Concept développé et breveté par Olivier Hautot en 2013, les capsules de chocolat n’en finissent plus de séduire les gourmands. C’est au cours du dernier Salon du chocolat que des liens commerciaux ont été tissés avec des entreprises japonaises en charge de l’importation. « Avec 120 millions d’habitants, le Japon représente un marché porteur, confie le chef d’entreprise. Il aura fallu plusieurs mois et de coûteux investissements (la création d’un nouveau laboratoire notamment) pour que le projet aboutisse. Et ce à un moment clé, à la veille de la Saint-Valentin. »
« Les Japonais sont très friands de chocolat mais ont une consommation raisonnée du sucre. Produit de luxe, le chocolat est consommé quasi exclusivement au moment des fêtes », poursuit Olivier Hautot, qui, pour répondre à cette demande particulière, a conçu un semainier sur le rythme : « un chocolat par jour ». Le phénomène semble avoir fait mouche au pays du Soleil Levant. Olivier Hautot s’est rendu sur place il y a deux semaines pour le constater. « Il y a une effervescence autour du produit. Je me suis surpris à signer plusieurs autographes », confesse-t-il. Le chocolatier espère continuer le développement de ses produits dans la capitale nipponne.
L’enseigne brestoise exporte depuis deux mois ses chocolats au pays du Soleil levant. Jean-Yves Kermarec, propriétaire d’Histoires de Chocolat, exporte désormais ses produits au Japon. Jean-Yves Kermarec rappelle que, jadis, « en 1679, la première cargaison de cacao est débarquée sur les quais de la Penfeld. Aujourd’hui, c’est le chocolat qui quitte Brest pour le Japon ». Joli clin d’œil à l’Histoire que celui de Jean-Yves Kermarec, patron d’Histoire de chocolat. La boutique avait déjà une petite clientèle internationale : « Nous en vendions déjà sur Internet, mais en petite proportion », raconte l’artisan créateur. Depuis mai, la chocolaterie brestoise expédie ses produits gourmands au Japon.
Un projet un peu dingue au départ, pour une entreprise au chiffre d’affaires d’1,6 million d’euros, encore peu tournée vers l’international. « Ça paraissait insurmontable pour nous », confie Jean-Yves Kermarec. L’artisan chocolatier a pu compter sur un soutien de poids, celui de la Sill qui « a joué un rôle formidable ». Le groupe de Plouvien a en effet servi d’intermédiaire entre Histoire de chocolat et les Japonais. Le but étant d’attirer les acheteurs sur place. Les visites de photographes et designers s’y succèdent alors. M. Show, qui vient régulièrement dans le Finistère, est à l’origine de cette initiative : « Il voulait ouvrir un magasin à Tokyo avec des produits régionaux », explique le chocolatier français.
Les Japonais sont « pointilleux », selon Jean-Yves Kermarec. La chocolaterie doit fournir à la douane japonaise les références des matières premières, le conditionnement des produits. Rien n’est laissé au hasard par les autorités nippones : « Ils ont même examiné nos colorants au microscope atomique ! » Le 22 mai, une première cargaison de 140 kg est envoyée à Tokyo dans le nouveau magasin décoré d’hermines. Les chocolats La Recouvrance, Les 1 000 sabords !, La Belle Poule, Miel d’Ouessant et Brest alimentent délicieusement les étals de La Fée Murmure. Les Japonais font du chocolat un produit de luxe : « L’alimentaire se trouve généralement au sous-sol, la boutique se trouve, elle, au rez-de-chaussée. »
Des boîtes de trois, six ou neuf chocolats sont vendues à 120 € le kilogramme. En juin, une deuxième cargaison de 140 kg a été expédiée. D’autres livraisons sont prévues cette année. Après le Japon, Jean-Yves Kermarec compte s’attaquer à la Chine. Des contacts sont déjà établis. Une mise en bouche internationale pour l’entreprise de 17 salariés ?

Le développement international s’inscrit donc dans une stratégie de premiumisation du chocolat artisanaux breton, répondant à une demande japonaise sensible au savoir-faire, à l’histoire locale et à la traçabilité des matières premières. Des collaborations avec des distributeurs et des magasins spécialisés témoignent d’un modèle d’export étape par étape, souvent nécessaire pour pénétrer un marché exigeant en termes d’étiquetage, de douane et de présentation.
- Origine et concept: capsule de chocolat breveté et semainier « un chocolat par jour ».
- Partenariats: entreprises japonaises d’importation et réseau local de distribution.
- Logistique: laboratoire dédié, contrôles douaniers rigoureux et packaging conforme.
- Commercialisation: magasins spécialisés à Tokyo, vitrines régionales et boutiques en rez-de-chaussée.
La suite annoncée prévoit des livraisons régulières et une extension possible vers d’autres marchés asiatiques, avec la Chine en ligne de mire après le Japon. Les retours sur place confirment une « effervescence autour du produit » et une vraie reconnaissance du savoir-faire hexagonal, même sur un marché aussi concurrentiel que le Japon.
La Manufacture de chocolat - LE FILM - Japonais
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