Vers 600 av. 1930 : Généralisation de la culture de la lavande en Provence. 1950-1960 : Age d’or de la production de lavande en Provence. On raconte que la très jolie fée "Lavandula" qui était blonde et avait les yeux bleus, est née dans les lavandes sauvages de la montagne de Lure. vinrent tâcher la page ouverte. la page. Provence (plateau de Valensole, vallée de l’Asse) et le Vaucluse (1er producteur français avec le plateau de Sault). Elle pousse entre 500 et 1.500 à 1.700 m d’altitude sur les versants ensoleillés des massifs. variété de lavande mais elle n’est normalement pas cultivée.
La lavande en Provence comme toile de fond et symbole
Pour former un grand sac. La lavande est bien plus qu’une plante aromatique: elle structure l’identité paysagère et économique de la Provence, notamment sur les plateaux du Valensole et dans les vallées comme l’Asse et le Vaucluse, où le premier producteur national s’inscrit aux côtés du plateau de Sault.
Des origines techniques et matérielles de la photographie face à une terre de lumière
T technique officiellement annoncée en 1839 comme la première de l’histoire de la photographie, le daguerréotype est constitué de plusieurs matériaux dont l’extraction ne cessera de prendre de l’ampleur au cours du XIXe siècle. Le support est fait d’une plaque de cuivre recouverte d’une couche d’argent. Parmi les éléments chimiques, la technique utilise l’iode - pour sensibiliser la plaque à la lumière - et le mercure, grâce aux vapeurs duquel l’image latente est révélée.
Lois et limites d’un procédé révolutionnaire
Dès son invention, la photographie est ainsi dépendante de plusieurs produits dangereux et polluants, ainsi que de ressources naturelles dont le commerce commence à prospérer. Cependant, bien que le daguerréotype soit rapidement diffusé et utilisé par de nombreux studios de portraitistes dans le monde, il ne s’adresse encore qu’à un public bourgeois et fortuné ayant les moyens de s’offrir une séance de pose. Il n’est en outre pas reproductible et produit des tirages uniques. En comparaison aux procédés photographiques futurs, son impact sur l’extraction des ressources naturelles et la pollution qu’il produit sont encore relativement limités.
Portraits et échanges du quotidien autour de Carcassonne
Les hommes qui passaient devant le cadre se disaient : -que je voudrais ressembler à Carcassonne ! Les demoiselles s’écriaient : - Le joli garçon que M. Enfin, on parlait tellement dans le quartier de Carcassonne, de sa beauté et de son talent de daguerréotypeur, qu’un provincial nouvellement débarqué, M. -Nous allons vous faire, monsieur, un admirable portrait. -Mais à quoi bon faire un daguerréotype, s’écrie M. -C’est une façon de parler, cher monsieur… Veuillez vous asseoir et ne bougez pas… Je vais vous donner un coup de peigne, si vous le permettez… Ne bougez pas…On ne taille pas agréablement les cheveux dans votre province, monsieur… Ne bougez pas, je cherche mes ciseaux… Crac, crac, crac, c’est fait. -Et le portrait ? s’écrie M. -Immédiatemment. -Pour vous habituer, dès maintenant, à supporter l’immobilité qu’exigera l’opération… Patience, nous allons commencer. Alors Carcassonne apporta en face de M. -Que les paupières restent immobiles ! Attention ! -Vraiment cette position est insupportable, se disait M. -Immobiles les mains ! Il sort de la boîte, revient vers M. -Voilà une mèche de cheveux qui produit le plus mauvais effet… J’aurais dû vous donner un coup de fer. Allons, ne vous impatientez pas, je commence. Ne bougez plus ! Un, deux, trois ! Fixe ! -Enfin ! d’écrie M. -Vous avez remué, s’écrie M. Carcassonne. M. -Vous êtes donc le mouvement perpétuel, monsieur ? disait le daguerréotypeur. Pendant le quatrième essai du portrait, M. Ah! ah! -Vous n’avez pas remué le nez ; aussi voyez comme il est bien venu. Au sixième portrait, M. -Bravo ! Cette fois, les oreilles de M. -Tout va bien, dit le daguerréotypeur, au premier coup, le portrait viendra tout entier. M. -Ne faîtes pas attention, dit M. Au neuvième essai, un étrange picotement tracassa l’oeil droit de M. -Seigneur ! quels tourments ! se disait M. Balandard le coeur serré par une certaine émotion ; car que signifiaient ces grattements, ces picotements, ces fourmillements à la suite desquels le pauvre homme ressentait comme une diminution de lui-même ? N’était-il pas dangereux d’être exposé en face d’une machine mystérieuse qui froidement, de son grand oeil sombre, regardait l’homme assis ? S’il avait eu quelque fermeté, M. Déjà la séance durait depuis trois heures, et M. -Eh bien M. Balandard, où êtes vous ? -Monsieur Balandard ! -Ne me voyez vous pas, monsieur Carcassonne ? Cinquante essais successifs annihèrent peu à peu la personne du modèle. De M. Effrayé de la suppression d’un citoyen estimable, crime prévu par le code, Carcassonne abandonna le métier dangereux de daguerréotypeur pour reprendre son ancienne profession de garçon perruquier ; mais, sans cesse, comme un châtiment éternel, l’ombre de M.
Intégration thématique et structures narratives
Dans ce texte foisonnant, les fragments sur la lavande Provence cohabitent avec des descriptions techniques et des épisodes socioculturels autour du daguerréotype. Pour lier ces éléments, on peut souligner que la Provence des lavandes et l’invention photographique partagent une même aspiration à figer le temps et la lumière: l’une par la culture et les paysages, l’autre par le processus chimique et le tirage. La fée Lavandula et les plateaux arides deviennent ainsi des métaphores de la transformation: des territoires qui, par l’attention humaine, deviennent visibles et nommables.

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