillons de fruits frais coupés ont été soumis à des analyses visant à déceler la présence du VHA et des NoV (GI, GII). L'ARN du VHA a été détecté dans 3 des 1 149 (0,3 %) échantillons, et celui du NoV (GII), dans 2 des 1 149 (0,2 %) échantillons. Dans le cadre de la présente étude, plus de 99,5 % (1 144/1 149) des échantillons étaient exempts d'ARN du VHA et des NoV. Les études sur la fréquence des virus dans les échantillons non associés à une éclosion restent limitées et les études existantes se concentrent principalement sur les petits fruits.

La salubrité des aliments est une responsabilité partagée. L'ACIA collabore avec les administrations fédérales, provinciales, territoriales et municipales et exerce une surveillance de la conformité aux règlements visant l'industrie alimentaire pour favoriser une manipulation sûre des aliments tout le long de la chaîne de production. Les fruits frais coupés représentent une pratique populaire chez les Canadiens et peuvent être contaminés par des virus par contact avec des déchets humains et des travailleurs infectés durant la culture, la récolte, la manutention, la transformation, l'emballage et la distribution. Les étapes de transformation, comme l'épluchage et le coupage, constituent des occasionsAdditionnelles de contamination. Contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent pas se multiplier dans les aliments, mais peuvent y demeurer viables et causer des maladies s'ils sont ingérés. Une étude de 3 ans a été réalisée pour évaluer la présence de virus dans les fruits frais coupés préemballés et PAM, avec des échantillons prélevés dans 11 villes canadiennes et analysés pour le VHA et les NoV (GI, GII).

carte régions Canada et prévalence virus

RECETTE LEGERE (TARTE AUX FRUITS ROUGES)

tags: #methode #analytique #virus #dans #les #fruits