Ma recette est la meilleure de France Feuillette : portrait, enjeux et recettes iconiques

Cyril Lignac est porté par une obsession: réconcilier les Français avec la gastronomie tricolore. Après le succès de "Tous en Cuisine", le chef part sillonner le pays pour rechercher LA meilleure recette de France dans une émission quotidienne pour M6: "Ma recette est la meilleure de France". À ses côtés, il a réuni deux experts en leur domaine. On trouvera également des recettes atypiques telles La chorba de Mamina de la Drôme, la Mozzarell’arte de Bordeaux, la tarte abricot lavande du Vaucluse ou le Burger Ch’ti de l’Oise.

Le vendredi 4 octobre, les jurés de « Ma recette est la meilleure de France » sur M6 ont sacré vainqueur la « Mozzarell’arte ». Le titre de « Meilleure recette de France » revient à la Mozzarell’arte ! En cette finale diffusée sur M6, nous avons eu la chance de déguster cette recette aussi succulente que surprenante en compagnie de son créateur.

La Mozzarell’arte: une revisite créative de la tomate-mozzarella

Avec sa « Mozzarell’arte », ce Bordelais de 53 ans a revisité la très célèbre salade tomate-mozzarella sous la forme d’une tarte salée, tout en conservant les principales caractéristiques d’une tarte sucrée, à savoir la pâte et la crème. Sa femme et sa fille ont d’ailleurs été de précieux soutiens pour la compétition. « J’avais mes deux groupies à la maison. Elles étaient à fond derrière moi, elles me disaient : « Tu vas gagner » ». Il reconnaît ensuite s’être pris au jeu.

Directeur artistique de profession, cet ex-publicitaire de 1996 à 2003 s’amuse d’avoir débarqué dans le concours sans nom pour sa recette. « C’est pourtant mon métier mais jamais je n’ai pensé à chercher un nom. C’est François-Régis Gaudry qui a trouvé ce nom de « Mozzarell’arte ». »

Ce fils de boulanger-pâtissier estime avoir marqué des points auprès des jurés avec sa savoureuse et inédite pâte faite au parmesan. « Un jour je me suis dit : pourquoi je ne mettrais pas du parmesan dans la pâte sucrée ? », se remémore celui qui a fait une école d’art.

Des choix locaux et des influences italiennes

Concernant les ingrédients qui composent sa recette d’une fraîcheur à toute épreuve, le père de famille est resté fidèle à sa région bordelaise : « La mozzarella est faite à Bordeaux dans une laiterie artisanale de qualité qui s’appelle « Laiterie Burdigala ». Elle est super moelleuse, pas élastique, ça correspondait exactement à ce que je cherchais ». La ricotta et le basilic viennent également de Bordeaux, de même que ses tomates qui doivent être « légèrement sucrées avec des variétés différentes ».

Une « meilleure recette de France » avec une connotation transalpine dans ses racines, ce qui n’est pas tout à fait un hasard puisque Jean-Philippe D’Hont a des origines italiennes. « Mon grand-père est arrivé en France à l’âge de 17 ans mais il a coupé avec ses racines pour s’intégrer. Pas un mot d’italien à la maison, plus rien sur l’Italie. »

Les défis de la finale et les astuces du chef

Pour la finale, le quinquagénaire a dû se dépasser en réalisant pas moins de six tartes. « Le problème de ma tarte, c’est qu’il faut couper beaucoup de tomates, c’est très minutieux, ça prend un temps fou ». L’une de ses astuces ? Bien ranger son plan de travail : « C’est ce qui permet de gagner du temps sur tout le reste ».

Ses influences ? Yannick Tranchant, pâtissier et restaurateur étoilé, ainsi que Nicolas Bernardé : « C’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté dans sa façon d’être, de travailler. Il est vraiment dans la transmission ».

Comment Jean-Philippe D’Hont a-t-il rencontré ces grands noms de la cuisine ? Passionné et doué en dessin, il s’est mis à faire de l’illustration culinaire comme on peut le voir sur son Instagram Cookcœur. Plusieurs chefs l’ont ensuite appelé pour illustrer leurs gâteaux comme François Perret.

En 2017, Jean-Philippe est devenu directeur artistique pour son groupe et a œuvré sur des projets immobiliers de restauration. Il travaille également pour des chefs comme Michel Portos, pour lequel il est actuellement en train de concevoir sa chaîne YouTube.

Un tournant fragile et une victoire inattendue

Si Jean-Philippe est aujourd’hui un heureux gagnant, le sort aurait pu en décider autrement. Lors de la demi-finale, il a été victime d’une vilaine chute et s’est retrouvé avec le pouce bloqué. Il a dû récupérer sa main pour la finale après une attelle. Trois mois après, la directrice - qui avait gardé son contact - l’a rappelé pour intégrer ce nouveau programme de M6.

La recette gagnante sera commercialisée, dès le lendemain de la finale, dans la grande enseigne Feuillette, offrant une large gamme de gourmandises salées et sucrées. « Avec Jean-François Feuillette, on a passé une journée ensemble pour finaliser la recette. Dans le commerce, elle sera juste un peu plus petite », précise Jean-Philippe.

À propos du format et des enjeux

Le concept du programme s’inscrit dans une démarche régionale et humaine: sept cuisiniers amateurs (un représentant par région) s’affronteront en finale, guidés par des chefs et jurés de renom comme Stéphanie Le Quellec et François-Régis Gaudry. Les régions et les talents sont mis en lumière, avec des invités qui font déguster et juger les recettes, et des échanges centrés sur les techniques et les histoires derrière chaque plat.

Ce vendredi 4 octobre, M6 diffusait la finale de la première saison. Les jurés goûteront et analyseront chaque recette tout en distillant des conseils pour aider les cuisiniers amateurs à progresser. Les finales régionales et les sélections croisées renforcent l’idée que la cuisine est autant une technique qu’un récit personnel.

Infographie: Carte des régions participantes et des plats finalistes

Dans la tête d’un juré

Les sept candidats de la finale et leurs recettes

  1. Yassine - région Sud-Est : tarte abricot-lavande
  2. Amina - région Auvergne-Rhône-Alpes : chorba végétarienne
  3. Jean-Philippe - région Sud-Ouest : tarte tomate-mozzarella
  4. Éric - région Grand Est : Linzer aux quetsches
  5. Alisson - région Nord : burger à la carbonnade flamande
  6. Alexandra - région Grand-Ouest : sarrasine aux fraises
  7. Sidi - région Île-de-France : cheese-steak

Le jury est attentif à l’exécution, à l’équilibre des saveurs et à l’originalité des présentations. « C’est vraiment une histoire de recette. On ne cherche pas le meilleur cuisinier, ni le meilleur pâtissier, mais sa meilleure recette », souligne un journaliste du programme.

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