Mamie Nova gélatine de porc et autres ingrédients surprenants: étiquetage, origine et implications

Du bœuf dans votre yaourt ? L'ONG Foodwatch lance, le 20 septembre 2018, une campagne contre les "animaux cachés" dans les aliments. Ce sont des produits dans lesquels on ne s'attend pas forcément à retrouver des traces d'animaux. Des tiramisus, du vin, en passant par des glaces et des sodas... Cette association de défense des consommateurs déplore un étiquetage trop souvent obscur, voire partiel : certaines marques ont, par exemple, recours à la gélatine, un produit animal, mais sans préciser son origine (bovine, porcine...) "Les industriels de l’agroalimentaire utilisent [ces ingrédients] à dessein, mais se gardent bien de l’indiquer clairement", déplore l'ONG.

Les cas repérés par Foodwatch et les enjeux d’étiquetage

Voici les produits qu'elle épingle, avec les détails fournis dans le cadre de la campagne et les remarques sur l’étiquetage:

  • Yaourts Panier de Yoplait 0%: Foodwatch révèle que les yaourts de cette gamme au goût de framboise, de fraise, de cerise et de mûre contiennent de la gélatine de bœuf.
  • Viennois chocolat de Nestlé: De la gélatine de porc se trouve dans ces desserts.
  • Tiramisu de Carrefour: gélatine porcine dans ces produits; la substance est indiquée dans une liste d’environ 40 ingrédients, mais présentée sur un côté de l’emballage et donc difficilement lisible.
  • Glace Façon glacier, fraise et morceaux de meringue de Carte d'Or: ces produits contiennent du shellac, une résine naturelle produite par des insectes; le terme est présent sur l’étiquetage mais peu de consommateurs connaissent sa signification, indiquant qu’il s’agit d’un dérivé d’insectes.
  • Macaron aux framboises d'Auchan: gélatine de bœuf.
  • Authentique petit ourson guimauve de Cémoi: contient de la gélatine de porc; la liste d’ingrédients ne mentionne que le terme "gélatine" sans préciser l’origine porcine.
  • Chamallows de Haribo: confirmés par le service consommateurs comme produisant de la gélatine d’origine porcine; seul le terme "gélatine" figure sur l’étiquetage.
  • Pommes Fuji: certaines pommes Fuji peuvent avoir été traitées après récolte avec du shellac, résine naturelle produite par des insectes.
  • Flageolets extra-fin, oignons et carottes de Cassegrain (Bonduelle): contiennent du bouillon de volaille, un ingrédient surprenant selon l’association.
  • Comté AOP U bio: contient de la présure (origine animale) parmi les ingrédients; le terme est cité mais peu consommateur connaît l’origine de cette substance.
  • Orangina rouge: contient du carmin, colorant issu de la cochenille; indiqué dans la liste d’ingrédients comme "carmins et acide carminique".

Parmi les extraits d’ingrédients listés, on retrouve aussi des mentions comme "gélatine bovine" ou "gélatine porcine" dans des produits laitiers ou sucrés, ainsi que des additifs tels que le carmin (carmin) et le shellac (résine insectes). L’ONG pointe du doigt que certaines informations sont présentes mais peu visibles ou peu comprises par le consommateur moyen, ce qui limite le choix éclairé.

Extraits et étiquetage: exemples concrets et limites

Extraits de la liste fournie dans le texte:

  • LAIT entier, CREME, sauce au chocolat 8,3%… gélatine de porc, émulsifiant : E472b, etc.
  • LAIT entier, CREME, … gélatine bovine, épaississants : carraghénanes - gomme guar, etc.
  • Carmins et acide carminique sur l’Orangina rouge.

Les exemples ci-dessus illustrent deux points centraux: d'une part la présence réelle de gélatine ou d'autres dérivés animaux dans des produits où l'origine animale n'est pas toujours explicitement indiquée; d'autre part, la difficulté pour le consommateur de comprendre rapidement l’origine de certains ingrédients (gélatine, présure, shellac, carmin) lorsque celle-ci est dispersée dans des listes longues et techniques.

Pourquoi cela importe-t-il?

La transparence de l’étiquetage permet à des consommateurs qui suivent des régimes religieuses, éthiques ou sanitaires de faire des choix éclairés. L’utilisation de termes génériques comme "gélatine" sans préciser l’origine peut prêter à confusion et limiter la capacité des consommateurs à éviter certains ingrédients.

Sur les produits de Mamie Nova et les additifs spécifiques

Parmi les extraits de votre draft, on remarque notamment deux paragraphes qui se rapportent à des formulations et à des listes d’ingrédients typiques des desserts et yaourts industriels, avec des mentions de gélatine et de lait, ainsi que des détails sur les arômes et les colorants. Mamie Nova, marque présente dans le secteur des desserts et glaces, mentionne par exemple des créations automnales comme le Double Plaisir crème lemon curd et le Cœur de Liégeois chocolat cœur caramel beurre salé, et inclut des listes d’ingrédients comportant gélatine bovine et gélatine porcine selon les versions, avec des mentions sur les sources et les dérivés. Ces détails illustrent l’importance du traçage des origines et de la clarté sur l’étiquetage, afin d’éviter les ambiguïtés chez le consommateur.

Exemple d’ingrédients typiques (tirés du draft):

  • Gélatine bovine dans le produit laitier de Mamie Nova et dans des desserts associés.
  • Gélatine porcine dans certains produits de Cémoi et Haribo, et dans le Tiramisu Carrefour.
  • Carmin (cochenille) comme colorant dans Orangina rouge, mentionné comme "carmins et acide carminique".
  • Shellac (résine d’insectes) présent dans des glaces Carte d’Or et non clairement interprété par tous les consommateurs.

La réalité des formulations peut varier d’un produit à l’autre et d’un pays à l’autre; dans certains cas, des ingrédients comme la présure ou des bouillons de volaille apparaissent dans des plats salés, ce qui ajoute une couche supplémentaire de complexité à l’étiquetage des aliments transformés.

Manières d’améliorer l’information et suggestions pratiques

  1. Vérifier les mentions d’origine lorsque "gélatine" est indiquée, chercher les termes "bovine", "porcine" ou des indications équivalentes sur l’emballage ou le site du fabricant.
  2. Rechercher les additifs comme le carmin, le shellac ou la présure et vérifier leurs origines si vous suivez un régime spécifique.
  3. Préférer les produits dont l’étiquette indique clairement l’origine des ingrédients sensibles, ou contacter le service consommateurs pour confirmation.
  4. Utiliser des ressources et canaux de consommateurs (comme des campagnes d’information) pour encourager les fabricants à améliorer la lisibilité des listes d’ingrédients et la transparence.

Donnees et éléments complémentaires

La section de votre draft intègre des informations techniques sur les ingrédients et des exemples de produits, et souligne l’importance de l’étiquetage clair pour les consommateurs qui cherchent à éviter certains dérivés animaux. Elle rappelle aussi que certains ingrédients peuvent être dérivés d’animaux (gélatine porcine ou bovine, présure animale), ou être des produits d’origine naturelle issus d’insectes (shellac) ou d’insectes comme source de colorants (carmin).

Infographie: Origines des ingrédients courants dans l’alimentation et signification des additifs

Comment lire les étiquettes alimentaires ? | MACIF

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