Tout le monde connaît le croque-monsieur. Ce plat à la fois simple et réconfortant, vite fait, bien fait. Si l’on en croit le dictionnaire, le croque-monsieur est un “plat composé d'une tranche de jambon entre deux tranches de pain de mie frites au beurre ou grillées et saupoudrées de gruyère”. Ce sandwich “so français”, chaud, croquant et savoureux, a tout pour faire l’unanimité. Grand classique de la cuisine française, on pourrait croire que le croque-monsieur est né en France… et pourtant !
On raconte que les aborigènes, peuple nomade, cuisaient leur chasse du jour entre deux tranches de pâte, au-dessus d’un feu de bois. Il aurait fait sa première apparition dans les années 1910, au menu d’un bistrot parisien appelé le “Bel Âge".
Seulement, un jour, le patron du café manque de pain et décide alors de remplacer la baguette par du pain de mie, qu’il grille au four pour reproduire le croustillant de la baguette. La touche finale Qualité Traiteur : un croque-monsieur béchamel gratiné. Réchauffable très facilement au four ou au micro-ondes, il ne perdra ni son croustillant ni sa gourmandise. Déclinable à l’infini, le croque-monsieur existe sous de nombreuses variantes pour tous les goûts.
Le croque madame, sa déclinaison la plus connue, tire son nom de l'œuf au plat posé à son sommet. Sa forme rappelait la forme des chapeaux des dames dans les années 50. Le croque-monsieur végétarien, aussi appelé “croque-mademoiselle”, la version sans viande du croque-monsieur. Il se compose de tomates revenues dans de l’huile d’olive, des oignons et des herbes, accompagné d’un mélange de crème et de fromage. Tout ça entre deux tranches de pain de mie grillées. Le croque-monsieur béchamel gratiné de Qualité Traiteur. Déclinaison favorite des brasseries et restaurants!
Un croque-monsieur ou croquemonsieur est un sandwich chaud traditionnel des cuisine parisienne et cuisine française, variante du croque-madame, à base de pain de mie grillé, de jambon blanc, de beurre et de fromage (emmental, gruyère, comté…). Plat typique de la cuisine des brasseries, bistros et cafés parisiens (variante du jambon-beurre, avec du jambon de Paris), les plus anciennes mentions connues du croque-monsieur remontent au XIXe siècle. « Il est tard et nous avons grand faim. Que faire pour le déjeuner ?
Le jambon devient monotone à la longue. Le Diplomate qui est un peu gourmand, en quoi il ressemble à Talleyrand, a une idée « Faisons des croque-monsieur ». Vite le pain à toast, le beurre, le fromage de gruyère, le jambon, un peu de poivre de Cayenne et à l'œuvre. Ils sont exquis, les croque-monsieur, un peu gros peut-être, faits pour des mâchoires de géants, mais qu'importe. En 1893, dans La Liberté, un journaliste fait l'éloge d'un « plat tout à fait délicieux » qu'il vient de découvrir : les croque-monsieur. Il en donne sensiblement la même recette.
Lors de la première séance du Dictionnaire de l'Académie française à laquelle Louis Leprince-Ringuet a assisté, en 1966, il a été discuté du mot « croque-monsieur ». La définition retenue a été : « Mets composé de deux tranches de pain de mie entre lesquelles on a placé du jambon recouvert de fromage et que l'on passe au four. »
De retour chez lui, madame Leprince-Ringuet lui fit remarquer que c'était bien la preuve que cette assemblée était uniquement masculine, puisque, comme toutes les femmes le savent, un croque-monsieur ne se cuit pas au four, mais au moyen d'un ustensile ménager spécifique. À la session suivante, Louis Leprince-Ringuet montra cet ustensile à ses collègues. Le nom « croque-monsieur » est invariable selon l'orthographe traditionnelle.
Dans l'épisode 95 de la saison 2 de Kaamelott, Guethenoc se plaint à Arthur que la Bretagne n'a pas de plat national. Soulignant que la paysannerie bretonne produit le plus mauvais vin et le plus mauvais pain, Arthur invite Karadoc pour inventer ce plat composé de deux tranches de pain, deux tranches de jambon fumé et deux tranches de fromage. Guethenoc propose de l'appeler le Karadoc, qui répond : « Non, c'est trop long. »
Origines et étymologie intrigantes
Tout commence au début des années 1900, dans l’une des brasseries du boulevard des Capucines: le Bel-Âge, à Paris. Un homme, Michel Lunarca, intègre l'établissement et devient plus tard à la tête du restaurant. Face à une pénurie de pain, il propose à ses clients un sandwich au pain de mie toasté et au four afin de retrouver le croustillant de la baguette. Cette anecdote déclenche une légende qui traverse les années.
D’autres récits évoquent une origine plus lointaine racontant que les aborigènes australiens cuisinaient entre deux galettes de pâte, mais ces liens restent non démontrables et peu plausibles d’un point de vue culinaire.
Aujourd’hui, le croque-monsieur se décline en diverses versions: sauce, viande, type de pain, fromage, et s’établit aussi bien dans les brasseries que chez soi, souvent servi avec salade et frites maison.
Recette classique et variations
La base reste la même: deux tranches de pain de mie grillées, du jambon et du fromage, le tout nappé d’une béchamel onctueuse puis gratiné au four. On commence par réaliser une béchamel: beurre fondu, farine, puis lait ajouté progressivement en fouettant jusqu’à épaississement. On sale, on poivre et on ajoute une pincée de noix de muscade. On tartine le pain de béchamel, on dépose le fromage râpé et le jambon plié en deux sur une tranche, puis on referme avec l’autre tranche, côté béchamel-fromage. Le reste de béchamel est étalé sur chaque croque-monsieur et l’ensemble passe au four chaud à 190 degrés pendant environ douze minutes.
Des variantes existent: croque-monsieur sans béchamel, croque-monsieur végétarien ou “croque-mademoiselle” avec des tomates, oignons et herbes, crème et fromage, entre deux pains grillés. Des adresses comme Carré pain de mie proposent des croque-monsieurs gourmands avec du jambon Prince de Paris, Comté 15 mois et béchamel généreuse, servis avec frites maison ou salade. En maison, on peut aussi préparer rapidement un croque-monsieur et le servir avec une salade ou des frites.
Des anecdotes colorées abondent autour du plat, notamment la légende du cannibale associée au nom et à l’origine du croque-monsieur, qui ont alimenté l’imaginaire populaire et les discussions culinaires autour de ce plat emblématique.
Variantes célèbres
- Croque-madame: une tranche d’œuf au plat sur le sommet, rappelant les chapeaux féminins des années 50.
- Croque-monsieur végétarien (croque-mademoiselle): sans jambon, avec tomates, crème et fromage.
Le croque-monsieur demeure un incontournable de la cuisine française, notamment dans les brasseries et cafés parisien, souvent considéré comme une déclinaison du jambon-beurre associant pain, jambon et fromage, avec un jeu de textures croustillantes et fondantes.

L'histoire du Croque-Monsieur 🍞 🧛🏻♂️
Pour ceux qui cherchent à comprendre les origines et les évolutions, des récits littéraires et académiques tracent les traces du mot et du plat depuis la fin du XIXe siècle, avec des références littéraires et lexicographiques qui attestent la popularité durable du croque-monsieur dans la gastronomie française.
| Élément | Description |
|---|---|
| Béchamel | Sauce onctueuse à base de beurre, farine et lait, élément clé du croque-monsieur traditionnel |
| Pain | Pain de mie grillé, parfois remplacé par des variantes selon les pays ou les brasseries |
| Fromage | Gruyère, Emmental, Comté; choix selon les goûts et les recettes |
| Jambon | Jambon blanc ou de Paris, base historique du plat |
En somme, le croque-monsieur est né d’une improvisation culinaire parisienne au tournant du XXe siècle et s’est imposé comme un emblème accessible de la cuisine française, décliné en multiples variantes pour satisfaire toutes les envies tout en conservant son cœur beurré et croustillant.