Filles, fumée et braise: observations sur une symbolique glamour et ses enjeux sociaux

À l’occasion d’une nouvelle campagne de communication, l’Alliance Contre le Tabac affiche en page d’accueil de son site Internet la photo très glamour d’une adolescente avec une clope au bec. Dénormalisation. C’est sur ce thème que l’Alliance Contre le Tabac a décroché en 2019 près de 4 millions d’euros de subventions. Pourtant, il y a quelques jours, l’Alliance Contre le Tabac lance sa nouvelle campagne de communication avec en visuel principal la photo d’une jeune fille, dans un style très glamour qui ressemble aux photos de Deneuve ou Bardot dans les années 60. Ouf ! Non ! Les images proviennent d’une banque d’image. Ce sont ces plates-formes où les photographes vendent leur production pour quelques dollars. J’ai retrouvé l’image. Je me suis rendu compte que l’original est en couleur. Je l’ai même acheté pour la publier sur cet article de blog. Ça a coûté 3 dollars. En me baladant pour retrouver, donc cette jeune fille russe, je suis tombé sur la série. Sachant que l’exploitation des enfants (par l’industrie du tabac), c’est justement le thème de la campagne de l’Alliance Contre le Tabac. Mais quand c’est eux, apparemment, ça ne les dérange pas. Le traitement en noir et blanc interroge aussi. Il accentue le côté « glamour », souligne le regard farouche limite « de braise », la clope au bec renforce le côté rebelle. Est-ce que c’est un message négatif pour les adolescents ? Dernière question. Qui me tarabuste et qui devrait tarabuster les anti-tabac acheteurs de photos de jeunes en trains de fumer. L’industrie du tabac n’est-elle pas diabolique ? Qui nous garanti que ce ne sont pas eux qui financent ces clichés « glamour » de jeunes femmes qui fument pour en inonder les banques d’images ? Le doute m’habite à nouveau. 30 % de fumeurs en France. Parmi les champions du monde. À voir comment et par qui est pilotée la lutte contre le tabagisme, il ne faut sans doute pas s’étonner. Quand on voit que les anglais ont maintenant presque trois fois moins de fumeurs que nous. Avec sa nouvelle campagne de communication, l’Alliance Contre le Tabac décide de parler aux jeunes non pas des dangers de la fumée, mais de la vilaine industrie du tabac qui exploite des enfants (comme eux). Mais dans le même temps, on voit passer de nombreux anti-tabac dans les médias, notamment le président de l’Alliance, qui crie à tout va sur la dangerosité des « puffs », ces nouvelles cigarettes électroniques jetables. Soulignent-ils (quand même) la différence avec une vraie clope ? Que la combustion tue, alors que la vapeur ou la nicotine, non ?

Le tabagisme des parents est le premier facteur de tabagisme chez les enfants. Deux fois plus de risque de fumer si un des deux parents fume. Trois fois plus de risque si les deux parents fument. Mais toutes les communications de l’Alliance Contre le Tabac ne focalisent que sur un seul sujet, une obsession : la méchante industrie du tabac. Cette photo diffusée par l’Alliance Contre le Tabac m’a rappelé ma jeunesse. Et ce n’est pas un mauvais souvenir, loin de là. C’était bien l’adolescence, l’insouciance… Et qu’est-ce que ça me gavait quand les « vieux » me faisaient la morale !

Je faisais tout le contraire évidemment. J’ai relu ça dans Golden Holocaust p. Notre établissement, situé au cœur de Robion, un village Provençal entre Cavaillon et Coustellet au pied du Luberon, vous accueille toute l’année pour le plus grand plaisir des amateurs de viande. Ici vous trouverez que de la viande Française et principalement de race Charolaise garant d’un suivi et de qualité d’hygiène. Côte de bœuf… entrecôte… tartare et burger Charolais mais aussi les spécialités de la maison, os à moelle… tête de veau… cuisses de grenouilles… demi épaule agneau et différentes grillades à la braise.

Elle fumait comme on suit le lapin blanc d’Alice, pour renverser l’état de son monde, en fait la nuit ! Elle fumait pour rester française aussi, pour ranimer ses racines, qui la ramenaient de l’autre côté de l’Atlantique. Chaque fois, elle se prenait pour la page couverture de Rien ne s’oppose à la nuit, même à 3 heures du matin, à la sortie d’un bar, quand elle marchait sa ville avec dans le coeur une joie qui ne s’explique pas. Une joie qui commandait d’en allumer une, d’en griller une dernière, en relevant les cheveux pour devenir peut-être un peu Charlotte Gainsbourg dans Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, quand, filmée de dos, clope à la main droite, elle choisit la musique, tandis qu’Yvan retombe amoureux d’elle.

Elle fumait pour revenir à une sensualité qui lui donnait le sentiment d’être au monde, de fendre la vie comme quand, enfant, elle s’émouvait du vent sur sa peau, comme s’il s’agissait déjà d’une rencontre amoureuse. Elle fumait pour ralentir le temps, pour respirer tout ce qui était parti en fumée, les grands trous que l’amour avait creusés en elle, toutes les absences dont il lui fallait conserver les mémoires, dans les pièces de son musée intérieur, classées par ordre d’importance, de grandeur, de douleur. Elle fumait pour savoir de quoi elle serait reprochable, pour donner une forme à l’angoisse ontologique de culpabilité qui l’habitait. Elle fumait pour rester vivante, parfois, quand quelque chose de trop intense la traversait. Elle fumait pour se calmer, pour se ressaisir, pour ne pas exploser d’un trop-plein de sensibilité. Elle fumait pour devenir un morceau de Philip Glass, pour débouler dans une chute de notes, en mineur, et ne pas vraiment mourir en fin de course.

Elle n’avait pas trouvé beaucoup d’options pour se promener dans le monde avec cette vulnérabilité tatouée au plexus : écrire, fumer, danser peut-être ? Elle n’a jamais fumé pour « faire partie de », au contraire, et c’était bien là son problème. Moins ça devenait « tendance », de fumer, plus elle avait envie encore de se tenir là, à côté de la tendance, justement, à la lisière des mondes où plus personne ne quittait les tables des restaurants entre les services. Elle avait toujours trouvé, de toute façon, que les gens les plus intéressants, les conversations les plus brillantes, les éclats de rire les plus francs, se déroulaient sur les balcons des fêtes, même à moins trente, sur les trottoirs à grelotter, devant les restaurants, sur les terrasses. Évidemment, il a bien fallu que je la laisse partir, et, bien plus qu’un vocabulaire de lutte, c’est un lexique entier de chagrin d’amour qui m’a permis de lui dire définitivement au revoir, à la femme qui fume, à elle et à tout ce qu’elle charriait de sens pour moi.

Quitter une habitude qui nous a tenu la main dans l’intime de soi, c’est toujours quitter aussi une identité, un univers de sens qui nous permettait de rester nous-mêmes, croyait-on. Elle me manque encore, cette fille, cette jeune fille qui ne savait pas encore à quel point elle adorerait vieillir. Elle est ma jeunesse, mon avant, celle qui portait en elle un feu qui la consumait, un feu qui a bien pris quelques années d’une vie adulte, oui, à devenir braise ardente, combustible au service de la réalisation de soi, plutôt que brasier qui la tuait, elle. La quitter a voulu dire pour moi d’assumer ce feu, de le dire, de le porter haut et fièrement, au lieu de le retourner contre moi. Beaucoup d’entre nous portons en nous-mêmes une « femme qui fume », un « homme qui boit trop », une personne qui « game » trop, qui compulse dans le sexe, le sucre ou le Pepsi peut-être, personnes avec lesquelles nous négocions quelque chose comme « notre santé ». Si toutes ces dépendances et autres compulsions ne s’équivalent pas lorsqu’il s’agit de les aborder par le risque qu’elles comportent, le discours moralisateur et normatif, données probantes au poing, demeure encore ici profondément réducteur de l’expérience humaine.

La clinique m’a appris à repérer ces changements qui ne consistaient qu’en un re-drapage de façade dans lequel l’excès avait tout simplement changé d’objet, pour se jeter sur quelque chose de socialement acceptable : le gym, la course, le travail, l’alimentation contrôlée, pesée, codifiée. Si le corps pouvait certes en bénéficier, la psyché, elle, gardait néanmoins sa propension à réclamer son dû, exigeant qu’on réaménage l’intérieur aussi. Une fumée épaisse plane au-dessus des têtes, un objet insolite mais très décoratif est posé sur une table, on dirait une bouteille d’eau… Un cercle d’adolescents entoure cet objet. Chaque membre du cercle se fait passer à tour de rôle une sorte de calumet de la paix dans une ambiance plutôt cool. Superficiellement connue, la chicha mérite que l’on s’intéresse à elle.

image glamour adolescente tabac (glamour et jeunesse)

Cette analyse va tenter de cerner si l’engouement que semblent lui adresser les jeunes est réel. Pourquoi les adolescents sont-ils attirés par ce nouveau moyen de fumer du tabac ? Qu’est-ce que la chicha et qu’y-t-il exactement dedans ? Quelle est son origine ? Est-ce un objet social à la mode ou un objet débordant de prouesses techniques ? Où fume-t-on la chicha ? La chicha est-elle la porte d’entrée vers le tabagisme ? Est-elle seulement conviviale ou nocive pour la santé ? Quels sont les principaux risques et les principales motivations liées à son utilisation ? Les industriels sont-ils responsables de certains traquenards ? Ces derniers ont-ils, comme avec les « alcopops », trouvé le moyen de séduire les adolescents avec des goûts encore une fois sucrés ? En étant mieux informés, nous pourrons parler de cet objet avec nos enfants avec plus de facilité.

Appelé aussi Narguilé, houka ou chilam, la chicha est une sorte de grande pipe à eau qui se compose de plusieurs parties : un réservoir à eau, une cheminée, un plateau servant de cendrier, un bol supérieur, un tuyau flexible et une pipe immergée. Un petit bol se pose au sommet de la cheminée et contient le « tabamel » (un mélange de tabac, de mélasse et de pulpes de fruits). Le tabamel a l'apparence d'une pâte humide, composé d'environ 30 % de tabac, qui est fermenté avec environ 70 % de mélasse, de miel et de la pulpe de différents fruits, qui sont destinés à donner à la fumée une saveur et un arôme de fruits. On trouve des tabamels à tous les goûts: de la pomme à la cerise, de la menthe aux multifruits, et même le cappuccino ou le cola. Le fumeur place le tabamel dans le petit bol supérieur et le recouvre d’une feuille d’aluminium qu’il perce de quelques trous. Il place ensuite le charbon au-dessus de la feuille. Le tabac brûle et la fumée descend dans le réservoir à eau via la pipe immergée. Dans l’eau, la fumée y est filtrée et refroidie.

Généralement, le réservoir de la chicha est rempli d'eau à moitié de sa hauteur. Le mot « narguilé » a des origines très incertaines, mais l’on distingue cependant des origines perses et arabes. « Narguilé » a la même racine que le mot persan « nãrgil » du sanscrit « nãrikera » qui veut dire noix de coco, en référence à la forme générale du récipient recevant l’eau qui étaient souvent de simples fruits. Le synonyme « shisha » a également des origines perses. On lui attribue de multiples provenances et il est probable qu’il se soit en réalité développé indépendamment à divers endroits du globe. Ainsi on dénombre des sources en Europe, Amérique, Inde, Perse et Afrique.

La chicha est un objet très décoratif, à la mode, et qui peut être vue comme le symbole de la convivialité et de l’apaisement. C’est aussi le symbole de la « zen attitude » dans un monde où tout le monde court et est mis sous pression. Le temps semble suspendu, on se lâche, et on se livre à un véritable « lâcher prise ». La pratique peut-être solitaire, accompagnée de musique et d’un livre ou encore dans une méditation rêveuse. Mais dans la plupart des cas, il se fume en collectivité, faisant abstraction de différences sociales pour ne privilégier que la communication. Les narguilés possèdent généralement un seul tuyau qui tourne d’un fumeur à l’autre, favorisant ainsi l’échange. Tel un calumet de la paix, la chicha circule de main en main. Ainsi, cet instrument peut être au cœur d’une pratique sociale commune.

« C’est génial ! En fumant la chicha, on est tous réunis, on se fait passer la pipe et on discute. Nous, ce qui nous amuse surtout, c’est de jouer avec la fumée. On rajoute du lait dans l’eau et cela fait encore plus de fumées. On peut faire des ronds, des drôles de formes… », explique Lila, une jeune fille de 16 ans que nous avons interrogée. La chicha s’est popularisée ces dernières années en Occident. Les bars à chicha voient de plus en plus le jour notamment dans les villes étudiantes. La chicha rencontre depuis une décennie un engouement mondial…

On en arrive à un objet de consommation quelconque qui comme tout objet de consommation est livré à une commercialisation de masse en dépit de toute culture… Un véritable commerce s’instaure petit à petit et s’accompagne du dénigrement des traditions. De nombreux cafés, même non-orientaux, proposent de fumer la chicha. Concrètement, cela s’est illustré par l’ouverture de nombreux bars et restaurants à chicha, partout en Europe. Cette popularisation est préoccupante, et ce d’autant plus que les jeunes qui l’utilisent sont souvent mal informés, notamment par rapport aux risques sanitaires. Mais la chicha circule aussi dans les festivals de musique et dans la sphère privée. La chicha se fume à la maison avec des amis et même parfois en famille. « Je préfère voir la chicha à la maison et savoir que mes enfants fument avec des copains, plutôt que les savoir dans la rue à fumer n’importe quoi ! », affirme une maman que nous avons interrogée.

La chicha se fait également inviter dans les fêtes et les soirées privées. Beaucoup de jeunes voient dans la chicha un objet original et folklorique qui permet de se réunir. La chicha est souvent perçue par les adolescents comme un moindre mal. Moins grave que certaines drogues, moins addictive que la cigarette… les ados se trompent souvent au sujet de la chicha. La sensibilisation des dangers de la cigarette a produit chez certains jeunes une fuite vers d’autres expériences. Le Fares, Fonds des Affections Respiratoires, en est convaincu : « l’augmentation de l’utilisation du narghilé chez les adolescents pourrait être liée, entre autres, à un phénomène de mode et aux représentations nocives de la cigarette. »

« Le narguilé (ou chicha) est une pipe à eau qui jouit, auprès de certains jeunes fumeurs, d’une réputation d’innocuité. Totalement fausse : malgré son goût plus suave, la fumée du narguilé contient les mêmes poisons que celle d’une pipe courante, et même un peu plus, en raison de la faible température de combustion du tabac. D’après plusieurs organisations sanitaires belges, les différents ingrédients (charbon, tabac, nicotine, mélasse) utilisés dans le fonctionnement de la chicha sont dangereux pour la santé. En effet, tout commence dans l’allumage de la chicha et plus précisément du tabamel. Pour débuter la « cérémonie », les jeunes utilisent du charbon. Il peut s’agir soit du charbon naturel soit du charbon à allumage rapide. Ce dernier, souvent utilisé, produit plus de substances toxiques, car il est recouvert d’une couche externe facilitant la combustion. Ce charbon produit du goudron. La production de goudrons lors d’une séance de chicha est très élevée parce que les fumeurs introduisent beaucoup plus de tabac que dans une cigarette. Et parce que le charbon produit également des goudrons. La combustion plus douce et moins complète des goudrons du tabac génère plus de monoxyde de carbone que la cigarette. Le monoxyde de carbone (CO), ce gaz est très toxique. Comme la chicha produit beaucoup de fumée, on peut aussi déplorer un tabagisme passif. Les fumeurs les plus convaincus vous diront qu’il existe maintenant des chichas sans tabac. Nous l’avons vu, la chicha dépasse son rôle esthétique. Elle est symbole de convivialité auprès des jeunes. Véritable objet social, la chicha permet de suspendre le temps et de s’arrêter « sous l’arbre à palabres ». Moments rares et précieux dans cette vie souvent trop individualiste. Son côté ludique est également apprécié auprès des plus jeunes. Faire des ronds de fumées, se passer le calumet de la paix semble plaire. La chicha rencontre depuis une décennie un engouement mondial. Un véritable commerce s’instaure petit à petit. Les nombreux bars à chicha en sont la preuve. Avec la chicha aromatisée aux goûts sucrés, les industriels du tabac ont trouvé le moyen de toucher un public jeune afin de les accoutumer en douceur au tabagisme. La chicha est un des modes de consommation de tabac où le taux de monoxyde de carbone est le plus élevé. La fumée du tabac à chicha contient des hydrocarbures et des métaux lourds. Charbon artificiel, tabac, nicotine, mélasse et même embout utilisé ne sont pas sans dangers. L’UFAPEC, soutient le point de vue du FARES au sujet de la chicha. L’UFAPEC promeut la prévention auprès des jeunes en ne dramatisant pas cette consommation. La répression et l’interdiction n’a jamais été un bon moyen de convaincre les jeunes d’arrêter de fumer. Comme le FARES, l’UFAPEC désire qu’un dialogue s’installe au sujet de la chicha en famille. Un autre style de communication s’avère cependant plus efficace. Il consiste à donner la parole à cet adolescent fumant la chicha, à susciter son expression, puis écouter ses motivations, ce qu’il retire de son emploi, les questions qu’il se pose, les difficultés qu’il met en avant, etc. Cette attitude d’écoute contribue à la création d’un lien de confiance, permettant d’ouvrir le dialogue à partir des inquiétudes et des intérêts de l’adolescent. Cette approche est aussi bien constructive individuellement qu’en groupe. En effet, les sujets se sentent écoutés et entendus. Animation, conférence, table ronde...

JEUNESSE ET CHICHA : LA PIRE DES AMITIÉS ? (Film Docu-fiction sur le tabagisme)

Un ancien fumeur n’est pas un non-fumeur. C’est un fumeur non pratiquant. Un ancien fumeur vit avec cette tentation toute sa vie, comme le fumeur de crack reconnaît tout de suite un drogué, comme un alcoolique voit immédiatement les stigmates d’un autre. Chaque occasion est une lutte intense et intime. Même quand il n’y a pas d’occasion. Même quand c’est « juste » le bon moment pour une clope. Car je sais bien ce qui se passe quand j’arrête de fumer. Mon esprit associe toujours l’effet de la nicotine à l’adrénaline, au stress ou à l’alcool, principales occasions d’en griller une. Tout le temps finalement: le déplaisir et le plaisir, le travail et la fête… Toutes les occasions sont bonnes. Les anciens fumeurs devraient se constituer en association, comme les Alcooliques Anonymes. « Cela fait huit jours que je n’ai pas touché une cigarette ». Clap, clap, clap. Applaudissements. Pourtant la dépendance physique ne dure que quelques jours. Mon esprit, lui, reste accro. La première fois que j’ai arrêté, ça a duré cinq ans. Certaines nuits, je rêvais du bonheur de tirer sur une clope. Je me voyais aspirer la fumée, provoquant ce petit grésillement de la braise, et recracher de longues volutes.

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