Biscuit Bouvard et Hafner histoire: itinéraire d’un biscuitier bio et local

Fondée en 1976, l'usine de biscuits Bouvard Alina fournit toutes les marques de la grande distribution en produits bio issus de l'agriculture locale. Explications en chiffres. Olivier Euvrard qui, en sa qualité de directeur de biscuiterie, est un peu le « Willy Wonka » dolois. En 1976, la biscuiterie créée au début du XXe siècle par le pâtissier Firmin Bouvard à Bourg-en-Bresse prend une autre dimension. Ses produits sont intégrés dans le circuit de la grande distribution et il faut produire davantage. Auchan, Carrefour, Leclerc, etc. On travaille avec toutes les enseignes. Comme je le dis, à l’époque Bouvard faisait du bio sans le savoir. Mais il y avait déjà dans l’ADN de l’entreprise la volonté de travailler en bio.

Cinquant ans après la construction de l’usine, c’est encore ce qui frappe le naïf débarquant dans le hall d’accueil de l’usine doloise : dans la vitrine où sont exposés les produits maison, on découvre sous des appellations et des emballages différents la presque totalité des produits vendus par les différentes marques de la grande distribution. « Auchan, Carrefour, Leclerc, etc. On travaille avec toutes les enseignes. On est le premier fabricant de biscuits bio en France », souligne sobrement Olivier Euvrard.

170 nuances de biscuit et une offre diversifiée

À Dole, les 150 salariés de l’usine ont la charge de produire « 160 à 170 références différentes de biscuits ». « On a bien sûr le petit beurre conventionnel, bio et diète. On a les langues de chats, les tuiles, toute la gamme « sandwich » chocolat bio, qui est une grosse famille de biscuits ! Les biscuits pour enfants avec les chocolatés en forme de petits animaux… », commence à lister Olivier Euvrard.

« Quand on parle de références, on parle, par exemple, de différents dosages d’ingrédients, de l’épaisseur de la couche chocolatée, du type de chocolat. On est la seule usine du groupe à faire des produits sans gluten. »

Un site agrandi et des lignes de production dédiées

Un site agrandi de 5 000 m2. L’usine Bouvard Alina ne dispose pourtant pas d’autant de lignes de productions que de références à son catalogue. « Nous avons cinq lignes de production dont deux lignes spécialisées. L’une pour les biscuits secs, donc sans chocolat. Une autre, bien spécifique, dédiée aux pâtes liquides pour faire des tuiles et des langues de chat. Et nous avons deux lignes chocolat. »

Le nombre de lignes de production est appelée à augmenter avec l’extension du site programmé d’ici 2025 (la surface passera de 10 000 à 15 000 m2). « On va installer des nouvelles lignes de production qui seront opérationnelles l’année prochaine. On construit le bâtiment en 2024, on fait les finitions et, en 2025, on commence la production de références supplémentaires de biscuits à la noix de coco »

Olivier Euvrard, directeur de l’usine Bouvard Alina, évoque la perspective d’une croissance mesurée et maîtrisée, en restant fidèle à l’ADN bio et local.

Approvisionnement et proximité : une règle d’or

3 000 tonnes de blé à trouver. Pour nourrir ces lignes de production, l’usine doit garantir son approvisionnement sur le fluctuant marché des matières premières. Quand un céréalier plante son blé en septembre, on s’engage à l’acheter à un prix défini, qui peut varier en fonction des cours internationaux bien sûr, mais il sait que sa production est vendue avec un an d’avance. On lui achète quel que soit le volume. C’est valable pour le blé conventionnel mais aussi pour une part sur le blé bio. C’est la matière première numéro 1 pour fabriquer un biscuit !

« L’Ukraine est le premier producteur mondial de tournesol. La guerre a donc ouvert une crise du tournesol. Pour nous le tournesol bio, principalement, vient de nos filières en France. Donc, j’avais ma matière première. »

Une méthode d’approvisionnement en proximité qui touche presque tous les produits cultivables sous nos latitudes avec une attention particulière en termes qualitatifs. « On a développé une filière sur l’œuf aussi. On utilise que de l’œuf « ponte au sol » et pas de l’œuf « cage ». On n’utilise pas de traitement anti-germinatif pour nos blés. Cela a un coût mais pour la santé, c’est mieux. Je veux que tous mes fournisseurs soient dans un rayon de 150 km autour de l’usine. Globalement, on s’y tient à l’exception du chocolat, évidemment. Mais tous nos fournisseurs d’emballage sont dans la région. Reste le beurre que l’usine Bouvard a eu quelques difficultés à se procurer en proximité. Concurrence de la filière comté oblige : « Je m’engage à prendre une partie de l’excédent de beurre au lieu qu’elle parte à je ne sais quel prix au cours mondial. Simplement, je m’engage à l’année à prendre leur beurre pour nos recettes de petits beurre classique. »

Mais les coopératives des fruitières locales, fières de leur indépendance commerciale, regardent Olivier Euvrard et ses clients de la grande distribution avec une certaine perplexité. « On va dire : « Qu’est-ce qu’un industriel veut faire avec la fruitière ? » Mais je ne viens pas acheter la fruitière.

Références administratives et statut de l’entreprise

Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). L’Extrait RNE est le justificatif d’immatriculation de l’entreprise. Il contient les mêmes données qu’un extrait KBIS/D1. Inscrite (Insee) le 01/01/1957. Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 01/01/1957. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Avis de situation: Immatriculée au RNE (INPI) le 15/02/1957. Cette structure est immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE), depuis le 15/02/1957. Elle a été mise à jour le 28/07/2026.

D’autres informations détaillent l’activité principale, les catégories d’entreprise et les conventions collectives. Cette structure est un professionnel du Bio et est associée à la Convention collective nationale des 5 branches industries alimentaires diverses (IDCC 3109).

Carte des filières locales et itinéraires d'approvisionnement en région

Interprétation et signification de l’histoire

Le récit de Bouvard Alina, tel que retracé ici, illustre comment une biscuiterie née au début du XXe siècle peut évoluer pour devenir un acteur majeur du bio en France, ancrée dans l’économie locale et dans une relation de proximité avec ses fournisseurs et ses clients autour d’un cadre éthique et qualitatif. L’histoire est aussi celle d’une transformation continue: de producteur du quotidien à pionnier du sans gluten et du voyage des matières premières locales jusqu’aux rayons des grandes surfaces.

Schéma des flux d'approvisionnement et de production chez Bouvard Alina

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