30 secondes dans la bouche, 30 ans sur les hanches ? L’adage est peut-être exact pour certaines pâtisseries qui sont, il est vrai, particulièrement caloriques. Nous avons utilisé les données publiques disponibles pour les valeurs nutritionnelles auprès de 2 bases de données : CIQUAL pour la France et USDA aux Etats-Unis. Ces chiffres représentent une estimation moyenne pour chaque pâtisserie. Chaque pâtissier ayant ses habitudes, les doses de sucres et de graisses peuvent changer d’une recette à une autre.
Les éléments qui pèsent le plus dans les calories
Le macaron est une pâtisserie réputée difficile à réussir. Un petit macaron renferme énormément de calories en raison de son ingrédient principal : les amandes qui sont très énergétiques. Elles apportent aussi des protéines. Le financier est une petite pâtisserie en forme de petit lingot à la texture moelleuse. Sa composition inclut de la poudre d’amande, du sucre, des blancs d’œufs, et surtout, une quantité généreuse de beurre. La particularité calorique du financier provient principalement de deux ingrédients : le beurre et la poudre d’amande. Le beurre, surtout lorsqu’il est utilisé sous forme de beurre noisette, ajoute une quantité importante de lipides, ce qui élève la valeur calorique de la pâtisserie.
On ne présente plus la madeleine. Ce petit gâteau moelleux, souvent en forme de coquillage, est célèbre dans le monde entier pour sa texture légère et son goût subtil de beurre et de citron. Ce qui rend la madeleine particulièrement calorique, c’est son taux élevé de beurre qui est la clef de son fondant et de sa texture aérienne. Du beurre et du sucre. Le kouign-amann a tous les atouts d’une bombe calorique bretonne. Sa fabrication implique des couches successives de pâte et de beurre, saupoudrées de sucre, puis repliées et roulées de manière à créer un feuilletage riche et caramelisé à la cuisson.
Autres pâtisseries et leurs caractéristiques
Ma pâtisserie préférée, ce qui peut expliquer mon léger embonpoint. Ce n’est pas faute de boire des litres de thé détox. Le paris-Brest est composé d’une pâte à choux garnie d’une crème pralinée, et traditionnellement décoré d’amandes effilées. Il a été créé en l’honneur de la course cycliste Paris-Brest-Paris, d’où sa forme rappelant une roue de vélo. Une autre dinguerie à base de poudre d’amande. Le Pithiviers est un gâteau composé de deux couches de pâte feuilletée enveloppant une garniture dense de frangipane. Les libations de Noël et du Nouvel An sont à peine terminées qu’on vous propose d’enchaîner avec la galette des rois.
Les calories qu’il contient n’ont rien de fantomatiques. L’Opéra est une pâtisserie complexe composée de fines couches alternées de biscuit Joconde imbibé de café, de crème au beurre au café et de ganache au chocolat, le tout recouvert d’une couche de glaçage au chocolat. Le basque est bondissant, de même que le nombre de calories du gâteau éponyme. Cette spécialité traditionnelle de la région du Pays basque est réputée pour sa texture fondante et son goût unique, il se compose principalement d’une pâte sablée garnie de crème pâtissière ou de confiture de cerises noires. Cette petit bouchée gourmande offre une structure légère qui cache un bon paquet de calories et de sucre. Son aspect doré et croustillant à l’extérieur, avec un cœur tendre et moelleux à l’intérieur, la rend irrésistible à l’heure du thé ou comme une gourmandise rapide.
On ne présente plus ce grand classique des tables du 25 décembre. La crème au beurre, le sucre en font une vraie bombe calorique. Il va falloir bûcher pour éliminer ses calories. Le pain d’épices est un gâteau moelleux au miel, agrémenté d’un mélange d’épices comme la cannelle, le clou de girofle, le gingembre et la muscade. Le nom de la pâtisserie “religieuse” trouve son origine dans son apparence qui évoque, selon certains, la forme d’une nonne vêtue de son habit. LA spécialité bordelaise qui en plus, n’est pas si difficile à réussir chez soi. Sa croûte caramélisée et son cœur tendre et moelleux sont parfumés au rhum et à la vanille.
Le Saint-Honoré tient son nom de Saint Honoré, le saint patron des boulangers et pâtissiers, célébré le 16 mai. Cette pâtisserie complexe est une composition de pâte feuilletée à la base, surmontée de petits choux garnis de crème pâtissière et nappés de caramel. Une de mes préférées bien que je la trouve particulièrement difficile à manger : quand je croque d’un côté, toute la crème est éjectée à l’autre bout. L’origine du baba au rhum est souvent attribuée à Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine, qui, trouvant son gâteau kouglof trop sec, aurait eu l’idée de l’arroser de rhum. Sa popularité s’est ensuite étendue, devenant un incontournable de la pâtisserie française. Un autre de mes chouchous ! L’éclair doit son nom à sa vitesse de disparition une fois servie, comme un éclair dans le ciel. La tarte Tatin, cette fameuse tarte aux pommes renversée moelleuse et croustillante, tire son nom des sœurs Tatin, Caroline et Stéphanie, qui tenaient un hôtel-restaurant en Sologne à la fin du 19e siècle. Ce flan roboratif mais succulent est agrémenté de pruneaux. Le débat divise toujours les foyers : avec ou sans noyaux dans les cerises ? Les noyaux sont réputés pour ajouter un arôme d’amande amère au clafoutis.
- La comparaison des valeurs nutritionnelles dépend des bases de données utilisées et des variations de recettes.
- Les ingrédients gras et sucrés, surtout le beurre et la poudre d’amande, expliquent les différences calorifiques entre ces pâtisseries.
- La texture légère peut coexister avec une densité calorique élevée selon les procédés et les garnitures.
- Consulter CIQUAL et USDA pour des valeurs moyennes représentatives.
- Noter que chaque pâtissier adapte les doses, ce qui peut faire varier les chiffres.
- Penser à des portions de comparaison équivalentes lors d’un menu ou d’un dessert varié.
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10 pâtisseries et viennoiseries préférées des Français | Intermediate learners
Tableau récapitulatif basé sur les données publiques des bases CIQUAL et USDA permet d’illustrer les grandes variations entre les pâtisseries évoquées.