« C’est un peu le rôle des grands-mères, n’est-ce pas ? Qu’elles se consacrent à leurs petits-enfants, se languissent d’eux ou apprennent à les connaître, elles portent en elles l’histoire d’un autre temps. » Ces mots ouvrent une réflexion sur l’importance des grands-mères comme porteuses de mémoire et de valeurs, capables de prolonger la voix des femmes qui ne sont plus et qui, ainsi, ne seront jamais oubliées.
Le livre d’Aujourd’hui célèbre une place qui s’élargit avec les effets de la crise : le retour vers la famille, ses valeurs et sa protection. Le besoin de racines, l’exigence de connaître son origine, la transmission des valeurs du passé et le recours à la garde des enfants en l’absence de crèches témoignent d’un rôle renforcé pour les grands-mères.
Une grand-mère de 50 ans, urbaine et active sur les plans social, sexuel et professionnel, peut ne pas disposer de beaucoup de temps ou d’envie de s’occuper très fréquemment de ses petits-enfants. Cette observation illustre la palette contemporaine des grands-parents, entre les jeunes et les plus âgés, les urbains et les campagnards, et même les jeunes seniors ex-urbains qui prennent une retraite anticipée à la campagne.
On peut se demander : “On fête les grand-mères mais pas les grands-pères ?” Dans le domaine éducatif et à leur époque, les hommes étaient plus en retrait et l’habitude de se rendre disponible pour la famille n’était pas toujours prise. Les actifs sont trop occupés et les retraités souvent trop fatigués, ce qui n’est pas universel mais fréquent.
Toutes ne se rendent pas disponibiliées pour leurs petits enfants. Certaines résistent et tombent amoureuses du petit qu’on leur met dans les bras. Dit-on les mêmes choses à sa mère et à sa grand-mère ? Surtout à l’adolescence, la grand-mère prend une place importante : elle est moins proche, moins éducative, plus tolérante.
Se confier à elle fait moins peur. Le scénario familier montre que se laisser aller, sans pression, peut être facilité pendant les vacances ou les weekends, lorsque les règles à la maison deviennent plus flexibles. Le poids de la scolarité et de la réussite scolaire ne pèse pas sur les grands-parents, ce qui rend leur rôle parfois difficile mais essentiel pour le maintien du lien familial.
Une fois dépassée la souffrance et la déception, maintenir le lien familial demeure primordial, surtout lorsque les parents se disputent. Les petits-enfants se révèlent souvent plus tolérants que les enfants eux-mêmes. Certes, si papy pleure ou si mamie déprime, les petits-enfants peuvent être déstabilisés, mais ils apprennent que la vie réserve toujours des surprises, bonnes ou moins bonnes.
Les parents peuvent aider en ne dramatisant pas tout, offrant une clé pour éviter que l’infantilisation ne s’empare des rapports intergénérationnels. Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, a consacré sa carrière à l’enfance, l’adolescence et la famille, et a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, notamment L’adolescence au quotidien, Pardonner à ses parents, Les violences du quotidien et Quand les violences vous touchent, souvent en collaboration.
Le livre et l’approche humaine de Vaillant - présentés dans les sections Accueil/Livres/Bien-être & vie pratique/Couple, enfant & famille/Grands-parents/Au bonheur des grands-mères - fondent une réflexion sur la joie et le sens de devenir grand-mère aujourd’hui, tout en rendant hommage à celles qui ne sont plus et qui restent présentes dans la vie des générations futures. Le format poche, les dimensions modestes et la présentation épurée traduisent une accessibilité qui favorise la diffusion des messages de douceur, de transmission et de stabilité familiale.
- Rôle des grands-mères comme mémoire vivante et transmettrice de valeurs.
- Évolution des dynamiques familiales à l’ère contemporaine et en période de crise.
- Variété des profils de grands-parents et de leurs disponibilités.
- Important équilibre entre discipline et tolérance dans l’éducation des adolescents.
- Maintien du lien familial malgré les tensions entre parents.
Table d’éléments clés du livre et de son auteur :
| Élément | Description |
|---|---|
| Auteur | Maryse Vaillant, psychologue clinicienne |
| Thème principal | Bonheur des grands-mères, transmission, mémoire |
| Cadre d’action | Vie familiale, centres d’éducation informelle, vacances et weekends |
| Publications associées | L’adolescence au quotidien, Pardonner à ses parents, Les violences du quotidien, Quand les violences vous touchent |
| Éditeur | Erès |
| Format | Poche |
| Nombre de pages | 191 |
| Date de parution | 27/02/2014 |
En somme, Au bonheur des grands-mères met en lumière un rôle fondamental et intemporel des aïnées dans la continuité des liens familiaux, la transmission des valeurs et le soutien affectif qui traverse les générations, tout en reconnaissant les défis contemporains auxquels elles font face dans un monde en mutation.
