Expression arrête ton flan signification origine utilisation

Connaissez-vous le gobage de Flanby® ? Si non, sachez que c'est un sport de haut niveau qui mériterait de devenir une épreuve des jeux olympiques. Ça y est, vous êtes de retour ! Tout comme on frappe une monnaie, on peut être frappé de stupeur. Une dernière hypothèse assez capillotractée viendrait de la perte du 'c' de 'flanc'. Les 'deux ronds de flanc' seraient alors les fesses. De quoi en être stupéfactionné, non ? met stomheid geslagen ..... comme frappé par la mutité. sidéré. paf staan ..... als door de bliksem getroffen .....

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. Flan (du) !Flan (du) ! Delvau, 1866 : Expression de l’argot des faubouriens, qu’ils emploient à propos de rien, comme formule de refus ou pour se débarrasser d’un ennuyeux. Ce flan-là est de la même famille que les navets, les emblèmes, et autres zut consacrés par un long usage. Cette expression a signifié quelquefois, au contraire : « C’est du nanan ! » comme le prouve cet extrait d’une chanson publiée par le National de 1835 :J’dout’qu’à grinchir on s’enrichisse ;J’aime mieux gouaper : c’est du flan.

Rigaud, 1881 : Non, jamais. - Exclamation particulière aux gamins qui ajoutent souvent et de la galette. Du flan ! et de la galette ! Chaque samedi, Les Buvologues vous proposent de découvrir les origines d’expressions du langage courant qui nous viennent de la cuisine. Tremblotant et flasque, le flan pâtissier est un gâteau qui, pour être gourmand, n’a rien de majestueux. La gestion molle du président Hollande lui valut le surnom de Flanby, du nom de ce dessert industriel au goût de flan.

En ancien français, le flan s’écrivait flaon au xiie siècle, voire fladon au siècle précédent ; il est en cela très similaire à son cousin corse le fiadone, ce gâteau à base de brocciu. En patois vendéen, on sert une part de fion en dessert! Héritage probable de la pâtisserie anglaise, il est calqué sur la custard tart apparue sous le règne d’Henri IV d’Angleterre : elle fut servie à son banquet de couronnement en 1399. Depuis, les Anglais sont friands de cette texture gélatineuse ; un goût partagé par les Portugais qui chérissent la pastéis de nata, et les Chinois qui préparent la pinyin dan-tan.

Pas contrariant, le flan est polysémique. On disait autrefois « du flan! » pour » zut alors! ». Aller au flan, c’est aller au petit bonheur la chance. C’est du flan ! peut vouloir dire qu’on nous mène en bateau. Pourquoi dit-on en rester comme deux ronds de flan ? C’est l’image d’ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes… Ou comme deux pièces de monnaie : deux ronds d’argent, donc de flan, car en argot, le flan est un des mille noms qu’on donne à l’argent. Et cela n’a rien à voir avec la richesse de sa recette! Au XVIème siècle, on frappait la monnaie sur des flaons, des disques de cuivre, d’argent ou d’or chargés de matérialiser la valeur. . . . . . .

Pour d’autres, la filiation serait issue d’une racine indo-européenne « bhleg », qui signifie « idée de feu ». Elle a donné « phlegein » en grec (enflammer), puis « phlegma » (feu). En latin, bhleg devint fulg, qui évolua en flamma (initialement flag-ma), qui aboutit à flamme. Ainsi, avant de dire flamber, on disait « flammer » (qui se prononçait « flan-mer »).

De manière plus pragmatique, en cuisine, un flan désigne une crème moulée aux œufs, cuite au four, généralement dans un plat en terre vernissée (ou dans un moule type moule à manqué) pouvant aller sur la table car il ne se démoule pas. Le flan peut être salé ou sucré et c’est d’ailleurs sous cette dernière forme qu’il est le plus connu. Coupés en morceaux, en dés ou effilochés, les aliments y sont cuits dans un « appareil » (crème) à flan qui les solidarise entre eux dans une masse compacte. Cet appareil est épais, crémeux, et toujours à base d’œufs qui assurent sa prise. C’est un appareil à flan enrichi de farine (pour une texture plus dense) que l’on cuit dans une croûte, autrement dit un fond de tarte. C’est donc une pâtisserie et non un entremets. Il s’appelle « pâtissier » car cuit en pâte et non parce que préparé par des pâtissiers. Au contraire, le flan est plutôt un dessert de boulanger. Cette tradition remonte au temps où les boulangers en mettaient à cuire doucement dans leur four encore chaud, une fois la fournée de pain cuite.

Traditionnellement, le flan du commerce se prépare avec une pâte à foncer, pâte à base de saindoux (ou de margarine) utilisée pour les pâtés en croûte, tourtes, quiches, friands, rissoles, etc. Flamiche ou flamique sont les variantes « ch’ti » (respectivement flamande et picarde) du mot flan. La flamusse (forme patoise pour flan) est un flan aux fruits, donc forcément sucré. Mais il est intéressant de noter qu’en Bourgogne, on désignait sous le nom de flan n’importe quelle tarte, comme le souligne Henri Vincenot dans La Vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine : « Le mot « tarte » n’existe pas. Toute pâtisserie comportant une abaisse de pâte brisée recouverte de fruits est alors appelée ” flan ”. La flognarde (on trouve aussi l’orthographe flaugnarde) est une sorte de flan du Sud-Ouest, et plus précisément du Quercy et du Limousin. La flognarde est presque toujours un flan aux fruits (pommes ou poires le plus souvent), toujours sucré et de consistance un peu molle. • La flauzonne en langue d’oc, terme encore usité çà et là, des contrées cathares à la Provence. Elle est ici une intruse ! Certes, le mot flamme (flammen) est l’une des deux composantes de son nom, mais küche signifie gâteau et non crème.

Expression populaire surannée pour dire « C’est bon. ». Cependant, pour de nombreux linguistes, cette expression argotique n’aurait aucun rapport avec notre flan mais viendrait plutôt de l’onomatopée « vlan », formulée en assénant une tape dans le dos d’une personne à qui l’on vient de faire une blague. Ainsi, on dira : « Mais non ! c’est du flan ! » comme on aurait dit : « Mais non ! c’est pas sérieux ! c’est une blague ! Alors que « à la flan » signifie tout simplement au hasard, improvisé, sans préméditation, et serait l’abréviation de « à la bonne flanquette », expression plus connue sous sa forme « à la bonne franquette ». Là encore, il s’agirait d’un amalgame avec l’onomatopée « Vlan !

Trévoux cite déjà, en 1771 : « Mot populaire inventé pour moquer la roideur avec laquelle on donne un coup. Il lui a donné un grand coup de poing, flan. « Deux ronds de flan » signifierait tout bêtement… « deux sous de flan » (prix des parts à l’origine), par métaphore, ce qui confirmerait l’hypothèse des objets ronds et plats. Le flan ?Je mets au défi chaque personne lisant cet article de me trouver ne serait-ce qu’une personne, qui dans sa vie, n’a jamais entendu parler ni même goûter au flan pâtissier. Cette pâtisserie populaire a réussi un (très) difficile pari. Celui de se retrouver aussi bien dans les pâtisseries les plus reconnues que dans les cuisines des foyers français. C’est sans doute pour cette raison qu’il figure parmi les 10 pâtisseries préférées des français (sondage effectué pour le salon de la pâtisserie en 2018).

Cette pâtisserie est tellement connue qu’elle fait même partie du langage courant. En effet, l’expression « en faire tout un flan » est très connue en France. Mais d’où provient elle ? Cette expression est « assez récente puisqu’elle ne date que du milieu du XXème siècle et puiserait son origine selon les interprètes d’une locution picarde où l’expression faire un flan de beue (de boue en picard) signifie faire quelque chose que l’on croit utile alors qu’il n’en ait rien.

Le flan, excellent voyageur. Le flan est aussi un excellent voyageur, et on le retrouve dans la gastronomie de plusieurs pays. Décliné, comme avec le pastel de nata au Portugal, qui en fait un de ses gâteaux phares, ou aux Etats-unis, en Asie ou dans le reste de l’Europe. En France, il se cuisine avec du lait, du sucre en poudre, de la maïzena, 1 gousse de vanille et des oeufs. Il faut réaliser sa pâte brisée préalablement. Au Portugal, cette recette est vraisemblablement similaire. Elle nécessite cependant une pâte feuilletée à la place d’une pâte brisée. Ces petites différences ne sont pas énormes, mais elles sont suffisantes pour que chaque pays puisse s’approprier sa propre recette.

Comment faire un flan portugais - Pastel de nata. La recette détaillée du flan traditionnel Cette recette nous parvient du site de marmiton.fr. ÉTAPE 1 Monter à ébullition le lait et la vanille. ÉTAPE 2 En même temps, mélanger la Maïzena (tamisée, c’est mieux) et le sucre. ÉTAPE 3 Ajouter les oeufs bien battus. ÉTAPE 4 Remuer. ÉTAPE 5 Mettre ensuite le lait bouillant. ÉTAPE 6 Mettre la préparation à feu doux et continuer de remuer pendant approximativement 1 à 2 min. ÉTAPE 7 Préchauffer le four à 200°C. Garnir un plat rectangulaire ou rond préalablement beurré avec la pâte brisée. ÉTAPE 8 Piquer le fond. ÉTAPE 9 Y ajouter la préparation. ÉTAPE 10 Homogénéiser la surface. ÉTAPE 11 Cuire tout ça pendant environ 30 à 40 min. ÉTAPE 12 Refroidir le tout. ÉTAPE 13 Manger.Recette de la pâte brisée pour le flanCette recette nous parvient également du site de marmiton. ÉTAPE 1 Remuer la farine avec le sel dans un plat (et le sucre si sucre il y a). ÉTAPE 2 Y mettre le beurre puis l’incorporer à la farine en mélangeant rapidement et légèrement du bout des doigts. On doit y voir une sorte de semoule grossière en 2 ou 3 min. ÉTAPE 3 Mettre énergétiquement le lait ou l’eau. Il en faut très peu pour que à la pâte puisse se lier et se mettre en boule. ÉTAPE 4 Disposer la pâte sur du papier cuisson et cuire tel quel dans la platine.

Ou voici encore une autre recette de flan, disponible sur YouTube. Le flan et son atout majeur, la vanille ! Il n’y a pas de bon flan sans bonne vanille. Cette épice constituée du fruit d’une orchidée a été découverte il y a longtemps. En effet, les Aztèques et les Mayas agrémentaient une certaine boisson à base de cacao avec de la vanille. Les colons espagnol la découvre au XVIe siècle. Pour croitre correctement, la vanille a besoin d’un climat humide et chaud, d’un certain ombrage et d’un support d’accrochage. Choisir une vanille de qualité est compliquée. Selon le blog « terreexotique », les gousses doivent être grasses, grosses, et marron sombre ou noir. Si la gousse est trop sèche, elle perd de ses arômes de son parfum et de ses saveurs. Moins elle est jeune et plus elle est affinée, plus son profil aromatique est incroyable. Après avoir utilisé votre vanille, ne la jetez surtout pas ! En effet, la gousse peut être placée dans un pot de sucre, pour faire du sucre vanillée. Vous pouvez aussi fabriquer une poudre de vanille. Il suffit de mettre les gousses utilisées dans un four à basse température pendant environ un quart d’heure. Ensuite, il faut mixer le tout. Et vous obtenez une poudre de vanille. Vous pouvez aussi fabriquer de l’extrait de vanille. Mais aussi de l’huile à la vanille ou même l’utiliser dans du rhum arrangé.vanille et pâtisserie.

Le flan, décliné à toutes les sauces ! Le flan peut aussi être diététique. En effet, il existe des recettes sans sucres raffinés et sans beurres par exemple. Il suffit pour cela de remplacer le sucre raffiné par du sirop d’agave. Le beurre, quand à lui, est remplacé par de l’huile de coco et de la crème de soja. Il est donc possible de savourer cette merveilleuse pâtisserie sans prendre un seul gramme ! Le flan est maintenant tellement décliné qu’il en existe des versions salées ! On retrouvera donc :le flan façon pizza.

Le flan, tout le monde le veut ! Il devient donc dur de retracer son histoire, avec toutes ses déclinaisons et appropriations dans les différentes cuisines du monde. Pour certains, c’est en Angleterre que naît le premier flan. En effet, des flans furent servis en 1399 lors du couronnement d’Henri 4. La reine Elizabeth II a même décidé de servir du flan au repas célébrant ses 80 ans ! Pour d’autres, c’est à Amiens dès le XIIIe siècle qu’il fut créé. Comme quoi, ce n’est pas qu’au rugby que la France et l’Angleterre se livre une rivalité. Aujourd’hui, cette pâtisserie est déclinée à l’infini. On retrouve même des compétitions de gobage de flamby !

En dépit des idées communes, cette expression ne renvoie pas au délicieux gâteau aux oeufs, mais à une autre réalité. Dans Les Œuvres complètes de Sally Mara, Raymond Queneau écrit : « J’en suis comme deux ronds de flan. J’en suis baba. J’en suis soufflé(e). J’en suis chocolat. » Queneau aurait pu ajouter : « J’en suis ébahi, stupéfait, interloqué, interdit, éberlué, frappé de stupeur ». Que la stupéfaction se traduise dans notre expression par deux ronds de flan est énigmatique. Bien des hypothèses ont été proposées, mais la plus convaincante nous semble celle où le mot flan est pris dans son ancienne acception, celle que Littré (1872-1877) définit ainsi : « Terme de monnayage. Pièce de métal qu’on a taillée et préparée pour en faire une pièce de monnaie, un jeton, une médaille. » Ce flan ou flaon n’est donc qu’un simple rond de métal qui ne deviendra pièce de monnaie, médaille ou jeton, qu’une fois frappé. Antoine Furetière (1690) avait donné une définition semblable de flan : « pièce d’or ou d’argent taillé [e] en rond, et préparée pour faire de la monnoye. »

Cet article a été initialement publié dans Lire Magazine en septembre 2024.

illustration des deux ronds de flan et l’argot

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