Outre les excellentes propriétés nutritionnelles du pois chiche, la culture offre de nombreux avantages agronomiques : fixation de l’azote dans le sol et diversification des rotations culturales. Avantages : Résistant à l’anthracnose Bonne tolérance aux maladies Potentiel de rendement élevé Conseil : Période de semis : Février à mars Densité de semis : 7 unités / ha pour obtenir une densité de 50 plantes / m² Semer 3─4 cm de profondeur et 40-45 cm entre les rangs. Semer sur un sol sec et réchauffé (7-10 °C). Idéalement, respectez un minimum de 5 ans entre 2 cultures de pois chiches. Packaging: dose de 75000 graines ou big dose de 1,8 million de grains
Avantages : Bon comportement maladies Bon potentiel de rendement Variété alternative Conseil : Période de semis : février à mars Densité de semis : 7 doses /ha afin d’atteindre une densité de 50 plantes levées/m², à 3 à 4 cm deep et 40-45 cm entre chaque rang. Les principes de la rotation des cultures La rotation de culture d’une parcelle doit être réfléchie et contrôlée. L’allonger constitue un des trois piliers de l’Agriculture de Conservation des Sols. Parmi les principes de construction d’une rotation, on retrouve : la diversification des familles de cultures le choix d’une durée de cycle de rotation l’alternance de cultures d’hiver et de printemps. Alterner des cultures de familles végétales diversifiées Alterner les cultures d’une parcelle selon l’année est une technique millénaire. En revanche, après la seconde guerre mondiale, les besoins de nourrir les populations ont poussé l’agriculture vers la monoculture. Il faut bien entendu distinguer la monoculture intensive de cultures annuelles (blé, maïs, soja) et la monoculture traditionnelle de cultures pérennes comme les prairies permanentes, la vigne ou l’arboriculture dont les problématiques sont différentes. Cependant, la conduite d’une exploitation en monoculture entraîne de nombreux problèmes : elle appauvrit les sols en épuisant les nutriments qu’ils contiennent ; elle facilite la propagation des maladies et adventices ; elle contribue à l’érosion des sols : la terre est plus friable, moins structurée à cause d’un labour répété, et ne draine plus l’eau. Cela provoque la formation de croûte de battance. Elle diminue la biodiversité et provoque le déséquilibre du milieu en épuisant les interactions entre espèces : l’agrosystème n’est plus résilient.
Pour éviter ces impacts négatifs, on conseille de diversifier ses cultures. Cela peut passer par de la polyculture, des cultures associées au sein d’une même parcelle, mais aussi par l’élaboration d’une rotation des cultures sur plusieurs années. La rotation des cultures se construit en alternant la culture de familles végétales diversifiées sur une même parcelle, dans un cycle de saisons de culture qui se répète. Ce cycle se répète dans le temps et diffère selon les parcelles de l’exploitation. L’ensemble de ces cycles sur la totalité de l’exploitation ou du territoire s’appelle l’assolement. Par exemple, une culture de blé ou une culture de maïs, qui sont des cultures exigeantes en azote, peut être alternée avec une culture d’engrais vert comme une légumineuse (féverole, luzerne) qui enrichissent le sol. Entre ces cultures riches, il est judicieux d’insérer une plantation qui nécessite moins d’échanges avec le sol, comme un seigle ou un mélange de céréales. Un blé qui suit une culture de pois peut produire environ 8 q/ha en plus par rapport à un précédent blé avec moins d’azote minéral apporté !
Choisir sa durée et ses itinéraires de rotation
Choisir sa durée de rotation selon ses objectifs. La durée du cycle de rotation dépend des besoins de l’agriculteur. Historiquement, l’alternance de 2 ou 3 cultures se pratiquait beaucoup. Par exemple : une culture de printemps suivie d’une jachère, une culture d’hiver, une de printemps puis une année de jachère. On parle de rotation biennale ou triennale. Cependant, on conseille aujourd’hui une rotation plus longue, pouvant aller jusqu’à 10 ans, les rotations préconisées par les principes de l’agriculture de conservation se basant sur des délais de retour de culture conseillés. Elles peuvent inclure de longues périodes de prairies temporaires ou de couverts végétaux (par exemple jachère mellifère).
Alterner des cultures d’hiver et de printemps Selon sa date de semis et son cycle de développement, une culture est qualifiée d’hiver (semis de septembre à novembre) ou de printemps (semis de février à mai). Une même espèce peut être l’un ou l’autre selon ses différentes variétés. Enchaîner des cultures de même cycle de développement, c’est risquer de faciliter les épidémies de ravageurs dont le cycle coïncide avec celui de la culture. Il est alors conseillé d’alterner les cultures d’hiver et de printemps pour une bonne rotation. On évite ainsi par ailleurs l’installation d’un seul type d’adventices persistantes, qui pourraient ensuite devenir résistantes aux herbicides. Voici un exemple concret. Enchaîner des cultures d’hiver en Techniques Culturales Simplifiées et/ou en non labour entraîne souvent une infestation de vulpin, gaillets ou véroniques, car les résidus d'adventices ne sont pas enfouis par un travail profond du sol. De même, pour les cultures de printemps on risque une installation de chénopode et amarante. Il est alors recommandé de prévoir une période de rupture entre deux cultures de même cycle au moins deux fois plus longue que la période de culture elle-même.
Les avantages de la rotation des cultures La rotation des cultures consiste donc à alterner des cultures diverses, d’hiver et de printemps, sur un cycle assez long si possible. En effet, une bonne rotation offre de nombreux avantages : elle favorise la résistance aux bioagresseurs, elle augmente la fertilité du sol, elle améliore la structure du sol, elle aide à réduire l’utilisation des intrants.
Avantages détaillés de la rotation
- Favoriser la résistance aux bioagresseurs: la rotation perturbe les cycles de vie des ravageurs et des adventices, réduisant leur pression et permettant de limiter les traitements phytosanitaires.
- Augmenter la fertilité et améliorer la structure du sol: les légumineuses fixent l’azote et les résidus organiques enrichissent le sol; les racines profondes et superficielles diversifiées maintiennent la porosité et l’aération.
- Réduire l’utilisation des intrants: avec 6 espèces ou plus, les besoins phytosanitaires et engrais diminuent, et certains systèmes démontrent des marges plus stables.
- Prévenir l’érosion et améliorer la rétention d’eau: la diversité des racines et des résidus protège la couche arable et augmente l’infiltration et la rétention hydraulique.
- Rendement et gestion des risques: une rotation diversifiée peut assurer des rendements plus élevés et atténuer les risques climatiques et biologiques sur le long terme.
Le pois chiche est une culture clé dans ces itinéraires: son réseau racinaire et sa capacité à fixer l’azote avantageusement positionnent le pois comme précédent pour des céréales comme le blé ou le colza, améliorant l’utilisation de l’azote et les marges de rotation. En pratique, le pois peut être posé avant le blé pour accroître le rendement du précédent en azote et permettre une meilleure valorisation de l’azote minéral durant l’automne. Le colza suit avec une absorption d’azote efficace et une réduction des pertes azotées, avec des impacts économiques positifs sur la marge.
Les défis et conditions pratiques: la diversification nécessite des connaissances techniques approfondies, du matériel adapté (semis direct sous couvert, semoir à disques ou à dents, etc.) et une conduite adaptée pour chaque culture. L’introduction de légumineuses (pois, féverole, luzerne) dans les rotations est un levier fort pour enrichir le sol en azote et diminuer les intrants. En agriculture biologique ou en systèmes simplifiés, l’intégration des légumineuses peut aussi soutenir l’objectif de réduction des intrants tout en maintenant une rentabilité acceptable.
Exemple concret et économie: des rotations pois-colza-blé et pois précédant le colza montrent des marges semi-directes améliorées et des gains d’efficacité azotée. Dans certains cas régionaux, l’ajout du pois devant le colza permet d’augmenter la marge et de réduire les émissions associées, tout en préservant les débouchés existants et en ajoutant une matière première utilisable par l’alimentation animale.
Tableaux et schémas (intégration possible)
| Aspect | Impact |
|---|---|
| Fixation de l’azote | Les légumineuses enrichissent le sol, réduisant les besoins en azote minéral |
| Diversification | Réduction de l’érosion, amélioration de la structure et de la biodiversité |
| Rendement potentiel | Rendements supérieurs lorsque les rotations incluent pois et céréales |
| Gestion des bioagresseurs | Perturbation des cycles de ravageurs et adventices |

Les principes de la rotation des légumes au potager
Pour en savoir plus, des exemples concrets et des retours d’expérience existent. Les rotations de 6 espèces ou plus tendent à réduire l’utilisation des phytosanitaires et à accroître la durabilité des systèmes, tout en préservant ou augmentant les marges économiques. Dans les systèmes de conservation des sols, l’assolement et l’alternance entre cultures riches et moins exigeantes en sol permettent de préserver la structure, de limiter l’érosion et d’équilibrer les besoins nutritionnels des cultures successives.