Tous les Dijonnais ont déjà aperçu, au bord de la rocade, cette grande usine de la Chocolaterie de Bourgogne. Ici, pas de Willy Wonka, mais un certain Auguste Lanvin, qui déménage de la rue Chabot Charny jusqu'à ce lieu en 1970. Sa renommée se fera grâce à ses fameux escargots, prisés par les amateurs de praliné. Dix ans plus tard, c'est Nestlé qui s'installe là avec comme production principale les fameuses barres Lion. Le premier redressement judiciaire de l'entreprise à lieu en 2004. Entre temps, d'autres rachats ont lieu, jusqu'au dernier par le groupe espagnol Lacasa qui fut, lui, placé en liquidation judiciaire le 4 mars dernier. L'usine continue sa production jusqu'au vendredi 19 mars 2021. Depuis, les lieux sont vides et les horloges, elles, arrêtées à 5h38, quelques minutes après que l'électricité soit coupée le dernier jour d'activité.
Qui a eu l’idée de génie de fabriquer des escargots en chocolat ? Pierre Lanvin bien sûr ! Arrivée au début du XXème siècle à Dijon, la famille Lanvin débute avec un petit atelier en ville, rue Chabot-Charny, puis elle achète des bâtiments plus vastes boulevard Carnot. La marque, de locale, devient nationale grâce notamment à la présence des fameuses petites cartes cachées dans les tablettes ! Puis c’est le succès avec l’escargot en chocolat. L’escargot de Bourgogne étant un des symboles de notre région, très apprécié et reconnu en gastronomie, Pierre Lanvin, Dijonnais, a eu l’idée d’en fabriquer en chocolat. Pour cela, il a dû créer un moule spécial, à charnières, qui permettait de recoller les deux moitiés d’escargot fourrées au praliné.
Jusque dans les années 1970, l’entreprise Lanvin sera prospère : la célèbre publicité de Salvador Dali se déclarant « fou du chocolat Lanvin » est le symbole de cette réussite. L’entreprise, appelée aujourd’hui Chocolaterie de Bourgogne, est toujours située à Dijon. Après être passée entre les mains du groupe LACASA et avoir connu quelques mois d’arrêt, la chocolaterie renaît de ses cendres et relance la production des fameux escargots en chocolat tels que Pierre Lanvin les avait imaginés. Le panier d’1 Kg d’escargots de Bourgogne au chocolat noir ou au lait.
Au cœur de kiosques musicaux, le présent, ma propre vie et ses choses profondément ensevelies [...]. L'histoire et tout cela me semblait, en quelque sorte bienfaisant. De leurs origines. Où chaque individu s'inscrit dans une continuité temporelle. Le monde, se perçoit lui-même et comprend sa place dans la société. Noisiel et son rayonnement international. Une logique d'affirmation de prestige et de légitimité sociale. Et à Noisiel. D’Officier de la Légion d’Honneur. Chevalier. furent distingués dans l'ordre de la Légion d'Honneur.
Aux archives patrimoniales de la ville de Noisiel, un vaste patrimoine immobilier. Sociales, traduisent l'ascension d'une dynastie devenue incontournable. C'est à Paris que leur réussite s'exprime avec le plus d'éclat. Nichés entre cour et jardin, cœur de cette géographie du pouvoir et de la richesse. Plusieurs hôtels, rue de Monceau et avenue Ruysdael. La rue Alfred de Vigny. De Jarnac, et Jacques Menier s'établit avenue d'Iéna. Menier. Gavernac, décédé le 9 décembre 1942. 1872 chez François Mahoux, un artiste marbrier. À l'École des Beaux-Arts de Paris. Jouffroy puis d'Alexandre Falguière et d'Henri Chapu. La villa Médicis) de 1921 à 1933. Qu'Auguste Rodin. Les bustes constitueront la première et principale production de Puech.
Et de grand rapport. Dans la voie ainsi ouverte. D'ailleurs, Auguste Rodin. Les bustes constitueront la première et principale production de Puech. Et de grand rapport. Dans la voie ainsi ouverte. D'ailleurs, Rodin a influencé les productions artistiques liées à la famille Menier et à leurs patrimoines, qui ont aussi financé et soutenu des projets architecturaux et culturels à Paris et en province.
La saga des Menier s’écrit aussi à travers l’industrie chocolatière française: l’usine de Noisiel, les campagnes, les fortunes, les investissements et les luttes sociales. Mais revenons à Dijon et à Nestlé: la chocolaterie Lanvin, passée dans le giron de Rowntree Mackintosh en 1977, puis de Nestlé en 1988, fabrique toujours les fameux escargots de Bourgogne fourrés au praliné. Aujourd’hui, l’essentiel de son activité est la fabrication des barres Lion. En trois ans, le site, promu centre de production des barres chocolatées pour l'ensemble de l'Europe, est passé de 11.000 à 40.000 tonnes de chocolat transformé. A elles seules, les barres représentent 35.000 tonnes/an, dont 96 % destinées à l'exportation dans 70 pays, à l'exception du continent américain.
Pour accueillir cette activité jusqu'alors basée à Noisiel, dans la région parisienne, et à Fawdon, en Angleterre, il a fallu doubler la surface de l'usine (50.000 m2 au total). Cet investissement de 240 millions de francs a généré la création de 250 emplois, portant les effectifs à 500 permanents et 350 saisonniers, employés de mai à novembre pour les chocolats de fin d'année. Nestlé n'a pas ménagé ses efforts pour lancer la nouvelle production. Le plan d'embauche, étalé sur trois ans, a été accompagné de 19.000 heures de formation par an, représentant 3 % de la masse salariale.
« Du seul métier de confiseur nous avons dû en développer d'autres, notamment la fabrication de céréales », explique Jean-Pierre Geay, directeur de l'établissement. La confection de la barre Lion requiert en effet 3 savoir-faire: la biscuiterie pour les gaufres, la technologie des céréales auparavant sous-traitée et désormais intégrée à cause du coût du transport, enfin la chocolaterie. Diversification La chocolaterie de Dijon n'a pas pour autant abandonné son métier d'origine. Outre les fameux escargots de Bourgogne à la marque Lanvin, plusieurs spécialités de fin d'année représentent encore 1.600 tonnes annuelles. Mais elles restent marginales : 4 % de la production. Néanmoins, une diversification est maintenue à travers des productions plus modestes: minitablettes, au rythme de 1.500 tonnes par an, et, depuis avril dernier, Dijon est l'une des usines du groupe à s'affairer au lancement des boules Disney destinées à concurrencer les oeufs surprises Kinder.
A partir d'un outil fonctionnant en continu grâce à une totale automatisation des lignes, une démarche qualité a été engagée qui a abouti, début 1996, à l'obtention de la norme ISO 9002. Reste cependant une ombre au tableau: la consommation des barres Lion a chuté au premier semestre 1996, principalement dans les pays de l'Est qui s'étaient pris d'une fringale pour ces friandises. Conséquence: l'équipe de suppléance installée pendant le week-end en 1994 pour assurer une moyenne annuelle de 36.000 tonnes a été provisoirement affectée à la maintenance.

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