Histoire de Méert et des confiseries du Nord : naissance, évolution et patrimoine sucré

L’histoire de Méert débute en 1607, lorsqu'un commerce s'installe au 27, rue Esquermoise au coeur du Vieux-Lille. A l'origine apothicaire épicier, la Maison reçoit dès 1677 l'autorisation des magistrats lillois pour étendre ses activités à la boulangerie et à la pâtisserie. Le sieur Delecourt, Confiseur Chocolatier, reprend l'affaire en 1761. Il sera bientôt suivi de son compatriote Modo de Rollez qui, grâce à ses fameuses glaces, fera de cette adresse un lieu incontournable de l’art du sucré. 1849 : M. Le belge Michael Paulus Gislenus Méert reprend l’affaire après cinq années passées aux Colonies dans les plantations de cacao, de canne à sucre, de vanille et de café. Il développe les déjà nombreuses douceurs pâtissières et crée la fabuleuse gaufre fourrée à la vanille, laissant définitivement son nom à la célèbre Maison.

Devant le succès, le premier salon de thé « Family Tea », pur style néo Louis XVI et œuvre de l’architecte Cordonnier, est inauguré, suivi très rapidement d’un second salon art déco, puis d’un nouveau magasin dans les années 1930. Une délicieuse crème noix de coco/vanille entre deux couches de biscuits croustillants !

Ces bâtonnets de réglisse sont obtenus à partir des racines de la plante de réglisse. Après avoir été récoltées, les racines sont généralement nettoyées, écorcées et séchées. Ensuite, elles sont broyées pour obtenir une poudre fine ou transformées en extrait liquide qui peut être utilisé dans diverses applications culinaires. Les bois de réglisse sont appréciés non seulement pour leur goût, mais aussi pour leurs propriétés médicinales potentielles.

Nos Bonbons aux Fruits sont un régal pour les yeux et les papilles. Chaque emballage contient un mélange de six saveurs de fruits différentes. Ce petit bonbon est à la cerise. Il a une couche extérieure poudreuse très acidulée qui peut surprendre les plus petits. cerise, kiwi, mandarine et citron. A consommer seul ou en groupe!

Les bonbons au Miel de Romarin concentrent toute la douceur du miel de romarin dans des confiseries en forme d’abeille. Ils ne comportent ni arôme ni colorant mais 10% de miel. Ronds comme des billes, ils sont drôles et surprenants. Incontournables, les boules de neige au caramel poudré ! Ronds comme des billes, ils sont drôles et surprenants. Encore une spécialité Belge, des gommes dure au subtil goût de violette. La Ch’ti Bar est une délicieuse barre de caramel emballée dans une jolie papillote jaune, blanche et rouge. Typique bonbon des Hauts-de-France, tout le monde connait le goût inoubliable de ce petit bonbon. Sans huile de palme, sans gluten, sans arachide et sans colorant, cette confiserie convient à tout type de régime alimentaire.

En 1859 à Anvers, Paul Parein invente une nouvelle gaufrette. Son fils, Louis, adopte alors une stratégie révolutionnaire pour l’époque : il décide de donner à ses produits des noms originaux, uniques et déposables à l’international. En 1859 à Anvers, Paul Parein invente une nouvelle gaufrette. Son fils, Louis, adopte alors une stratégie révolutionnaire pour l’époque : il décide de donner à ses produits des noms originaux, uniques et déposables à l’international.

Les bonbons collier dextrose sont des friandises classiques et nostalgiques qui rappellent l’enfance. Composés de petites pastilles colorées en sucre compressé et enfilées sur un élastique, ces colliers comestibles sont aussi amusants à porter qu’à déguster. A l'évocation de certain mots, les souvenirs s'emballent, les papilles s'affolent... Carambar, MiChoKo, Petit Ourson, la Pastille du Mineur... Mais lorsque l'on entend la Babelutte de Lille, la Bêtise de Cambrai, la Sottise de Valenciennes ou la Chique de Bavay, on comprend que c'est dans le Nord de la France que ces confiseries ont été inventées.

Lorsque l'on sait que cette région est propice à la culture de la betterave à sucre et que de nombreuses raffineries y sont installées, on comprend mieux pourquoi dès le XIXème siècle, des artisans confiseurs s'établissent à Lille et dans la région. C'est donc naturellement au n°24 de la rue Guynemer à Wattignies, site de l'usine de La Pie qui Chante (qui ferma ses portes en 2003), que s'est installée La Maison de la Confiserie. Faire vivre un patrimoine acidulé et sucré, histoire que la Pie continue à Chanter! Musée, démonstration du savoir faire du confiseur, une bonbonthèque qui fait fondre de plaisir... Ici il est question de sucre...

Le Nord de la France est une région particulièrement fière de son patrimoine gastronomique. Outre ces plats typiques, la région se distingue par une importante production de confiserie et par son histoire spécifique des confiseries nordistes. Comment sont nés les premiers bonbons ? L’histoire de la confiserie débute avec le miel, première source de sucrage connue. Un confiseur romain, Julius Dragatus, créa le premier bonbon vers 200 ans avant J.-C. En plongeant une amande dans un bol de miel, la dragée était née. Ensuite, la canne à sucre prit le relais, avec les découvertes des Croisés ramenant des cannes en Occident et Venise comme centre logistique.

Au XIXe siècle, Napoléon encouragea la production de betterave en France, offrant une alternative au sucre de canne et assurant un approvisionnement constant. La production de betterave s’étendit particulièrement dans le Nord, où le climat tempéré convient à la culture. L’extraction du sucre de betterave se fait par chauffe et filtration, puis évaporation pour concentrer le sucre. Si le sucre de betterave existait avant le blocus, il devint rapidement compétitif et finit par supplanter le sucre de canne. En 1821, Louis Crespel-Delisse devint le plus grand producteur de betterave en Europe. Vers 1890, environ 60% de la production mondiale de sucre provenait de betterave, donnant naissance à une industrie confiserie importante dans le Nord. Cette forte présence de betterave explique la profusion de confiseries nordistes, comme les bêtises de Cambrai et les babeluttes de Lille, et leur prestige dans la région.

Et vous, saviez-vous que l’on pouvait produire du sucre à partir de la betterave ? Dites-le nous en commentaire !

carte anciennes confiseries Nord de la France

Le fabuleux destin du bonbon des Vosges !

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