Pepites foot Pologne: jeunes talents et futures stars

Jeune attaquant du Lech Poznan, Oskar Tomczyk est en train de doucement obtenir de belles références. Que ce soit avec l’équipe U19 (8 matches, 6 buts) comme l’équipe B (9 matches, 1 but), le jeune buteur est en train d’empiler les pions et s’affirme dans la pure tradition des attaquants polonais talentueux. Auteur de 11 buts en 9 matches avec la Pologne U19, il sait être efficace et tentera de le montrer durant cette compétition.

Si l’Irlande dispose d’Evan Ferguson (18 ans, Brighton) comme futur grand talent en pointe pour les années à venir, il pourrait être accompagné par Mason Melia. À tout juste 15 ans, le buteur de St. Patrick’s Athletic est déjà en équipe première et compte déjà 1 but et 1 offrande en 2 apparitions. Déjà suivi de très près par Liverpool, il doit utiliser cette compétition pour continuer à s’affirmer aux yeux des grandes écuries de Premier League. Sa progression semble se dessiner en tout cas dans ce championnat.

Débauché par l’AS Roma l’été dernier en provenance de Domzale, le jeune Luka Mlakar impressionne avec l’équipe U17 du club italien (10 buts en 16 matches) où il a remporté le championnat dans sa catégorie. À l’instar de Benjamin Sesko avec Salzbourg, il représente le futur de son pays et va devoir le confirmer dans cette compétition. Pour le moment, il ne compte que trois capes dans cette catégorie pour une offrande et va devoir s’affirmer.

Plus jeune joueur de l’histoire du FC Barcelone à se produire en Liga, Lamine Yamal sera à coup sûr une des attractions de la compétition. Surclassé, le jeune ailier droit de 15 ans doit confirmer ses débuts prometteurs avec les Blaugranas. Sacré champion d’Espagne, il compte 4 buts et 1 offrande en 5 matches avec la Roja dans la catégorie U19 et tentera d’étoffer un peu plus son palmarès à l’occasion de cette compétition.

Signant professionnel en cours de saison avec Clermont, Mohamed-Amine Bouchenna est un grand espoir du club auvergnat. Le droitier a notamment brillé en Coupe Gambardella où il a emmené les siens en finale face à Monaco (défaite 4-2). Il sera quoiqu’il arrive l’un des éléments moteurs de cette équipe. Toujours chez les Bleuets, on peut mettre en évidence l’ailier droit Mathis Lambourde. Le natif des Lilas a brillé en qualifications (5 buts en 6 matches) mais se montre aussi à l’aise avec les jeunes pousses du Stade Rennais. Avec le club breton, il a également été en vue sur la Coupe Gambardella jusqu’à l’élimination contre Clermont en demi-finale.

Particulièrement suivi par le FC Barcelone et son coach Xavi, l’attaquant allemand Paris Brunner sera lui aussi un des joueurs à garder d’un coin de l’œil. Auteur de 24 buts et 4 offrandes en 31 matches avec les différentes classes d’âge du Borussia Dortmund, il a su rendre la catégorie U17 trop facile pour lui (16 buts et 1 offrande en 6 matches). De retour à ce niveau le temps d’un Euro, celui qui compte 11 buts et 4 offrandes en 12 matches avec l’Allemagne entend bien martyriser les défenses adverses.

Infographie: jeunes talents polonais et leurs clubs

Nouveau grand talent de l’Ajax Amsterdam avec qui il compte déjà 12 apparitions en équipe première, Jorrel Hato se présente comme l’un des grands défenseurs centraux en devenir. Solide en Youth League malgré la sortie précoce de son équipe, le gaucher de 17 ans est amené à prendre encore plus d’importance la saison prochaine. Tout d’abord, l’Euro U17 sera pour lui l’occasion idéale de montrer toute l’étendue de son talent contre des joueurs de son âge.

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Un vent nouveau souffle sur le Dragão. Il y a des arrivées qui bouleversent tout. Celle d’Oskar Pietuszewski au FC Porto n’aura pas attendu pour faire vibrer les travées du Dragão. À peine débarqué de Pologne pour huit millions d’euros, le jeune ailier de 17 ans semblait promis à un apprentissage discret. Un impact immédiat, une histoire déjà écrite. En moins de deux mois, le Polonais a conquis le onze de Francesco Farioli et s’est imposé comme un cau chemar pour les défenses adverses. Son but lors du dernier Clássico contre Benfica a fait le tour du monde : lancé par Gabri Veiga, il a mystifié Otamendi avant de tromper Trubin, inscrivant ainsi son nom dans l’histoire comme le plus jeune buteur du FC Porto lors d’un Clássico face au Benfica.

Carte des transferts polonais vers les grands clubs européens

Pietuszewski, la nouvelle tendance polonaise à Porto. Le FC Porto confirme son flair pour les talents venus de Pologne. Après Bednarek et Kiwior, c’est au tour de Pietuszewski de s’imposer dans la cité Invicta. Un Clássico de feu et des stats qui parlent : deux dribbles réussis sur trois, un but sur deux tirs cadrés, trois récupérations et sept duels gagnés sur douze. Un « Ferrari » selon Mourinho, qui l’a qualifié de « Ferrari » en conférence de presse, soulignant la vitesse et l’efficacité du jeune ailier. Des records à la pelle, une ascension fulgurante: depuis sa première titularisation contre Nacional mi-février, Pietuszewski a enchaîné les exploits : plus jeune joueur étranger à débuter avec Porto, buteur le plus rapide de l’histoire du Dragão (13 secondes contre Arouca), et déjà deux buts et une passe décisive en huit apparitions.

Et vous, pensez-vous qu’Oskar Pietuszewski est le futur crack du FC Porto ? Rédaction TeamFootball couvre l’actualité du football français et européen au quotidien.

Spécialisée dans les compétitions majeures, le mercato et l’analyse des performances, la rédaction propose des contenus vérifiés, structurés et orientés vers l’information rapide et fiable. Lorsque Ryszard Karalus croise pour la première fois le regard d’un jeune garçon nommé Oskar Pietuszewski, il comprend immédiatement que quelque chose cloche - ou plutôt, que quelque chose clique. L’enfant n’a pas plus de dix ans, mais déjà ce petit ailier refuse de se laisser marcher dessus. Pendant un exercice, un partenaire plus âgé le bouscule légèrement. Pietuszewski, sans réfléchir, lui rend le coup avec la même intensité. Pas par violence, mais par nature. Par instinct.

Dès son plus jeune âge, ce natif de Białystok fait l’objet d’une attention particulière. Son premier entraîneur, Rafał Muczyński, aime rappeler que sa sensibilité allait de pair avec un tempérament incandescent. « Il avait le caractère d’un gagnant », se souvient Muczyński. « Sa colère n’était pas du caprice : c’était l’expression d’une exigence énorme envers lui-même. »

Cette audace séduit aussi à l’étranger. Lorsque Pietuszewski marque en équipe nationale U21 face à la Macédoine du Nord, lors d’un match qualificatif en septembre 2025, il devient le plus jeune buteur de l’histoire de la sélection, à 17 ans et trois mois. Les médias britanniques s’enflamment. The Guardian lui consacre des lignes élogieuses, saluant un joueur « ultra-rapide, capable de changer de direction sans effort, excellent dribbleur, doté en plus d’un tir lointain remarquable ». On le place même parmi les soixante plus grands talents du football mondial.

Golo O. Pietuszewski: Benfica 0-(2) FC Porto (Liga 25/26 #25)

Alors, forcément, les projecteurs se braquent. Les scouts affluent. Les noms des clubs commencent à circuler : Ajax, Anderlecht, Nantes, Chelsea, Arsenal, le PSV, Bologne, Manchester City. Jagellonia espère un transfert record, peut-être au-delà des quinze millions d’euros - un sommet jamais atteint en Ekstraklasa. Mais pour l’instant, le club ferme les portes : Oskar restera à Białystok au moins jusqu’à la fin de la saison. Je suis attentif à ce qu’il dit. Il reste humble, équilibré. Respect et humilité ne sont jamais de trop - Ryszard Karalus.

Son agent, Mariusz Piekarski, prône la prudence : pas de départ précipité, pas de vitrines trop grandes trop tôt. Le plus surprenant, peut-être, est que Pietuszewski ne semble pas perturbé par cette attention nouvelle. Pas d’arrogance, pas d’emballement. Lors d’un match remporté 5-2 contre Cracovie, il marque un but splendide… mais quitte le terrain contrarié par quelques erreurs commises auparavant. Adrian Siemieniec, l’entraîneur de Jagellonia, insiste sur l’autre face du parcours : celle où l’on doit apprendre à vivre les critiques, les remplacements, les absences de la feuille de match, les rotations. Tout ce qu’un jeune prodige doit traverser pour devenir un joueur accompli.

La Pologne entière semble tenir son souffle. Pietuszewski ne porte pas seulement les espoirs d’un club ; il incarne une promesse plus vaste, un symbole de la nouvelle génération polonaise. Il n’est d’ailleurs pas seul : autour de lui, d’autres talents émergent au Jagellonia, comme Dawid Drachal ou Slawomir Abramowicz, bien encadrés par les vétérans Imaz et Romanczuk. Mais Pietuszewski reste le joyau le plus étincelant. Le classement du CIES de 2025, qui le place quatrième joueur le plus talentueux au monde parmi les moins de 18 ans, en atteste. Ses chiffres plaident aussi pour lui : 15 matchs d'Ekstraklasa cette saison, pour trois buts et deux passes décisives, dont le but à la dernière minute donnant la victoire au Jagiellonia à Sczecin très récemment. Et en U21, quatre buts et deux passes en quatre rencontres, une efficacité qui a déjà fait basculer plusieurs matchs.

Le futur ? Il est encore incertain, et c’est très bien ainsi. On dit que la bonne carrière est celle qu’on laisse respirer. Pour l’heure, Oskar Pietuszewski reste ce qu’il a toujours été : un garçon de Białystok, impatient de conquérir le monde mais suffisamment lucide pour ne pas courir plus vite que son propre talent. Au coup d’envoi de l’Euro, vingt et un printemps sépareront Kacper Kozłowski du vétéran néerlandais Marteen Stekelenburg (38 ans). Un record de précocité historique pour le milieu du Pogoń Szczecin, qui dépasse de quatre mois un autre bambin : Jude Bellingham (17 ans et 11 mois).

« Koza » ou « kozioł » en polonais, « chèvre » en français. Ce terme est rarement un gage de qualité dans le football, sauf si le mot est en anglais. Pourtant, c’est bel et bien le surnom de Kacper Kozłowski. Une boutade enfantine, liée à la ressemblance entre le nom du ruminant en VO et le patronyme de Kacper. Loin de ces mauvais jeux de mots, Kozłowski a construit sa petite carrière à la force d’un talent dont il faisait déjà l’étalage au sein de la structure de Bałtyk, à Koszalin, sa ville de naissance. Sur les bords de la mer Baltique, le petit garçon tape dans l’œil des recruteurs du Pogoń Szczecin, à une centaine de kilomètres de là. Malgré la concurrence du puissant Lech Poznań, le club de Poméranie-Occidentale arrache le joyau à l’été 2016.

« Pogoń est la meilleure académie du pays. Sur ces cinq ou six dernières années, ils n’ont produit que d’excellents footballeurs », affirme Christopher Lash, journaliste, spécialiste du football polonais. Débarqué au centre de formation sans faire de vagues, Kacper ne tarde pas à chambouler les plans du coach de l’équipe A, Kosta Runjaić : « On me parlait souvent de lui, et en l’observant, j’ai vite compris qu’il pouvait s’adapter aux exigences d’un groupe professionnel. La trajectoire est toute tracée, et le gamin du Nord est récompensé au soir du 19 mai 2019. À seulement 15 ans, Kacper fait son entrée en jeu dans le temps additionnel d’une rencontre de play-offs d’Ekstraklasa contre Cracovie. Des débuts en fanfare pour celui qui devient le plus jeune joueur de l’histoire de la ligue au XXIe siècle. »

Surdoué, nonchalant, mais parfois capricieux, l’adolescent casse aussi bien les codes que les lignes des défenses adverses. Un premier contrat professionnel signé dans la foulée de ce printemps de folie, un statut de cadre en sélection U17 et voilà Kozłowski propulsé sur le devant de la scène nationale. C’était compter sans ce terrible mois de janvier 2020. Sur la route de l’entraînement, il est victime d’un sérieux accident de voiture. Après rééducation, il revient et devient maître à jouer d’un Pogoń inarrêtable. Troisième du classement, le club retrouve les joies du podium après vingt ans de disette. Une prouesse qui n’aura pas laissé insensible Paulo Sousa. Désireux de faire de cet Euro le symbole du renouveau pour la Pologne, le Portugais offre à « Kozioł » sa première cape face à Andorre en mars dernier.

« Son aisance de déplacement balle au pied est frappante. De même, sa capacité à prendre l’initiative tant au niveau des courses que dans la création est très intéressante », résume Lash. Ce n’est pas le profil d’un joueur qui fait des statistiques (un but et trois passes décisives, NDLR), en revanche, c’est bien lui qui fait le jeu. Voilà des mots qui siéraient totalement à Paul Pogba. Ces louanges concernent pourtant Kacper Kozłowski. Un véritable effet miroir pour celui qui prend volontiers le Français comme modèle. « Il faudrait cependant que j’améliore ma frappe de balle et ma vitesse d’exécution », analyse-t-il.

Des axes précis qui expliquent en partie ces statistiques faiblardes. Dans une équipe de Pologne tâtonnant tactiquement, entre 4-4-2 et 3-5-2, Kozłowski peut rendre bien des services, ne cachant d’ailleurs pas sa préférence : « Je travaille sur les deux facettes de mon jeu(offensive et défensive), mais je me sens mieux dans une position avancée. » Pour ce faire, il faudra désormais trouver sa place et venir à bout d’un groupe de qualité où se bousculent Piotr Zieliński, Grzegorz Krychowiak ou Mateusz Klich. Son temps de jeu dépendrait alors du parcours des Białe Orły. L’aventure d’une vie en somme, à même de lui ouvrir de nouvelles portes.

En fin de contrat à Pogoń l’été prochain, le milieu relayeur fait déjà l’objet de nombreuses convoitises. « Un club allemand a déjà entamé les discussions avec lui. Il faut à tout prix éviter de réitérer le fiasco Kapustka à Leicester City », restitue Lash, rejoint par Runjaić : « Si tout va pour le mieux, c’est-à-dire sans accident de voiture - et je ne plaisante qu’à moitié -, d’ici une ou deux saisons, nous le verrons jouer dans l’un des meilleurs championnats européens. »

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Retrouvez la totalité de nos espoirs de cette nouvelle saison et des précédentes éditions. Les cinq espoirs Footballski de 2021/2022: Jakub Kaminski (Lech Poznan), Dawid Kocyla (Wisla Plock), Xavier Dziekonski (Jagiellonia Bialystok), Mateusz Praszelik (Slask Wroclaw), Daniel Szelagowski (Rakow Czestochowa). Chaque profil illustre la vitalité de l’Ekstraklasa et les trajectoires complexes des jeunes talents polonais vers les sommets européens.

Leopardage des jeunes talents polonais dans le football européen est en plein essor, avec Kozłowski et Pietuszewski en tête d’affiche pour les prochaines années. Leurs parcours démontrent que la Pologne dispose désormais d’un vivier capable d’alimenter les grands clubs du continent, tout en offrant une compétition nationale toujours plus compétitive et attractive.

Tableau synthèse des jeunes polonais à suivre (extraits)

JoueurClubÂgePoints fortsStatistiques clés
Kacper KozłowskiPogoń Szczecin17-18création, déplacement, IQ footballpremier club; record jeune
Oskar PietuszewskiFC Porto17vitesse, dribbles, prise d’initiativebutteur clé en Clássico
Jorrel HatoAjax Amsterdam17défense centrale prometteuse, Youth Leaguedéfenseur central en devenir
Lamine YamalFC Barcelone15vitesse, technique, pointe prometteusechampion d’Espagne U19
Kibil BrunnerAllemagne (à suivre)17précoce; finitionà confirmer en euro

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