Accommoder avec des pommes ou des pruneaux, ou bien à déguster nature, le far breton est un incontournable de la cuisine bretonne. Voila une question que je rencontre bien souvent et qui crée parfois la polémique 🙂 Ben oui y’a pas de pruneaux en Bretagne ! Et bien, j’ai découvert un témoignage intéressant dans une émission qui explique qu’à l’époque où les pêcheurs partaient à la pêche à la morue en Islande, les habitants d’Agen (la ville emblématique des pruneaux !) échangeaient leur pruneaux contre de la morue. Les textes et les photos ne sont pas libres de droit. Voici une pâtisserie traditionnelle que je peux manger sans faim et sans fin. Elle nous vient en plus de Bretagne, je parle du far breton ! Il nécessite peu d’ingrédients, c’est très facile à préparer et en 10 minutes chrono c’est terminé.
Le far breton ressemble un peu au flan avec une texture plus ferme. En revanche, la préparation n’est pas du tout la même ! Pas de crème pâtissière, on fouette simplement tous les ingrédients ensemble, on dispose des pruneaux dans notre plat et ça part au four, tout simplement. Pas de panique si vous n’aimez pas les pruneaux, il suffit de ne pas les ajouter. Vous pouvez aussi les remplacer des pommes cuites, j’avais essayé et c’était très bon. Il existe évidemment un tas de recettes, en Bretagne on m’a souvent qu’il existait autant de recettes que de grands-mères.
Ici, je vous propose ma version qui est un mélange de la recette de ma sœur et d’un livre de pâtisserie. Ce far a été approuvé par des bretons, ça me fait très plaisir ! Vous avez aussi été nombreux sur Instagram à tester ce far et me dire qu’il vous rappelait celui de votre enfance. Cette recette ne contient pas de beurre. Vous pouvez en déposer quelques fines lamelles sur le dessus, mais attention, que du beurre demi-sel ! En Bretagne, on m’a toujours dit que le far breton c’était comme les crêpes, pas de beurre dans la pâte. Etonnant n’est ce pas ?
Versez le lait et tout en continuant à fouetter en même temps. Beurrez généreusement le plat avec du beurre demi-sel, puis disposez vos pruneaux dans le fond du plat (préalablement réhydratés dans du thé s’ils sont trop secs). Versez la préparation dans le moule. Faites cuire 45 à 55 minutes, le far doit être joliment coloré sur le dessus et avoir gonflé. Laissez refroidir à température ambiante et placez au frais 2h minimum, une nuit dans l’idéal (c’est toujours meilleur). Vous pouvez le déguster bien frais.

Le “farz fourn” ou “far au four” est un des desserts bretons les plus célèbres ! 1. Préchauffez votre four à 180° Th. 2. Sortez le rhum ! 3. Faites chauffer le lait et le beurre et la moitié du sucre dans une casserole à feu doux jusqu'à ce que le beurre soit fondu (attention à ne pas laisser bouillir le lait.). Ajoutez la gousse de vanille fendue ou le 1/2 sachet de sucre vanillé. 4. Blanchir les oeufs avec le reste du sucre dans un saladier et ajoutez la farine petit à petit. 5. Vous pouvez consommer le far breton aussi bien tiède que froid ! Il se conserve au moins 2 jours. Pour ne pas risquer un goût de "trop peu", on vous conseille de ne pas diviser les quantités même si elles vous paraissent élevées.
Pourquoi le far breton mérite mieux que sa réputation de dessert “simple” L’astuce qui rend le far breton incroyablement fondant Comment préparer ce far breton en 10 minutes chrono Variantes, conseils bretons et astuces pour sublimer votre far Erreurs fréquentes qui rendent le far trop sec
Astuce fondante et cuisson maîtrisée
Vous cherchez un far ultra fondant prêt en un clin d’œil tout en restant fidèle à la tradition ? Le secret, c’est de réaliser un appareil parfaitement homogène et liquide, sans grumeaux, en intégrant le lait progressivement pour éviter toute surépaisseur qui rigidifie la pâte à la cuisson. Cette fluidité permet une cuisson plus régulière et empêche le far de devenir compact. En ajoutant le litre de lait chaud ou à température ambiante peu à peu, tout en fouettant, on crée une pâte lisse et légère. Résultat : une cuisson plus douce, un centre plus crémeux et un far qui reste fondant même après refroidissement. Laisse aussi reposer plusieurs heures au réfrigérateur, idéalement une nuit, pour stabiliser l’appareil et concentrer l’humidité au cœur du dessert. La lame du couteau doit ressortir humide mais sans résidus solides : signe d’une cuisson parfaite.
Le traditionnel bouchon de rhum, facultatif, ajoute une profondeur aromatique qui se marie à merveille avec les pruneaux. Quant au beurre demi-sel ajouté par-dessus à la cuisson, il intensifie le moelleux sans entrer dans la pâte, ce qui respecte la tradition bretonne.

Comment préparer ce far breton en 10 minutes chrono
Cette version respecte les ingrédients traditionnels tout en optimisant la préparation pour gagner du temps et obtenir une texture plus douce.
- 1 litre de lait entier ou demi-écrémé
- 125 g de sucre (110 g sucre + 15 g sucre vanillé)
- 4 œufs
- 260 g de farine tamisée
- 150 à 200 g de pruneaux
- 1 bouchon de rhum (optionnel)
- Beurre demi-sel pour le moule
Temps de préparation : 10 minutes. Temps de cuisson : 45 à 55 minutes. Portions : 8 personnes. Préchauffez le four à 180°C en chaleur tournante pour une cuisson homogène. Battez les 4 œufs avec les 125 g de sucre jusqu’à obtenir une texture mousseuse. Ajoutez la farine tamisée et une pincée de sel. Mélangez sans trop travailler la pâte. Versez le litre de lait progressivement tout en fouettant pour obtenir un appareil parfaitement lisse. Ajoutez le rhum si vous le souhaitez. Beurrez généreusement un plat avec du beurre demi-sel pour obtenir un bord croustillant et parfumé. Réhydratez les pruneaux dans du thé chaud si nécessaire, puis disposez-les dans le plat. Versez la pâte liquide sur les fruits. Coupez éventuellement quelques morceaux de beurre demi-sel et placez-les sur le dessus pour un goût plus riche. Enfournez 45 à 55 minutes. Le dessus doit être doré et légèrement gonflé. Vérifiez la cuisson avec une lame de couteau : elle doit ressortir humide mais sans morceaux. Laissez refroidir à température ambiante, puis placez au réfrigérateur au moins 2 heures, idéalement toute une nuit.
Comment faire un far breton ?
Variantes et conseils pour sublimer votre far
Le far breton est un dessert aux multiples visages. En Bretagne, il n’existe pas deux versions identiques. Cette diversité fait sa richesse, et certaines adaptations permettent de renforcer encore sa texture fondante. Vous pouvez remplacer les pruneaux par des pommes légèrement compotées pour une version plus douce. La pomme Golden ou la Reinette se prêtent particulièrement bien à cette recette, car elles tiennent à la cuisson tout en libérant un léger jus. Le choix du lait influence aussi la texture. Le lait entier apporte un moelleux supérieur, tandis que le demi-écrémé donne un far plus ferme. Certains ajoutent une pointe de cannelle ou de vanille liquide pour parfumer l’appareil, même si cela s’éloigne légèrement de la tradition. Le thé utilisé pour réhydrater les pruneaux peut aussi être aromatisé : Earl Grey, thé noir nature ou même un rooibos vanillé. Enfin, pour un résultat encore plus crémeux, vous pouvez faire tiédir légèrement le lait avant de l’incorporer.

Erreurs fréquentes et comment les éviter
La première erreur est de trop cuire le far. Une cuisson excessive le rend compact, car toute l’humidité s’évapore. Respectez la fenêtre des 45 à 55 minutes. Évitez aussi de verser le lait d’un coup dans la farine; cela crée des grumeaux et alourdit la pâte. Ne réduisez pas le repos après cuisson: le refroidissement au réfrigérateur est indispensable pour stabiliser la texture. Un far dégusté encore tiède sera toujours plus sec. L’essentiel, c’est de jouer sur la fluidité de la pâte et la douceur de la cuisson. Avec ces gestes simples, vous obtenez un far fondant rapide, fidèle à la tradition, mais encore plus fondant que l’original.
Deux écoles se répondent, toutes deux légitimes. La question n’est pas dogmatique : elle est gustative. Nature, la texture est uniforme et met en avant le goût d’œuf, de lait et de beurre salé. Servez tiède ou à température ambiante, avec une cuillerée de crème fraîche épaisse pour souligner la rondeur. Les pruneaux apportent un contraste sucré-acidulé et une mâche douce. Répartissez-les régulièrement pour éviter les zones creuses.

Voici les pièges qui gâchent le fondant, avec leur parade. Laissez tiédir puis passez un couteau le long des bords pour démouler proprement. Conservez 2 à 3 jours au réfrigérateur, bien filmé au contact pour éviter le dessèchement. À table, jouez la sobriété : une cuillerée de crème fraîche épaisse, un thé ou un café allongé. Un far réussi naît d’une pâte simple, d’un four franc et d’un geste final au beurre chaud. Prenez ce temps, l’effet à la coupe en vaut la peine, et la maison s’en souviendra.
La base : œufs, farine, sucre, lait entier et beurre salé. Les pruneaux sont optionnels, mais apportent une touche fruitée et un contraste de texture. C’est un dessert énergétique qui tient au corps. Rien d’excessif si l’on dose raisonnablement le sucre et que l’on portionne correctement. Démarrez à 200 °C, finissez à 180 °C, et fiez-vous aux repères visuels : bords dorés, centre pris mais souple. En chaleur tournante, baissez de 10 °C. Le far contient plus de farine, sa texture est plus ferme et goûte davantage l’œuf et le beurre salé. Le flan, plus lacté et onctueux, ne porte pas cette signature beurrée. Oui : conservez-le au frais, filmé au contact. Le lendemain, réchauffez doucement ou servez à température ambiante. Regardez les bords dorés, un centre tremblotant mais pris, et écoutez le son creux en surface. Avec une sonde, visez 85 à 88 °C à cœur.
Idées de présentation et service
Nature, le far se décline en portions généreuses ou en parts individuelles. Pour une cuisson quantitative, un moule de 30 x 20 cm offre un équilibre entre fondant et tenue, avec environ 2,5 à 3 cm d’épaisseur avant cuisson. En four statique, la chaleur est plus enveloppante : respectez le palier 200 °C puis 180 °C; en chaleur tournante, baissez de 10 °C pour éviter un dessus trop rapide. Le far est cuit quand les bords sont dorés, que le centre est pris mais tremblote légèrement, et que le son est creux en tapotant la surface. Si vous êtes équipé, visez une température à cœur de 85 à 88 °C.

À table, servez avec une cuillerée de crème fraîche épaisse ou un filet de caramel léger, et dégustez tiède ou à température ambiante selon l’envie. Le contraste des pruneaux et de la pâte fondante offre une expérience gourmande et rassurante, typique de la cuisine familiale bretonne.