Glacage et peinture sur faïence : techniques, matériaux et gestes pour sublimer vos pièces

La peinture sur céramique est un art passionnant et accessible à tous, même aux débutants en poterie. La peinture céramique demande plus ou moins de matériel selon la technique utilisée. La pièce en céramique : choisissez une pièce dite "biscuitée" (pièce cuite une première fois à basse température). Peintures pour céramique : la peinture utilisée doit être spécialement conçue pour la céramique.

Pinceaux : prévoyez plusieurs types de pinceaux. Commencez par nettoyer votre pièce à l’aide d’une éponge humide ou d’un chiffon afin d’éliminer toute poussière ou graisse. Si votre pièce biscuitée présente des irrégularités, vous pouvez ensuite la poncer légèrement avec un papier de verre fin, grain 180 à 220. Si votre design le nécessite, vous pouvez enfin tracer au préalable des repères discrets au crayon sur la surface de votre pièce.

Préparation et fondus des dégradés

Dégradés : commencez par une couleur foncée, puis sans rincer votre pinceau, ajoutez progressivement une couleur plus claire. Commencez par positionner le pochoir sur la surface de votre pièce et fixez-le avec un peu de ruban adhésif. Appliquez ensuite la couleur à peindre pour céramique à l’intérieur du pochoir à l’aide d’une éponge ou d’un pinceau mousse. Humidifiez légèrement votre éponge, puis tapotez doucement la peinture pour céramique sur la surface.

Cuisson, vitrification et finitions

Si vous avez utilisé des peintures vitrifiables, telles que des émaux ou des couleurs à peindre, une cuisson à haute température dans un four céramique est nécessaire. Si vous avez travaillé avec de la peinture acrylique pour céramique, appliquez un vernis de protection transparent, idéalement en spray pour éviter les coups de pinceau visibles. Superposez les couches de manière progressive : il est souvent nécessaire d’appliquer plusieurs couches de peinture sur porcelaine pour un résultat opaque et uniforme. Travaillez dans un espace propre : la poussière et les petites particules peuvent se coller à la peinture céramique.

Histoire et contexte des glaçures et émaux

C’est probablement à l'Égypte ancienne que l’on doit les premières glaçures céramiques. Ces glaçures alcalines (à base de sel) s'obtenaient alors en mélangeant du sel ou de l'eau salée à l'argile des poteries. En séchant, les sels remontaient naturellement à la surface de l'objet et se vitrifièrent à la cuisson, ce processus est une vitrification. Il faudra attendre les grès d'Europe du Nord, vers le XIVe siècle, pour que la glaçure au sel, vitrifiée à haute température, devienne une technique de production maîtrisée. Certaines argiles grésantes contenant de 4 à 10 % de Fe2O3, portées de 1 150 à 1 350 °C présentent ainsi une vitrification naturelle. Utilisées en France, elles y sont apparues aux XIIIe et XIVe siècle dans la région de Beauvais et de Domfront et un peu plus tard dans celle de Bayeux.

Parmi les premiers émaux qui aient existé, les émaux naturels de cendres se forment naturellement lors de la combustion des matières végétales, en restituant les minéraux accumulés par les plantes. Ce n'est que plus tard, dans l'ancienne Syrie, que l'on utilisa les glaçures au plomb pour corriger certains défauts inhérents aux glaçures alcalines (écaillage, mauvaise tenue après cuisson, partiellement solubles notamment pour les récipients de cuisine). Lorsqu'elle est appliquée sous forme liquide, la glaçure se présente comme une poudre fine, composée de minéraux ou d'oxydes, qui doit être mélangée à de l'eau et à d'éventuels additifs. Le mélange doit être homogène et stable dans le temps pour assurer une bonne conservation. Le mélange liquide est appliqué par pulvérisation ou trempage. Une zone non revêtue est réservée sur la pièce pour éviter que celle-ci n'adhère au support durant la cuisson. La cohésion de la glaçure et de son support en céramique dépend de la qualité de la terre employée et de la température de cuisson. Les terres cuites vernissées sont les plus fragiles alors que les porcelaines sont les plus résistantes. Ils se distinguent par la température de fusion de leurs composants.

Des calculs précis permettent de composer des glaçures à partir des matières premières dont dispose le céramiste. glaçures au plomb et l’oxyde de plomb. L'alquifoux, glaçure au sulfure de plomb utilisé dans le sud de la France jusqu'à son interdiction partielle dans les années 1950, donnait des coloris vernissés verts ou jaunes typiques des productions provençales. Ensemble de grès à couverture céladon. Chine du Sud, Zhejiang, Longquan, Dynastie des Song du Sud, XIIIe siècle. Le céladon désigne à la fois un coloris et un type de céramique propre à la Chine et à l’Extrême-Orient. Il existe beaucoup de shino différents. Ils ressemblent en général à un verre épais, opaque, mat, variant de blanc à orange ou brun. Ce sont les oxydes métalliques qui donnent leurs couleurs aux glaçures. Certains oxydes comme le cobalt furent longtemps réservés aux productions de luxe. En effet le cobalt le plus pur venait à grand frais du Moyen-Orient via l’Espagne.

schéma des étapes de glaçage et cuisson

Qu'est ce que l'Email et comment l'appliquer sur une Céramique ? - Partie 1 sur 2

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