Canne à sucre à Lille : producteurs, prix et tensions autour des négociations

Avec AFP, le vendredi 14 avril 2023, un collectif de planteurs en Guadeloupe protestait contre le prix de la tonne de canne à sucre. Des nouvelles négociations sur les tarifs de la tonne de canne à sucre étaient prévues après plus d’une semaine de tensions devant l’unique usine sucrière de l’île, Gardel, dernière usine de ce type en Guadeloupe dite « continentale ». La réouverture des discussions a été obtenue avec l’accord des autorités et des collectivités, et le blocage a été levé mardi, tandis qu’une autre usine, Grande-Anse, est située sur l’île voisine de Marie-Galante. Le contexte de départ de la campagne sucrière était marqué par l’urgence de trouver une solution, comme le souligne Willem Monrose, porte-parole du collectif.

Les producteurs réclament une réévaluation du prix de la canne, estimant que le montant approximatif de 84 euros par tonne ne couvre pas l’augmentation du coût de revient de la production. « Le déblocage (...) était un geste pour nos collègues qui ont commencé à couper leurs cannes. On refuse de couper la canne car, nous, les planteurs ne nous y retrouvons pas », déplore-t-il. Selon Monrose, « on nous propose un chiffre d’affaires, pas de bénéfices, donc pas de rémunération », appelant à une revalorisation du prix à au moins 150 euros par tonne. Des négociations pourraient durer jusqu’en juillet 2023, et certains producteurs envisagent de laisser leurs cannes sur pied en l’absence d’accord.

Le mouvement s’est déclenché peu après la signature d’une convention le 1er avril, fixant pour cinq ans le montant des aides publiques et le prix d’achat de la canne par les sucriers. Le collectif pointe la nécessité d’un ajustement réel face à l’évolution des coûts de production et demande que l’industriel supporte une part plus importante de l’effort, sans solliciter davantage l’État qui assure déjà plus de 80% de la rémunération.

Contexte et enjeux locaux

La Guadeloupe dispose d’une usine unique en activité, Gardel, après la fermeture de plusieurs sites par le passé. La situation actuelle souligne l’importance cruciale des négociations pour le secteur sucrier et les producteurs locaux qui dépendent de ces prix pour leur rentabilité.

Ce que prévoient les négociations

Des discussions prévues fin avril et se poursuivant potentiellement jusqu’en juillet visent à réajuster le prix de la canne et les aides publiques afin d’équilibrer les coûts de production et les marges des planteurs et des industriels. La menace de blocage persiste chez certains producteurs en cas de non-accord.

  • Prix actuel de la tonne: environ 84 euros.
  • Objectif des planteurs: au moins 150 euros par tonne.
  • Acteurs impliqués: État, collectivités et industriels de la filière canne à sucre.
  • Usine à Gardel: point névralgique de la production en Guadeloupe continentale.

Réactions et perspectives

Willem Monrose met l’accent sur la responsabilité de l’industriel et non sur l’État, appelant à une revalorisation du prix de la canne afin de refléter les coûts de production et les besoins des planteurs. La situation actuelle montre l’importance des négociations continues et de l’équilibre entre soutien public et aspects économiques privés.

Éléments contextuels dans les Antilles

La question du prix de la canne à sucre et des aides publiques est emblématique des défis structurels du secteur sucrier dans les territoires d’outre-mer, où les coûts logistiques, énergétiques et climatiques influencent fortement la rentabilité des planteurs et la compétitivité des sucreries.

Infographie: schéma des acteurs et du processus de fixation du prix de la canne

Pour illustrer le cadre socio-économique, on peut visualiser la chaîne des acteurs et les flux financiers liés au prix de la canne: planteurs → usine sucrière → aides publiques → coût de production. Cette chaîne est au cœur des discussions entre les opérateurs et les pouvoirs publics.

Négociation : 10 techniques d'Expert et leurs parades (source: Harvard, FBI, GIGN)

Des tensions similaires peuvent émerger dans d’autres régions à forte production sucrière, où les coûts de production évoluent et où les mécanismes d’aides publiques jouent un rôle déterminant dans la viabilité des exploitations agricoles et des usines locales.

ÉlémentSituation
Prix actuel par tonneenviron 84 euros
Prix demandé par les planteursau moins 150 euros
Durée de la convention actuelle5 ans
Usine principaleGardel (Guadeloupe continentale)
Autre usineGrande-Anse (Marie-Galante)

En parallèle, divers contenus publicitaires et locaux autour de la canne et de la rhumerie illustrent le lien fort entre la production de canne et l’économie locale, bien que ce type de contenu ne fasse pas partie du cœur de la négociation sur le prix et les aides.

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