Vous élevez des poules et vous vous rendez compte qu'elles mangent leurs œufs, ou vous en avez marre de voir des œufs cassés dans votre poulailler ?
La faute à pas de chance : maladroite, une poule a pu casser un œuf sans faire exprès.
Prévenir les œufs cassés et le picage par une organisation adaptée du poulailler
Une manière d’éviter la tentation est de récolter plus rapidement les œufs.
Des pondoirs surpeuplés augmentent le risque de casse.
Comptez environ un pondoir pour trois poules.
Même constat si les nids ne sont pas propres, elles rechigneront à y pondre.
Elles pondront dans leur zone de vie et risquent de piétiner leurs œufs par inadvertance…
N’hésitez pas enfin à plonger les nichoirs dans la pénombre.
Un pondoir sombre rappelle à la poule qu’elle est là pour pondre, et non pour manger.
Alimentation variée et équilibre nutritionnel
L’alimentation de vos poules doit être variée et équilibrée.
Si vos cocottes manquent de protéines, souffrent de carences en calcium, en vitamines ou en minéraux, leurs œufs seront un très bon moyen pour elles de combler ce manque.
Omnivore, la poule nécessite une alimentation aussi variée et équilibrée que nous, les humains.
Dans la nature, la poule à l’état sauvage n’était d’ailleurs absolument pas végétarienne, et ne faisait pas non plus de « mono-diète » céréalière.
Des pratiques concrètes pour une alimentation adaptée
Nous élevons maintenant aussi des poulets et leur alimentation est tellement différente (blé, maïs, pain trempé dans le petit lait de la ferme) que nous avons dû leur aménager un enclos et une maison séparée des pondeuses.
Ainsi, vous êtes assuré qu’elles recevront tout ce dont elles ont besoin pour soutenir leur ponte mais aussi leur bonne santé générale car une pondeuse se dépense vraiment beaucoup.
Un bon aliment « spécial pondeuses » répond à toutes ces exigences mais on peut aussi, et c’est le choix que j’ai fait, s’en passer totalement.
Pour l’énergie (mais aussi une petite part de protéines, de matières grasses et de minéraux) je leur donne donc du blé tout simple, nature, non traité, que j’achète 30 centimes le kg chez un paysan du village d’à côté.
Pour les vitamines, les antioxydants, les minéraux dont le fameux calcium je veille à ce que nos poules aient tous les jours des végétaux à volonté.
Soit en pâturant dans notre verger, soit, lorsque l’herbe de notre petit verger commence à morfler, en recevant chaque matin dans leur enclos toutes les épluchures de légumes, les tailles de feuillages et les « mauvaises herbes » sarclées dans le potager.
En dehors de leurs orgies de raisins en automne, nos poules consomment aussi beaucoup de fruits, c’est tout l’intérêt de pâturer dans un verger : prunes, pêches, poires, pommes, mûres, tout ce qui tombe à terre est dévoré !
Pour les protéines, nos poules « chassent » inlassablement le moindre insecte, le moindre ver, la moindre chenille, les petites limaces et se disputent même avec gourmandise, de temps en temps, un serpent de « derrière les fagots ».
Et comme notre verger est petit, et que nous élevons une quinzaine de poules, cela ne suffit pas totalement à couvrir leurs besoins très élevés en protéines.
Nous pourrions rajouter du soja ou une autre légumineuse dans leur blé mais nous avons trouvé une solution zéro déchet : un broyeur manuel à os fixé au mur du poulailler pour broyer les os de viandes.
Solidement fixé au mur du poulailler, il nous permet de broyer finement les os de viandes et d’apporter protéines et calcium.
Du blé, des végétaux à foison quelle que soit la saison, des petites proies chassées par leurs soins ou des carcasses réduites en miettes grâce à notre broyeur, voilà donc tout le régime de nos poules.
Règles pratiques et goûts alimentaires
PS : je sais que certaines personnes conseillent de ne pas nourrir les poules avec du chou à cause du « goût » que cela donnerait aux œufs mais c’est vraiment trèèès discret, à peine perceptible, et je préfère les savoir en bonne santé (le chou est tellement protecteur !) quitte à ce que les œufs soient un chouïa moins délicieux.
Idem avec les restes de poisson (peau, arrêtes broyées, etc.) : cela leur apporte tant de bonnes choses que je ne veux pas en priver mes poules et le « goût » des œufs ne s’en ressent quasiment pas.
La seule chose que je ne propose jamais à mes poules sont les feuillages de solanacées (tomates, aubergines, poivrons, physalis).
Pour les végétaux, notre système permet de fournir feuilles de vigne-framboise et raisin lorsque c’est disponible, et en hiver les choux prennent le relais pour varier l’apport.
Gestion du poulailler, espace et sécurité
Lorsque le poulailler est trop petit ou mal entretenu, le stress et le picage augmentent et l’on peut observer des comportements problématiques.
La taille du poulailler est ainsi un facteur important à prendre en compte pour le bien-être de vos volatiles.
Votre poulailler est trop petit ? Investissez dans un poulailler de taille moyenne ou construisez-le vous-même.
Vos animaux ont besoin d’espace et de liberté. Et pour ça, un enclos à poules est l’idéal !
Gestion des œufs cassés et du comportement - méthodes pour arrêter le picage
Si une poule casse des œufs, il faut tout de suite agir, car cela risque de devenir une habitude pour elle.
La mise en quarantaine est une méthode efficace pour briser le cycle de l’habitude de manger les œufs et prévenir la propagation de ce comportement chez les autres poules.
Videz un œuf et remplissez-le d’une substance désagréable comme la moutarde.
Une autre solution possible est de remplacer les œufs pondus par des balles de golf ou des œufs factices.
L’objectif ? La poule picorera le leurre en espérant casser l’œuf et y trouver sa savoureuse collation… Pour se rendre compte que finalement cet œuf est incassable.
Intégration culinaire et reprise autour de la tartiflette
Pour changer de la tartiflette traditionnelle, régalez votre famille avec cette délicieuse tartiflette au poulet.
Du fromage onctueux, des pommes de terre fondantes et du poulet bien tendre, ce plat savoyard revisité est LA recette idéale pour un soir de semaine après une longue journée de travail ou pour le week-end après une sortie par ce temps pluvieux et froid !
La tartiflette est présentée comme une version allégée et durable, utilisant poulet fermier bio et reblochon AOP fermier, et elle s’inscrit dans une démarche de restauration durable et responsable.
Recette et variations pratiques
Pelez, coupez en dés et faites cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante pendant 25 à 30 minutes.
En parallèle, faites revenir la viande dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.
Dans un grand plat, disposez les pommes de terre et la viande puis versez la crème.
Faites cuire pendant 30 à 35 min dans un four préchauffé à 220 °C.
Découpez les filets de poulet en cubes et faites-les revenir dans une poêle chaude avec un peu de matière grasse, à feu vif pendant 2 minutes en les retournant régulièrement.
Couvrez et faites-les cuire à feu moyen pendant 11 minutes en retournant régulièrement.
Salez, poivrez.
Dans la même poêle, avec de l’huile, faire revenir les pommes de terre grenaille jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
Remettez les oignons. Couvrir, baissez le feu et laissez cuire environ 30 minutes.
Si vous le souhaitez, versez alors la crème liquide. Hors du feu, ajoutez le reblochon coupé en morceaux.
Poivrez. Couvrez et terminez la cuisson selon les indications.
Vous pouvez accompagner ce plat d'une salade verte.
Extraits et notes personnelles
Omnivore, la poule nécessite une alimentation aussi variée et équilibrée que nous, les humains.
La prise hydrique d’une poule est variable mais en moyenne une poule boit 10 % de son poids.
Selon la race une poule peut pondre entre 150 à 300 œufs/an.

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