J’ai trouvé la recette parfaite pour recycler mes fonds de placards remplis de graines et noix diverses. Le problème est que c’est tellement bon, que j’ai filé racheter des graines pour en refaire aussitôt. Quand je dis que ces petits snacks aux graines sont irrésistibles, je pèse mes mots. Addiction garantie!
Des snacks à base de graines: méthode et variations
La liste des courses pour un grand bocal de snacks : 200g d’un mélange de graines au choix (lin, sésame, sarrasin, courge, tournesol, amande effilées…) 4 càs. de sirop d’érable 1 càs. de tahini ou d’une autre purée d’oléagineux (noisettes, cajou, amandes…) 100g de chocolat noir à 70% de cacao 20g de chocolat au lait 1/2 càc. d’huile de coco 2 pincées de fleur de sel.
Préchauffez votre four à 160°C. Rassemblez toutes les graines dans un saladier. Versez le sirop d’érable, le tahini et une pincée de fleur de sel. Mélangez rapidement le tout. Etalez le mélange de graines sur un tapis en silicone ou une feuille de papier cuisson puis enfournez pendant 25 à 30mn ou jusqu’à ce que le dessus soit bien doré. Sortez les graines du four et laissez refroidir.
Pendant ce temps-là, faites fondre les chocolats et l’huile de coco au bain marie. Mélangez puis laissez-le tiédir un peu afin qu’il épaississe avant de le versez puis de l’étaler en couche fine sur les graines. Saupoudrez avec le reste de fleur de sel. Laissez refroidir à température ambiante (en hiver) ou au frigo jusqu’à ce que le chocolat soit solidifié.
Ces gâteaux apéritifs à l’huile d’olive et aux plantes sauvages sont tellement jolis que je prends le temps de les réaliser quand j’ai envie de vraiment faire plaisir. Je suis allée faire une petite cueillette de plantes sauvages et j’ai réalisé ces sablés en utilisant de l’huile d’olive à la place du beurre de la classique recette de la pâte brisée. Pour un vrai provençal, ce clin d’œil est parfait.
Pâte brisée à l’huile d’olive et plantes sauvages
J’ai commencé à faire des pâtes brisées à l’huile d’olive un jour que je me suis trouvée en rade de beurre. Et ça a marché parfaitement bien ! Le beurre étant constitué de matière grasse et d’eau il faut tout simplement réduire le proportion d’huile et augmenter celle de l’eau. Depuis, je fais régulièrement des pâtes brisées à l’huile d’olive que ce soit pour des quiches ou autres utilisations. Cette pâte est végane et adaptée aux personnes qui évitent les produits laitiers et qui font attention à leur taux de cholestérol.
Le plus délicat est de bien coller les feuilles et fleurs. Je les fais adhérer en humidifiant un peu la pâte et je choisis des feuilles fines et plates et des fleurs pas trop volumineuses. Les gâteaux apéritifs à l’huile d’olive et aux plantes sauvages se conservent très bien dans une boite en fer. Ils s’emportent sans problème en randonnée et font une belle surprise au moment du pique-nique.
Christophe Bernard a eu droit à un petit pesto au plantain et à l’ail des vignes que nous avons dégusté avec les gâteaux à l’huile d’olive dans la garrigue provençale au milieu des romarins. Mélanger la farine avec le sel, verser l’huile d’olive et l’eau et pétrir afin d’obtenir une pâte lisse. Étaler la pâte sur un tapis en silicone (ou du papier cuisson ou une surface farinée). À l’aide d’un pinceau humidifier la surface de la pâte et y coller les feuilles et les fleurs et les enfonçant tout doucement dans la pâte. Les feuilles et fleurs fines adhèreront plus facilement que des feuilles épaisses.
C’est super beau, non ? Bien sûr il existe aussi une version sucrée. Ces boules de graines contiennent le nécessaire nutritif pour que les plantes poussent (grâce au terreau et à l’argile), et sont souvent envoyées dans des espaces bétonnés pour revaloriser des endroits peu végétalisés et qui manquent cruellement de belles fleurs. En utilisant des graines de plantes mellifères dans vos bombes à graines, cela va permettre d’attirer des insectes pollinisateurs. Désigne les insectes, tels que les abeilles, les bourdons, les coléoptères, etc... qui, en butinant les fleurs pour se nourrir, transportent le pollen d’une fleur à une autre et en assurent la pollinisation.
Nous vous conseillons vivement de sélectionner des mélanges de graines qui sont certifiés "Végétal local", c’est-à-dire que les graines ont été cueillies dans votre région directement sur des plantes sauvages. Depuis l’Antiquité, les plantes sont appréciées pour leurs vertus médicinales. Le plus souvent “apéritives” ou “digestives”, tout ou partie est utilisé en cuisine comme dans la pharmacopée. Séchées, nombre d’inflorescences deviennent des épices. Ainsi, les boutons du giroflier perdent un tiers de leur poids, devenant ces clous parfumés que l’on enferme dans un bocal de verre. En confiserie, certaines fleurs évoquent les parfums qui baignaient notre enfance, comme les bonbons à la violette de Toulouse, ou au coquelicot de Nemours.
Fleurs comestibles et liqueurs aromatisées
Fraîches, les capucines, bourraches et pensées se croquent dans les salades; les boutons floraux de câpres se conservent dans le vinaigre. Enfin, les fleurs entrent dans la confection de vins aromatisés. Très stimulants, d’aucuns les qualifient de remèdes de bonne femme ! Les crèmes et les liqueurs, plus suaves, peuvent être bues, non seulement en digestifs, mais aussi en apéritifs, en les coupant avec un vin blanc sec de bonne qualité, voire un champagne ou un crémant, dans la proportion d’environ 4 cl de crème pour un verre de vin. Quand le vin est “tranquille” (sans bulles), on obtient un kir ; lorsqu’il est pétillant, on parle d’un kir royal. L’eau-de-vie blanche pour fruits à 40° : sa puissance ne masque pas le parfum des fleurs.
Selon les recettes, on peut la remplacer par du gin ou de la vodka. Le sucre : en morceaux ou cristallisé, il est mélangé à l’alcool et aux fleurs avant macération. Ce procédé convient mieux aux liqueurs, qui doivent macérer au moins un mois. Sinon, le sirop peut être ajouté une fois la macération terminée. Cueillez les fleurs matinalement, dès le matin, après la rosée, pour que les fleurs soient tout juste ouvertes, mais avant que le soleil ne chauffe et ne risque de les flétrir. En cours d’élaboration : refoulez les fleurs dans l’alcool, car elles tendent à remonter en surface et risquent de moisir.
Bouteilles propres et étanches : ébouillantez-les et séchez-les. Bouchez-les hermétiquement. Au jardin, on trouve de nombreuses fleurs qui sont comestibles (non traitées) : rose simple ou ancienne, souci, capucine, pivoine, chrysanthème, marguerite, tournesol, giroflée, géranium. On peut aussi employer celles du sureau, du jasmin, du lilas, de l’hibiscus et de la lavande. Pour ce faire, eliminez les sépales, les tiges et les pédoncules ligneux, et éventuellement les pistils s’ils sont trop charnus. D’une manière générale, on compte 100 g de fleurs par litre d’alcool et on filtre au bout de 15 jours.
RECETTE Liqueur monastique inspirée de la Bénédictine : l’élixir des moines à la maison. Introduction : Découvrez notre recette artisanale de liqueur monastique inspirée de la Bénédictine. Un élixir aux plantes et aux épices, doux et aromatique, à réaliser facilement chez soi. Histoire et inspiration : La Bénédictine a été inventée à Fécamp au XIXᵉ siècle par Alexandre Le Grand. La légende raconte que ce jeune distillateur s’inspirait des recettes des moines bénédictins, connus pour leurs élixirs aux vertus digestives et médicinales. Aujourd’hui encore, cette liqueur séduit par son équilibre entre douceur, chaleur et complexité aromatique.
| Composants | Quantités |
|---|---|
| Plantes aromatiques | Mélisse 2 g, Hysope 2 g, Angélique 3 g, Sarriette 1 g, Armoise douce 0,5 g, Thym 1 g |
| Épices | Cannelle bâton 1 petit, Clous de girofle 2, Noix de muscade 1 petite pincée, Cardamome 1 gousse écrasée, Coriandre 0,5 g, Safran 3-4 filaments |
| Agrumes | Zestes d’orange amère 3 g, Zestes de citron 2 g, Zeste de lime 1 g |
| Baies et résines | Genièvre 3, Prunelle séchée 2-3 (facultatif), Myrrhe 0,3 g (facultatif) |
| Sirop aromatique | Eau 250 ml, Miel ou sucre 250 g |
Macération: Dans 500 ml d’alcool à 40-45°, mettre plantes et épices et laisser macérer 10 jours à température ambiante, en secouant chaque jour. Filtrer la macération pour retirer les solides. Préparer un sirop avec l’eau et le miel (ou sucre), chauffer doucement puis laisser refroidir. Mélanger le sirop avec la macération filtrée. Laisser reposer au moins 1 mois avant dégustation, idéalement 3 mois pour un goût plus harmonieux. Dégustation : Servir frais, en digestif après un repas copieux. Peut également aromatiser des desserts, crêpes ou gâteaux.
Conclusion: Créer une liqueur inspirée de la Bénédictine chez soi, c’est rendre hommage aux traditions monastiques tout en explorant sa créativité.

Les secrets des graines de chia - Le Magazine de la Santé
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