Dominique et Pierre Pucheu ont su allier lignes architecturales Art Déco et ambiance résolument contemporaine. Ainsi le restaurant est agencé sobrement afin de mettre en valeur ce qui est important : la dégustation d’un plat délicat et la simplicité d’un moment partagé. Vous déjeunez dans un véritable bain de lumière. La décoration affirme sa contemporanéité avec ses chaises transparentes au design italien et sa longue table d’hôtes. Quoi de mieux que de déguster des produits du terroir pour découvrir une région ? La truite est issue d’une ferme aquacole à Lau-Balagnas et le porc noir d’un atelier de charcuterie à 3 km de là. Comme la montagne change d’atours au gré des saisons, le chef fait de même. Il aime travailler les mets oubliés et les légumes anciens. Il associe le goût du terroir au raffinement d’une cuisine moderne. La très agréable terrasse en bois permet, aux beaux jours, de déguster votre déjeuner à la lisière du jardin. Vous profitez ainsi pleinement du grand air de la montagne.
« Le 7 octobre 1958, la galerie La Cour d'Ingres, 17bis, quai Voltaire à Paris, présente un artiste à peine connu des milieux artistiques et inconnu du grand public : Yves Laloy, qui expose une trentaine de ses œuvres en ce lieu qui lui est exclusivement consacré. Cet artiste y est en outre présenté par André Breton, qui rédige la préface du catalogue. » Suzanne Duco-Nouhaud (L'apport du surréalisme chez Yves Laloy (1920-1999), Symbolisme et magie picturale, Mémoire de D.E.A., Histoire de l'Art Contemporain, sous la direction du Professeur Serge Lemoine, volume I, Paris, Université Paris IV, p.
Le texte de cette préface paraîtra d'ailleurs dans Le Surréalisme et la peinture, édition de 1965, dont la jaquette est illustrée par Les petits pois sont verts... les petits poissons rouges..., "composition inédite" de l'artiste. (André Breton, Le Surréalisme et la peinture, nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, p. « L'arc-en-ciel à tête humaine qui cerne les admirables tableaux de sable des Indiens Navajo de l'Arizona semble présider à la création de l'œuvre d'Yves Laloy. »
C'est d'abord que l'œil mieux que par lui n'a jamais été induit à jouir et à nous faire jouir de l'ambiguïté de ses pouvoirs. On avait cru longtemps y mettre bon ordre en dressant cet œil, sinon à reconnaître en tout et pour tout le monde extérieur, du moins à y puiser toutes ses références (la Gaule, surtout de l'ouest et du nord, exceptée). Lorsque, encore très près de nous, on en est venu à secouer cette servitude pour donner le pas, sur la perception physique, à la représentation mentale, au moins dans le domaine de l'art abstrait le plus rigoureux de nouveaux risques de frustration sont apparus. La plénitude à retrouver, conjuguant l'appel à toutes les ressources de l'œil, exige de l'artiste l'équivalent profane de la vision tout à la fois imaginative et sensorielle d'une Thérèse d'Avila, révérée d'Yves Laloy.
« Alors qu'une composition de Kandinsky répond à des ambitions symphoniques, un tableau de sable Navajo relève avant tout de préoccupations cosmogoniques et tend à influencer, de manière propitiatoire, le cours de l'univers. Le propre de l'œuvre d'Yves Laloy est de ne faire qu'une de ces deux démarches si distinctes. Ce qu'elle relate est un itinéraire dont il garde la clé, mais dont nous n'avons aucune peine à découvrir qu'il transcende l'expérience commune. Aux relations de l'âme humaine et du cosmos pourvoit ici sans cesse une aigrette étincelante et aimantée. »
« Issu d'une lignée d'architectes, c'est dans le cadre même de l'architecture, à laquelle Yves Laloy tenta de se vouer, qu'éclate sa dissidence. Sous le scintillement stellaire de chacune de ses toiles se décèle en profondeur une épure qui assigne, là encore, ses dimensions à l'édifice projeté, à cette différence près - assurément capitale - que la construction prend jour non plus sur le monde extérieur, mais intérieur. »
Une si haute gageure ne saurait être, on s'y attend bien, que le fait d'un solitaire. On pressent qu'une telle appréhension du monde, en dépit des fenêtres lumineuses qu'elle nous ouvre sur l'inconnu, doit s'offrir comme le fruit d'un drame de toute acuité. Je ne puis m'empêcher d'évoquer, au sujet d'Yves Laloy, la dernière page que l'on ait de son grand compatriote Jules Lequier : "Je vois un pays aride. Au milieu du pays, entouré de pierres et de cailloux, je vois un pin solitaire. Il est fouetté par le vent, par le vent de la mer... Sa tête est penchée, son tronc est rugueux, mais sous le tronc coule une résine rare, précieuse... Sa résine jette une lueur phosphorescente, mêlée à une fumée blanchâtre. Il faut qu'il prenne sa résine, qu'il la mette dans un moule, qu'il en fasse de la lumière... Je vois une goutte de phosphore à l'extrémité d'une branche. La goutte de phosphore tombe et je vois à sa place une goutte de sang... La goutte de sang va tomber, si l'arbre étend sa branche ; elle ne tombera pas s'il la relève... Il faut dire à l'arbre de relever sa..." » Jules Lequier (œuvres complètes publiées par Jean Grenier, Éd. de la Baconnière, Neuchâtel, 1952).
« Comme sous la menace qui pèse sur ce texte, la sorte d'ultra-monde que nous découvrent les toiles d'aspect géométrique d'Yves Laloy le cède parfois, dans d'autres toiles, à un infra-monde, non moins le sien et qui ne saurait être moins précieux que le précédent, en tant qu'il nous dénude l'autre pôle de l'accumulateur. »
Aux confins de ces deux mondes qu'il n'a pu explorer, n'en doutons pas, qu'à ses grands risques et périls, une œuvre monumentale d'Yves Laloy me porterait à m'écrier : Enfin des fêtes ! - André Breton, Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, rep. jaquette, p.
Suzanne Duco-Nouhaud, L'apport du surréalisme chez Yves Laloy (1920-1999), Symbolisme et magie picturale, Mémoire de D.E.A., Histoire de l'Art Contemporain, sous la direction du Professeur Serge Lemoine, volume I et II, Paris, Université Paris IV, 2000, rep.

Cette juxtaposition narrative entre terroir culinaire et surréalisme pictural suggère une approche plurielle de l'expérience sensorielle: observer, ressentir, déguster et interpréter.
- Le cadre architectural Art Déco et la lumière naturelle renforcent l'appréciation des plats du terroir.
- Les produits locaux tels que la truite et le porc noir ancrent le récit dans une région précise et authentique.
- La discussion sur Yves Laloy et le surréalisme éclaire la manière dont les images abstraites influencent notre perception du monde.
En associant une cuisine moderne à des références historiques et artistiques, l'article met en évidence une expérience gastronomique et culturelle riche, où les petits détails du cadre et des œuvres complètent la dégustation des plats.