Pour créer un rendez-vous familial et proposer des prix très attractifs, il s’agit d’installer une guinguette éphémère dans le parc ombragé de l’abbaye tous les jeudis et vendredis soir de juillet à partir de 17h, avec en prime une soirée festive le samedi 11 juillet et une soirée blanche le vendredi 21 août pour prolonger l’expérience.
J’ai su que cette guinguette éphémère allait voir le jour il y a un mois et demi, et il a fallu trouver rapidement un coorganisateur pour la partie restauration. Et c’est donc tout naturellement que mon choix s’est porté sur la boucherie de la route de Bordeaux à Angoulême « Le Billot de Théo » et ses braseros géants, indique Sofiane Trabelsi. Comme cela, on œuvre chacun dans la partie que l’on maîtrise le mieux, appuie Théo Chauveau.
Pour les accompagner, la Ville de La Couronne mettra à leur disposition les jardins de l’abbaye pour l’installation de la guinguette, 30 tables et 180 chaises, un espace de stockage dans la grange attenante, des sanitaires accessibles au public et l’éclairage du site jusqu’à 2 heures du matin les soirs d’ouverture. Des soirées à thème sont prévues, avec une structure gonflable pour les enfants et des apéros quiz, des karaokés, des blind tests et des concerts avec DJ. On diffusera également sur écran géant les matchs de la Coupe du monde.
L’idée est de proposer des prix très attractifs avec un menu complet à 22 euros. On aura du melon au pineau et au jambon en entrée, du jambon à la broche avec des pommes de terre et une assiette de fromage ou des mignardises sucrées en dessert. Et puis il y aura à la carte des croque-monsieur, des fish and chips, des effilochés ou araignées de porc et de l’andouillette pour 10 euros ou des magrets de canard et onglet de bœuf à 22 euros. Et puis on proposera également une vente d’huîtres, des pots de glace artisanale, énumère Théo Chauveau.
Du côté des boissons, Sofiane Trabelsi promet « quatre tireuses avec des bières 100 % locales, du vin rosé, blanc et rouge de la région, des cocktails et spritz charentais avec et sans alcool et du pineau au verre ». Pour se garer à proximité de l’abbaye, « il y aura le parking de l’abbaye et celui du terrain de tennis qui peut accueillir environ 150 voitures », indiquent les organisateurs.
Pour créer cette petite affaire, Louis Festa s’est associé à son ami Hugo Delmotte. Le premier a créé la carte, naturellement. Le second, réalisateur « free lance », qui signe les vidéos pour Les Singuliers, s’occupe davantage de la communication et des montages pour les réseaux sociaux. Les deux se sont retroussé les manches pour réaliser eux-mêmes « un maximum des travaux » de mise à niveau du local. L’ouverture est prévue jeudi 15 janvier.
Louis Festa avait en fait déjà créé Le Péricroque, un croque-monsieur proposé à emporter et sur les marchés gourmands. Il a cartonné. Le chef du restaurant étoilé La Tour des vents à Monbazillac, Damien Fagette, sert désormais aussi sa cuisine à bord d’un camion restaurant. Le pain des panats, créé spécialement par le chef avec un levain naturel, entre la brioche, le pain de mie et le pain japonais, sera fabriqué par la boulangerie L’Épi Bio, à Léguillac-de-l’Auche. Plusieurs choix seront possibles et renouvelés régulièrement, avec à l’intérieur du poulet d’Aubas, du cochon IGP, des champignons de Paussac-et-Saint-Vivien, etc. En accompagnement, on pourra choisir entre une salade de chou et des potatoes « très très locales ». Notre fournisseur, c’est Cyril Magne à Saint-Aquilin, le roi de la patate. Il a accepté de faire pour nous la variété que je voulais. On a ce luxe immense quand on travaille avec des producteurs que l’on connaît bien, savoure Louis Festa.
On est imbattables sur la qualité, sans oublier de mettre en avant les prix ajustés : « Notre portion de 250 g de potatoes est moins chère que les 150 g de frites » d’un certain géant du fast-food. Comptez 15 euros pour la formule avec panat, accompagnement, boisson et dessert. Celui-ci, toujours « très régressif », sera à choisir entre un tiramisu avec caramel au vin de noix, un cookie XXL, un gros cannelé et une glace « de chez Javerzac », à Saint-Martial-d’Artenset.
Annick Andrieux et André Crouzilles avaient décidé de ne plus administrer ce groupe, car « un problème de divergence concernant la ligne directrice à donner au contenu ». André Crouzilles, qui est chef d’entreprise à Jarnac, envisage d’autres projets pour le patrimoine local et la cuisine, notamment des reportages sur le lycée Guez-de-Balzac à Angoulême et le château de Chasseneuil, ainsi que l’organisation d’un grand pique-nique avec les membres volontaires pour favoriser le lien social. Ce qui l’intéresse, c’est que les gens soient au centre et pourquoi pas aussi imaginer des cours de cuisine chez un restaurateur ou un membre du groupe.

Offre culinaire et dynamique locale
La carte des panats, pain spécialement créé avec un levain naturel et des produits locaux, symbolise l’alliance entre tradition et modernité culinaire. L’offre s’articule autour de produits régionaux et de partenaires locaux soigneusement sélectionnés, établissant une dynamique de qualité à prix attractifs.
- Menus complets à 22 euros avec entrée, plat, fromage ou dessert et boisson.
- Options à 10 euros pour croque-monsieur, fish and chips, et autres spécialités.
- Boissons locales et cocktails, avec des produits charentais et des vins régionaux.
La logistique prévoit un accès simple et un stationnement pratique près de l’abbaye, afin d’accueillir un public familial et diversifié, tout en démontrant un engagement envers la qualité et l’accessibilité.
Ce projet témoigne d’une dynamique locale autour du patrimoine, de l’expertise culinaire et d’une approche communautaire, où les producteurs et les artisans jouent un rôle central dans l’expérience gourmande et conviviale proposée.