Les cheveux gaufrés datent des années 1980, mais contrairement au mulet, ils ne sont pas passés de mode. La preuve, des stylistes, et Gigi Hadid, l’adoptent encore aujourd’hui. Certaines des pires coiffures jamais inventées sont nées dans les années 1980. Les permanentes façon caniche, les monstrueux mulets et les ridicules palmiers ont décoré des têtes pendant cette décennie, avant de disparaître, fort heureusement. Mais une tendance capillaire de ces années-là ne s’est jamais démodée : les cheveux gaufrés.
Bien plus sophistiquée que la permanente de votre mère le jour de son mariage, la mode des cheveux gaufrés est l’une des meilleures choses héritées des années 1980 (avec le film Rose bonbon et le Rubik’s Cube). Depuis, cette coiffure a été revisitée à chaque décennie et aujourd’hui, elle revient doucement mais sûrement sur le devant de la scène. Lors d’un récent défilé à Paris, la styliste Elsa Schiaparelli a ainsi prouvé que les cheveux gaufrés n’étaient pas seulement amusants : ils sont aussi très élégants et se portent bien. À cette occasion, ses mannequins avaient les cheveux gaufrés, coiffés avec beaucoup, beaucoup de volume. Et elles étaient magnifiques. Assortie à des sourcils peints en blanc et de go-go boots, leur chevelure était clairement mise en avant.
Origines et signification des cheveux gaufrés
Les cheveux gaufrés trouvent leurs racines dans une dynamique de volume et de texture qui, malgré les décennies, évoque une certaine énergie des années 1980. Si beaucoup se moquent des cheveux gaufrés et disent que cette mode n’a pas sa place aujourd’hui, on ne peut pas s’empêcher de penser le contraire. Le scénario est idéal : avec un fer à gaufrer à 35 euros, vous pouvez obtenir une jolie coiffure en une quinzaine de minutes sans forcément recommencer tous les matins avant le prochain shampoing. Maintenant vous me suivez, non ?
Si la nouvelle génération, obsédée par les cheveux lisses, ultra lisses, doit en avoir mal la nausée, la plupart des jeunes femmes doit avoir le cœur qui bat en regardant les photos de ce défilé. Les cheveux gaufrés ont le mérite de nous remémorer cette période où nous voulions toutes ressembler à Lizzie McGuire à l’école, ou imiter la coiffure de Britney. La mode des cheveux gaufrés revient tout le temps, mais contrairement à ce que vous pouviez penser, ce n’est pas l’interprète de « …Baby One More Time » qui l’a lancée. Voici donc une petite histoire non exhaustive de cette tendance.
Les décennies et leurs variations
Les années 1980: Parmi les tendances acceptables de ces années catastrophes, les cheveux gaufrés remportent la palme. On ne sait pas vraiment qui a eu l’idée de donner aux cheveux la même forme que les chips et les frites ondulées, mais c’était un génie ! Les cheveux gaufrés des années 1980 empiétaient presque sur les platebandes des permanentes. C’était souvent un mélange de cheveux attachés-détachés, qui prenaient parfois la forme d’un gâteau de mariage. Demi Moore, Sarah Jessica Parker et Cyndi Lauper font partie des stars qui ont cimenté ce style.
Les années 1990: Les cheveux gaufrés ont connu un second souffle pendant les années 1990, mais cette fois, il ne s’agissait plus de faire des folies. Pas question de ressembler à un mouton : cette coiffure était pour les starlettes un peu réservées. Adoptés par des beautés comme Britney Spears, Gwen Stefani, Sabrina l’apprentie sorcière et Christina Aguilera, les cheveux gaufrés étaient clairement synonymes de glamour.
Les années 2000: Hélas, Lizzie McGuire arriva dans nos vies, avec non seulement ses cheveux gaufrés, mais aussi avec ses coiffures qui mélangeaient différents types de boucles. Désormais, même Tyra Banks et JLo ont adopté ce style et toute une décennie de révolution capillaire a suivi.
Aujourd’hui: Les filles se sont clairement éloignées du fer à gaufrer mais vous ne les empêcherez jamais vraiment de les aimer. Ce qu’il faut retenir : Le gaufrier est bien plus qu’un simple appareil, c’est un héritage du Moyen Âge né du terme « wafla ». Cette évolution fascinante, du lourd fer forgé au modèle électrique de 1911, transforme la cuisine en un voyage historique et gourmand. Une tradition qui traverse les siècles, puisque même François Ier possédait des moules en argent ! On a tous ce souvenir ému d’une pâte dorée qui fume le dimanche matin, mais qui s’est vraiment demandé quels secrets se cachent derrière l’outil magique qui la façonne ? En fouillant un peu l’histoire gaufriers, j’ai réalisé que cet objet raconte bien plus que de la simple cuisine… c’est tout un héritage de gourmandise !
Histoire des gaufriers et leur évolution
Tout commence bien avant nos appareils modernes avec un simple mot francique : « wafla ». Signifiant « rayon de miel », ce terme a inspiré le nom de notre gaufre adorée grâce à son motif unique. Dès le XIIIe siècle, ces douceurs se vendaient déjà dans les rues de Paris ! Le mot « walfre » désignait dès 1185 une pâte cuite entre deux plaques à alvéoles. Au XVIe siècle, la gaufre devient un marqueur social. Jean La Bruyère-Champier l’illustre bien : les gaufres paysannes étaient épaisses (eau, farine, sel), tandis que celles des riches intégraient œufs, sucre et vin blanc. François Ier possédait même des gaufriers en argent !
Au Moyen Âge, les gaufriers sont devenus un symbole culturel et social, avec des décors gravés qui servaient à la fois d’ornement et de signification symbolique (collier, cœur, paon, cerf, etc.). Ces motifs avaient pour but d’ancrer des rituels sociaux autour de la table et des célébrations, et de transmettre des valeurs culturales à travers les repas et les objets du quotidien.
Avec la Révolution industrielle, les gaufriers passent de l’artisanat lourd à la production mécanisée. L’arrivée de l’électricité et des matériaux modernes transforme l’usage domestique et professionnel. Le développement des plaques amovibles, des revêtements antiadhésifs et des systèmes de régulation de température démocratise l’accès à ces appareils. Les gaufriers modernes restent néanmoins fidèles au principe de base : deux plaques en alvéoles qui cuisent la pâte en gaufre, retournement et cuisson uniforme.
Si les premiers fers à gaufres datent du Moyen Âge, c’est l’Américain Cornelius Swarthout qui a marqué l’histoire moderne en 1869 avec un brevet pour un gaufrier amélioré, et le tournant électrique arrive en 1911 avec le premier gaufrier électrique commercialisé par General Electric. L’Exposition Universelle de New York en 1964 a popularisé la gaufre belge à l’échelle internationale, stimulant la demande pour des gaufriers capables de réaliser ces gaufres épaisses et légères.
Éléments techniques et usage
Le retournement des pierres d’alimentation et le contrôle précis de la température sont des clés essentielles pour obtenir des gaufres croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur. Les techniques de culottage et d’entretien des moules en fonte, le nettoyage à chaud et l’importance des manches longues pour ménager les mains près du feu témoignent d’un héritage artisanal riche et d’un savoir-faire transmis sur plusieurs générations.
Les gaufriers modernes se déclinent en versions domestiques et professionnelles, avec des critères d’achat tels que le type de gaufres souhaité (belges, en cœur, croustillantes), la facilité de nettoyage, et la durabilité des matériaux ( fonte, inox). L’évolution technologique permet désormais des plaques amovibles, des revêtements antiadhésifs et des protections contre les débordements, tout en conservant le cœur du dispositif : deux plaques chaudes qui pressent la pâte pour former les alvéoles caractéristiques.
- Histoire et mots: wafla, walfre, waffel, wafer et leurs filiations régionales.
- Évolution des matériaux et du chauffage: fonte, fonte chauffée, électricité et plaques amovibles.
- Iconographie et symbolique: motifs gravés et leur signification dans les supports comme les gaufriers.
- Usage domestique vs professionnel: critères d’achat et entretien.
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