Benoît Mamasian et la nouvelle dynamique du Meilleur Pâtissier professionnel

Les résultats sont tombés en fin de journée pour les candidats des deux catégories du concours. Ils étaient sept candidats par catégorie à représenter la région Centre-Est (Lyon, Grenoble, Chambéry, Ambérieux et Bourgoin Jallieu). Tous devaient se distinguer par une création alliant authenticité et respect de la saisonnalité des produits. Le jury était composé de six jurys dégustation et de trois jurys travail, chargés d’observer l’étape de préparation des candidats.

Alors que « Le Meilleur Pâtissier » et ses candidats amateurs font les belles heures de M6 depuis six saisons, la chaîne lance, ce lundi soir à 21 heures et pour la deuxième année, le concours des professionnels. Des spécialistes expérimentés réunis dans quatre brigades de trois candidats qui s'affrontent chaque lundi pendant plusieurs semaines. Voir des cadors cuisiner, c'est bien. Découvrir des personnages c'est mieux. L'émission a tiré les leçons d'une première saison parfois trop technique et ennuyeuse.

« On a cherché le même niveau d'excellence que l'an dernier, mais en proposant des épreuves moins compliquées à suivre, reconnaît Gery Leymergie, producteur de l'émission chez BBC Studios. On voulait aussi des candidats qui avaient des histoires à raconter. L'année passée, on était allé chercher des pâtissiers dans les grands palaces, les grandes maisons. Cette fois, nous avons souhaité trouver des profils différents : une équipe canadienne, une autre japonaise ou certains qui ont leur propre boutique. »

C'est le cas de James Berthier à découvrir ce soir, leader de l'équipe de « L'Académie culinaire » et patron de la pâtisserie familiale « Sucrécacao » à Paris. Béret vissé sur la tête, comme ses deux compères, il crève l'écran avec sa grande gueule et ses recettes à l'ancienne face à des jeunes adversaires plus audacieux. « Bon le béret, je regrette un peu, commente ce passionné de 50 ans dont 35 au fourneau. Je n'ai pas envie d'être réduit à ça. Mais je le porte vraiment dans la vie. L'hiver, c'est plus chaud qu'une toque. »

La production avait repéré ce phénomène depuis plusieurs années. « J'avais déjà été invité comme juré d'un soir dans le Meilleur Pâtissier amateur. Et quand la chaîne a lancé le concours des professionnels, mes enfants de 5, 15 et 20 ans m'ont dit : pourquoi pas toi ? »

La télé, une « pression supplémentaire »

Benoît Mamasian, lui, avait tenté sa chance dans « Qui sera le prochain grand Pâtissier » de France 2, il y a quelques années. Sans aller au-delà des présélections. Il a été contacté par celui de M6. On comprend pourquoi en découvrant ce lundi soir ce jeune homme de 34 ans, ultra à l'aise, servant affectueusement du « mon lapin » à ses coéquipiers de la brigade des « Pâtissiers dans le monde ». « Je n'ai pas peur des caméras et je ne suis pas un solitaire dans la vie, explique ce patron des desserts à la Brasserie Flow à Lyon. On a passé un super moment entre potes et on s'est marré du début à la fin. »

C'était moins la rigolade pour d'autres, quelque peu déroutés par les conditions. « C'est une pression supplémentaire d'être à la télé », reconnaît Pauline Lehoux, jeune pâtissière de 23 ans, meneuse de l'équipe du salon de thé parisien « Acide Macaron », venue juste chercher « une nouvelle expérience supplémentaire ». Ça tombe bien. Il n'y a rien d'autre à gagner. « Les journalistes de l'émission nous posent des questions sur ce que l'on est en train de réaliser. Dans notre cuisine, on n'est pas habitué à expliquer ce que l'on fait. C'est déstabilisant. » Mais Pauline s'en sort très bien, cheffe à la fois directive et rassurante.

Une présence féminine salutaire, parmi quelques autres, dans un concours jusque-là très viril. « C'était aussi notre envie de féminiser le jeu, avoue Gery Leymergie. Mais on rame, car c'est un milieu très masculin ». Le jury réunissant Pierre Hermé, Philippe Conticini et Cyril Lignac accueille cette année dans ses rangs Audrey Gellet, 32 ans, formatrice à l'école hôtelière de Lausanne et gagnante du « Grand Pâtissier » de… France 2 en 2013. « On n'est pas allé la chercher sur la chaîne concurrente, se défend Gery Leymergie. Ce qui nous intéressait, c'est son côté enseignant que les autres membres du jury n'ont plus désormais. ». A l'époque où la jurée était candidate sur la Deux, elle avait été jugée par un certain… James Berthier, aujourd'hui candidat de M6.

Quand elle lui parle de « crémeux », il la reprend au vol et défend la tradition jusque dans le vocabulaire. « C'est un mot que je ne connais pas, s'agace-t-il. Pour moi, c'est une crème mousseline ». Le Progrès, en tant que responsable de traitement, recueille dans ce formulaire des informations qui sont enregistrées dans un fichier informatisé par son Service Relations Clients, la finalité étant d’assurer la création et la gestion de votre compte, ainsi que des abonnements et autres services souscrits. Si vous y avez consenti, ces données peuvent également être utilisées pour l’envoi de newsletters et/ou d’offres promotionnelles par Le Progrès, les sociétés qui lui sont affiliées et/ou ses partenaires commerciaux. Vous êtes déjà inscrit ?

Infographie: Composition des brigades et format du concours

Epreuve d’entretien avec le jury dans la FP, exemple de présentation orale en 5 minutes

Cette mise en scène du concours des professionnels confirme une dynamique nouvelle: des profils internationaux, une approche pédagogique renforcée et une exigence d’authenticité dans les recettes, tout en restant accessible au grand public. Benoît Mamasian incarne cette double ambition: maîtrise technique et esprit d’équipe, sans renier son identité lyonnaise et son univers culinaire à la Brasserie Flow.

Aspect Détail
Catégories Professionnels et Amateurs
Région représentée Centre-Est (Lyon et alentours)
Jury principal Pierre Hermé, Philippe Conticini, Cyril Lignac + Audrey Gellet

En résumé, Benoît Mamasian s’impose comme figure clé de cette édition, alliant savoir-faire, proximité et une énergie communicative qui captive autant les candidats que les téléspectateurs.

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