En 2024, les ventes en GMS en France ont représenté en volume de 343 099 tonnes pour une valeur de 3 904 millions d’euros. La part de marché en volume pour les tablettes de chocolat est de 34,3% et en ce qui concerne les pâtes à tartiner, la part de marché en volume s’établit à 29,3%. Les barres et les confiseries de chocolat représentent respectivement 14,9% et 12,6% de parts de marché en volume. La consommation moyenne en France s’élève à 12,3 kg par an / foyer. La profession de la chocolaterie représente 115 entreprises dont 90 % de PME. La réutilisation nécessite une attribution sous CC BY 4.0.
Le marché mondial du chocolat premium est en plein essor avec des tendances fortes qui influencent aussi bien l’Europe que l’Australie. La premiumisation est décrite comme un « luxe accessible » après la pandémie, avec un effet positif sur les parts et les volumes dans le segment premium, notamment en Amérique du Nord et en Europe. Cette dynamique est renforcée par l’essor des certifications d’origine unique et de la fabrication fève à la tablette, ainsi que par une pénétration croissante du commerce en ligne pour les cadeaux gastronomiques. Parallèlement, les formulations fonctionnelles et les produits neutres en carbone influencent les décisions d’achat à l’échelle mondiale, en Europe et en Amérique du Nord, et tendent à s’étendre vers l’Asie-Pacifique à moyen terme.
En Australie, le marché du chocolat est estimé à environ 3 Mds EUR en 2021 et devrait croître vers 5 Mds EUR d’ici 2027, porté par une hausse du revenu disponible, une demande accrue pour des produits haut de gamme et le développement rapide du e-commerce. Les chocolats au lait restent dominants en termes de revenus et devraient conserver leur première place sur les prochaines années, en raison de leur popularité auprès des enfants et des jeunes adultes. Les chocolats noirs connaissent aussi une dynamique croissante, soutenue par une image premium et des initiatives d’origine et de traçabilité qui répondent à la demande de transparence.
Dans ce cadre, les canaux de distribution jouent un rôle central pour la France et l’Australie. En France, les supermarchés et hypers, qui détiennent environ 42,12% des parts, coexistent avec le commerce en ligne qui devrait croître fortement avec un TCAC de près de 7,94% pour 2026-2031. En Australie, le mix canaux est en évolution rapide grâce au développement du e-commerce et des modèles omnicanaux qui facilitent l’accès à des assortiments premium et végan, tout en permettant des achats cadeaux personnalisés et des abonnements.
Les segments et les profils des consommateurs présentent des convergences et des divergences intéressantes. Par type de produit, le lait/blanc premium domine largement en France avec 62,92% en 2025, tandis que le noir premium émerge comme une catégorie à forte croissance, et le lait noir y déclare la croissance la plus rapide avec un TCAC estimé à 7,05% sur 2026-2031. Par canal, les circuits directs en boutique et les ventes en ligne se complètent, offrant à la fois l’expérience sensorielle et le confort d’achat à distance. Pour l’Australie, ce double canal est crucial pour atteindre les consommateurs recherchant des expériences premium et des produits biologiques ou vegan.
Les tensions et les opportunités du secteur se reflètent dans les moteurs et freins du marché. L’augmentation des coûts de matière première (cacao) et la volatilité des prix constituent des freins majeurs à court et moyen terme, mettant sous pression les marges dans le segment premium. Les coûts de traçabilité et de conformité (telles que les exigences RDUE en Europe) ajoutent des contraintes dans les chaînes d’approvisionnement, favorisant les acteurs capables de traçabilité avancée et de storytelling éthique. En parallèle, les freins incluent les offres premium contrefaites et la concurrence accrue des acteurs artisanaux et des MDD, qui mettent sous pression les prix et obligent à innover en packaging et expérience client.
Analyse des segments par type et par canal met en évidence les dynamiques clés. Par type, le lait domine, mais le noir premium progresse grâce à l’intérêt pour l’origine unique et les bénéfices santé perçus. Par canal, le mélange entre grande distribution et commerce en ligne est indispensable pour toucher une clientèle large et diversifiée, notamment via des services Click and Collect et des livraisons à domicile qui renforcent l’accessibilité des chocolats premium et des éditions limitées.
Enjeux réglementaires et structurels
Code NAF et organisation professionnelle: les chocolateries opèrent sous plusieurs codes (10.82Z pour Fabrication de cacao, chocolat et produits de confiserie, avec des activités connexes sous 10.28Z, 47.24Z, 47.81Z, 10.72Z, 10.61B). Le Syndicat du chocolat représente la profession et veille à la promotion et à la certification, tout en accompagnant les entreprises dans l’innovation. En Europe, la traçabilité renforcée et les exigences de déforestation du RDUE obligent les acteurs à investir dans des chaînes d’approvisionnement transparentes et traçables.
La demande de transparence s’accompagne d’un étiquetage clair et du recours à des labels tels que IG P et AOP lorsque pertinent. L’impact des jeunes consommateurs et du changement des préférences vers des produits éthiques et durables pousse les chocolatiers à adopter des pratiques responsables et à communiquer sur l’origine des fèves et les conditions de travail dans les plantations.
Tableau récapitulatif des points clés
| Aspect | France (2024) / Australie (prévisions 2023-2027) |
|---|---|
| Ventes en GMS (volume) | France: 343 099 t; Australie: ~3 Md EUR (2021), croissance vers 5 Md EUR en 2027 |
| Part de marché par type (France) | Tablettes 34,3%; Pâtes à tartiner 29,3%; Barres 14,9%; Confiseries 12,6% |
| Canaux dominants (France) | Supermarchés/hypermarchés 42,12%; Online croît rapidement (TCAC ~7,94%) |
| Segments premium (France) | Lait/Blanc dominant (62,92% en 2025); Noir premium en croissance |
| Réglementation | RDUE pour grands groupes (fin 2024); traçabilité renforcée; étiquetage et labels |
Perspectives et opportunités
Dans les deux marchés, la premiumisation et les approches bean-to-bar sont des moteurs de croissance, soutenus par des récits d’origine, des certifications et des pratiques durables. L’expansion du e-commerce et des solutions de cadeau gastronomique transformera les canaux de distribution et favorisera les collaborations directes avec les producteurs. La recherche et le développement autour des formulations fonctionnelles et des alternatives sans cacao (p. ex. graines, caroube, cacao cellulaire) ouvriront de nouvelles catégories et potentialisent des partenariats cross-catégorie.

En somme, les marchés français et australien du chocolat confiserie montrent une convergence sur la montée du premium et des exigences de traçabilité, tout en s’appuyant sur des configurations de canaux variées et des préférences consommateur spécifiques. Les entreprises capables d’allier storytelling, durabilité, innovation produit et excellence opérationnelle dans les chaînes d’approvisionnement tireront profit des évolutions post-crise cacao et des attentes croissantes des consommateurs pour des plaisirs chocolatés de haute qualité.