Gateau ancien français: voyage dans l’histoire des pâtisseries emblématiques

On vous avait déjà parlé des noms de sucreries que l’on trouvait vraiment désopilants, cette fois-ci, on s’est penchés sur l’histoire des plus célèbres pâtisseries frenchy ! Paris-Brest, Opéra ou encore Financier, on vous explique d’où viennent les noms de ces délicieux gâteaux qui paradent dans les vitrines des boulangers.

Les origines et les noms qui réveillent les saveurs

C’est le pâtissier Cyriaque Gavillon qui crée ce gâteau révolutionnaire et (presque) léger en 1955. Il doit son nom à l’épouse de ce monsieur qui trouvait que le gâteau évoquait la scène de l’Opéra Garnier de Paris, plate et brillante.

Le nom « baba » vient probablement d’une recette polonaise à laquelle il ressemblait fortement. Elle fait sans doute partie des pâtisseries favorites de vos parents.

La délicieuse madeleine aurait été inventée au cours d’une dispute. En 1755, Stanislas Leszczynski, toujours le même que celui du baba au rhum, donne une réception au château de Commercy, en Lorraine. Au cours du dîner, il apprend qu’une prise de bec a lieu dans les cuisines entre l’intendant et le cuisinier qui rend son tablier en zappant le dessert. C’est la servante Madeleine Paumier, qui rattrape le coup en improvisant des gâteaux aux œufs délicieux. Aux anges, le roi Stanislas décide de baptiser du prénom de Madeleine le fameux gâteau. La madeleine de Commercy est née !

Et celle de Proust alors ? Celui-là est plutôt évident, on vous laisse d’ailleurs une petite seconde pour trouver pourquoi on les appelle comme ça…….. C’est bon ? C’est tout bonnement parce que ce délicieux gâteau est composé de 4 ingrédients - farine, oeufs, sucre, beurre - à part totalement égale. Certains aventuriers du goût réduisent un peu la quantité de farine pour empêcher que ça soit trop sec… du coup on les appelle quand-même des quatre-quarts ?

L’éclair n’a pas toujours porté ce nom. Avant 1850, cette pâtisserie s’intitulait « pain à la duchesse ». C’était alors une pâtisserie en pâte à choux en forme de doigt, roulée dans des amandes. C’est Antonin Carême, l’un des plus grands pâtissiers du XIXe siècle qui a eu l’idée de moderniser les petites duchesses. Mais c’est seulement 20 ans après sa mort que la pâtisserie sera baptisée éclair.

Représentant une roue de vélo, le Paris-Brest est un clin d’œil à la course cycliste du même nom, créée par Pierre Giffard en 1891. C’est lui, qui quelques années plus tard, en 1910, demande à un pâtissier de Maisons Laffitte, Louis Durand, de confectionner un dessert pour rendre hommage à la course.

La sublime commune de Saint trop’ et ses excès, même dans les pâtisseries… La rumeur dit qu’un pâtissier venu de Pologne du nom d’Alexandre Micka aurait crée cette tarte à base de brioche, de sucre et de crème, et qu’il l’aurait présentée à la mythique Brigitte Bardot lors du tournage de « Et Dieu créa la femme ». Elle lui aurait ensuite proposé ce nom, qu’il aurait instantanément accepté. Dur de dire non à BB après tout.

En breton, kouign veut dire “gâteau” et amann “beurre”, kouign-amann veut donc dire tout bonnement “gâteau au beurre”. On aurait pu tout aussi bien le deviner après la première bouchée.

A l’origine, le terme « profiterole », employé par Rabelais, désignait un « petit profit », une petite gratification reçue par les domestiques. Dès le XVIème siècle, les profiteroles deviennent des boulettes de pain cuites sous la cendre, qu’on jettera quelques années plus tard dans la soupe.

Le Saint-Honoré est un grand classique de la pâtisserie française. Il a été créé par Chiboust en 1840, un pâtissier de la rue Saint-Honoré à Paris. Toutes les occasions sont bonnes pour savourer des délices sucrés !

Le récit des grandes gloires connaît aussi le fameux débat entre Tarte Tatin, Mille-feuille, Paris-Brest et Saint-Honoré. Pour départager ces emblèmes de la pâtisserie française, une seule solution : en savoir plus sur leur histoire et leur composition.

Histoires et ingrédients des grands classiques

  1. Accompagnée de glace à la vanille ou de crème fouettée, la tarte Tatin, composée d’une pâte feuilletée et de pommes caramélisées au beurre, régale les gourmands depuis 1920. C’est dans l’auberge des soeurs Stéphanie et Caroline Tatin, à Lamotte-Beuvron, dans les plaines de Sologne, que cette divine pâtisserie serait née… par erreur !

  2. Le Paris-Brest est LE gâteau des amateurs de cyclisme ! Représentant une roue de vélo, cette pâtisserie fait bien sûr référence à la course Paris-Brest-Paris créée par Pierre Giffard en 1891. Pour faire la publicité de cet événement, il aurait demandé à un pâtissier de Maisons-Laffitte, Louis Durand, aussi passionné par le vélo que les gâteaux, d’imaginer un dessert rendant hommage aux coureurs. L’artisan imagina donc, en 1910, un cercle de chou recouvert d’amandes effilées et fourré de crème mousseline au praliné.

  3. Inventé en 1847 par la pâtisserie Chiboust, située rue Saint-Honoré à Paris, le Saint-Honoré a bien changé pour devenir le célèbre gâteau que l’on connaît aujourd’hui. Il était à l’origine composé d’une couronne briochée que la crème pâtissière et la crème Chiboust (mélange de crème pâtissière et de meringue) avait malheureusement tendance à détremper et à ramollir. Auguste Julien, jeune pâtissier de la maison, décida alors de revoir la construction de la pâtisserie.

  4. Le mille-feuille tient son nom de la superposition des 3 couches de pâte feuilletée et 2 couches de crème pâtissière vanillée dont il est composé. La première recette daterait de 1806 mais c’est en 1867 que le mille-feuille, proposé par le pâtissier parisien Sergent, rencontre un véritable succès.

  5. La religieuse est née en 1856 de l’imagination de Frascati, un célèbre pâtissier parisien. Elle se compose alors d’un gros chou crémeux surmonté d’un autre chou plus petit, lui aussi fourré d’une délicieuse crème pâtissière parfumée au chocolat.

  6. C’est au roi de Pologne, Stanislas Leszczynska, alors exilé de son pays et installé en France, au Château de Lunéville, que l’on doit ce délicieux dessert alcoolisé ! Lorsqu’il reçoit une brioche de son pays natal, celle-ci est fortement desséchée par le voyage et est alors immangeable. Le roi demande donc à son cuisinier Nicolas Stohrer de remédier à cet incident. Ce dernier a l’idée d’arroser la brioche de vin et de la garnir de crème pâtissière et de raisins. Face à cette nouvelle pâtisserie, Stanislas est conquis et en fervent admirateur des contes des mille et une nuits, aurait baptisé le gâteau Ali Baba. Ce n’est que lorsque la fille de Stanislas, Marie Leszczynska part à Versailles pour épouser le roi Louis XV que Nicolas Stohrer, en la suivant à la cour, fait connaître la toute nouvelle pâtisserie. Il améliore alors le dessert en remplaçant le vin par un sirop au safran.

Illustration des gâteaux français: Paris-Brest, Saint-Honoré, Tarte Tatin et Mille-feuille

Les pâtisseries françaises ont-elles vraiment changé ?

Tableau récapitulatif des origines et caractéristiques

GâteauOrigine/CréateurCaractéristiques
Paris-BrestLouis Durand (inspiré par Pierre Giffard)Couronne de chou, crème mousseline au praliné, amandes
Tarte TatinSœurs TatinPommes caramélisées au beurre, pâte feuilletée
Saint-HonoréChiboustCouronne brioche, crème pâtissière, crème Chiboust
Mille-feuillePâtissier Sergent3 couches de pâte, 2 couches de crème pâtissière
ReligieuseFrascatiDeux choux superposés, crème pâtissière au chocolat
BabaOrigine polonaise, adapt. par StohrerBrioche imbibée de sirop/alcool

La rumeur dit qu’un pâtissier venu de Pologne du nom d’Alexandre Micka aurait créé cette tarte à base de brioche, de sucre et de crème, et qu’il l’aurait présentée à Brigitte Bardot lors du tournage. Elle lui aurait ensuite proposé ce nom, qu’il aurait instantanément accepté. Dur de dire non à BB après tout.

tags: #gateau #ancien #francais