Le Nord de la France est une région particulièrement riche par son patrimoine gastronomique. Outre ces plats typiques, la région se distingue des autres par son importante production de confiserie. Vous connaissez sans doutes plusieurs d’entre elles. Mais savez - vous pourquoi existe - il tant de confiseries dans le Nord, comparé aux autres régions? Cet article vous dévoile l’histoire particulière des confiseries du Nord. Comment sont nés les premiers bonbons?
De l’antique miel à la canne à sucre: naissance et diffusion des bonbons
L’histoire de la confiserie débute avec le miel. Celui-ci est historiquement connu pour être le premier produit sucrant découvert. Un confiseur romain, Julius Dragatus, créa le premier bonbon vers 200 ans avant J.C. En effet, il inventa le premier bonbon en plongeant une amande dans un bol de miel. La dragée était née. Plusieurs siècles plus tard, la canne à sucre remplaça peu à peu le miel.
En premier lieu, ce furent les empereurs Darius 1er et Alexandre le Grand qui découvrirent la canne à sucre lors de leur exploration de l’Orient au IV siècle avant J.C. En réalité, il faut attendre le temps des croisades, (XII siècle), pour que le reste des européens la découvrent. En effet, les croisés rapportèrent à la fin des conflits des cannes à sucre en Occident. Par conséquent, la demande pour cette nouvelle épice augmenta très rapidement suite au temps des croisades. Ainsi, pour répondre à cette demande, Venise devint le centre logistique d’approvisionnement en cane à sucre des ports de la Méditerranée. Par la suite, l’Espagne et le Portugal commencèrent à leur tour la production de Canne à Sucre.
Plusieurs siècles après que la Canne à Sucre soit devenue populaire en Occident, son approvisionnement devient plus difficile vers 1800. En effet, en 1806, le blocus continental décrété par Napoléon limite les possibilités de transport à l’intérieur de l’Europe. Heureusement, d’autres alternatives à la traditionnelle cane à sucre, telle que la betterave, existaient déjà en Europe. Pendant le blocus continental, Napoléon encouragea donc la production de betterave en France pour deux raisons. En premier lieu parce le développement de l’industrie du sucre de betterave offrait aux français une alternative au traditionnel sucre de canne, et leur permettait donc de s’assurer un approvisionnement constant en sucre.
Pourquoi le Nord: betterave et climat propice
Pourquoi fit - on pousser des betteraves dans le Nord? Pour répondre à la demande de Napoléon, la production de betterave se vit multipliée sur le territoire français. Les champs de betterave augmentèrent particulièrement dans le Nord de la France. En effet, la betterave est une plante qui nécessite un climat tempéré. La production de betterave augmenta surtout dans le Nord puisque le climat était optimal pour cette plante.
Comment réussi-t-on à extraire du sucre à partir de la betterave? Comme son nom l’indique, le sucre de betterave provient directement de la betterave. Afin d’extraire du sucre, on chauffe les lamelles de betterave avec un courant d’eau chaude. Ensuite, on filtre le jus par plusieurs processus, puis on le chauffe de nouveau afin d’évaporer l’eau et garder le sucre. Bien que le sucre de betterave existait avant le blocus continental, son homologue le sucre de canne restait, avant le blocus, préférée par les européens dû à son faible coût et son goût plus sucré.
Lorsque le blocus continental s’imposa, les français, sans alternative, remplacèrent le sucre de cane par celui de betterave. Lorsque l’empire napoléonien prit fin, en 1815, le sucre de canne retourna sur le marché français. Le sucre de betterave produit dans le Nord eu donc à faire face à une nouvelle compétition. Malgré cela, la betterave réussit à rester compétitive grâce à une amélioration du processus de fabrication du sucre de betterave qui augmenta sa qualité. Finalement, le sucre de betterave finit par l’emporter sur son concurrent. En 1821, un Lillois nommé Louis Crespel - Delisse devint le plus grand producteur de betterave en Europe. Quarante ans plus tard, vers 1890, on estime que 60% de la production mondiale de sucre était faite à partir de betterave. L’augmentation de la production de betterave en France, donna naissance à son tour à une nouvelle industrie dans le Nord: la confiserie. Ainsi, cela explique pourquoi tant de confiseries existent dans le Nord de la France, tel que les bêtises de Cambrai, les killtoïds, ou encore les babeluttes de Lille.
La confiserie dans le Nord: pourquoi tant de spécialités locales?
La place centrale occupée par les confiseries dans le Nord n’est pas due au hasard. En effet, celle-ci s’explique par la forte production de betterave dans la région, favorisée par son climat tempéré. D’autres alternatives que la betterave existent pour produire du sucre, tel que le sucre de canne. A l’origine, la canne à sucre était préférée à la betterave de par son goût et son faible coût. Cela changea au début du XIXème siècle lorsque Napoléon encouragea la production de sucre sur le territoire français.
Et vous, saviez vous que l’on pouvait produire du sucre à partir de la betterave? Dites le nous en commentaire ! Partons à la découverte des sucreries emblematiques de nos Plus Beaux Détours: une balade gourmande pour petits et grands!
Les confiseries nordistes: prairies gourmandes et origines régionales
L’origine de la Prasline de Montargis, un des plus anciens bonbons de France, nous emmène en plein cœur du XVIIe siècle, dans le Gâtinais, en région Centre-Val de Loire. Au sein de sa demeure de Montargis, le duc de Choiseul, aussi comte du Plessis-Praslin, demande à son cuisinier, Clément Jaluzot, de lui concocter une nouvelle confiserie. À ce sucre déjà fondu, il y ajoute des amandes grillées. Clément Jaluzot donne alors le nom de « Prasline » à cette nouvelle friandise, en l’honneur de son maître !
Immédiatement, les confiseries régalent le duc de Choiseul qui se presse, lors de chaque événement d’en proposer à son entourage. Grand séducteur, il présente les petits cailloux d’amandes dans de jolies boîtes, pour s’attirer la sympathie des dames de la cour, mais aussi pour nouer des alliances politiques. Le bonbon d’amandes grillées enrobées de sucre, fait l’unanimité à la cour du roi Louis XIII !
En 1902, la demeure du duc de Choiseul est rachetée par Léon Mazet, seul détenteur de la recette originale du bonbon caramélisé. Au début du XXe siècle, en Bourgogne, un pâtissier de Joigny, crée un caramel au chocolat. Le nom du bonbon rappelle la princesse danoise, Dagmar, mariée à l’empereur de Russie, Alexandre III. Après ses heures de gloire dans les années 1960, le Dagmar tombe peu à peu dans l’oubli. La recette originale est ensuite reprise par le chef étoilé, Jean-Michel Lorain, qui parvient à faire renaître la popularité de la friandise chez les Joviniens et chez les Français.
Ce savoir-faire nécessite une longue préparation, puisque chaque caramel est découpé, puis trempé à la main dans le caramel. Les Vérités de Lapalisse viennent d’une expression de la langue française. Au XVIe siècle, Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice et maréchal du roi François Ier, meurt durant le siège de Pavie, avec une bravoure exemplaire. Sur sa tombe, ses soldats écrivent : « Hélas, s’il n’était pas mort, il serait encore en vie ». L’expression française prend naissance et désigne des vérités trop évidentes. Cet épisode a inspiré, en 1923, Jean Sauvadet, un confiseur de Lapalisse, dans l’Allier. Il créé des lingots en coque de sucre, garni de caramel liquide avec des arômes variés de café, noisette, myrtille ou framboise.
L’histoire des sucres d’orge de Moret-sur-Loing, en Seine-et-Marne, remonte en 1638 : des sœurs bénédictines inventent une recette ayant des vertus thérapeutiques, à base de sucre et d’orge, bouillis dans l’eau. Mais, lorsque le couvent est fermé à la Révolution, la fabrication s’arrête. Dans les années 1860, vivait à Ollioules, dans le Var, Louis Jonquier, connu par tous les habitants pour sa gourmandise sans limite. Le soir, il s’amusait avec un ami pharmacien à élaborer des mélanges de miel, de sucre et d’amandes. Peu à peu, la recette du nougat prend forme et Louis demande à son fils de monter avec lui la fabrique de cette confiserie. Ce nougat traditionnel est encore aujourd’hui fabriqué de la même manière : avec le miel de Provence et des amandes de qualités, le tout mélangé avec des spatules en bois, dans des chaudrons de cuivre du XIXe siècle.
Nés à Pézenas, dans l’Hérault, les berlingots sont inventés au XVIIe ou XVIIIe siècle. Selon une légende locale, c’est lors des grands jours de marchés dans la ville, qu’un Africain, en costume traditionnel, déambulait au milieu des passants en proposant un gros pain de sucre cuit, posé sur son épaule. Lorsqu’il avait tout vendu, l’homme retournait chez le pâtissier pour en concocter d’autres, en changeant à chaque fois les arômes (menthe, anis, café, citron). Avant de mourir, il confie le secret de la fabrication au pâtissier. Depuis sa boutique, le pâtissier décide de poursuivre la vente de cette sucrerie, pour satisfaire les clients. Peu à peu, la recette évolue et devient une pâte de sucre. De forme rectangulaire et ovale, la friandise est aujourd’hui fabriquée avec de l’eau et du sucre, chauffés à une haute température.
Un biscuit en forme de cigarette, fourré de crème pralinée avec du beurre de Normandie et fermé par deux petits bouchons de chocolat : voici le mirliton, dont l’origine remonte à une ancienne recette du Moyen Âge. Grand cuisinier à la cour de France au XIVe siècle, Guillaume Tirel, plus connu sous le nom de Taillevent, écrit un livre de recettes, dans lequel il présente l’élaboration d’un petit biscuit roulé, composé d’une garniture de miel, de noisettes grillées, de noix et d’amandes. Originaire de la ville de Tourville-sur-Pont-Audemer, à quelques pas de Pont-Audemer, dans l’Eure, il ancre la région dans une longue tradition culinaire. Au XXe siècle, la friandise, à laquelle on ajoute du chocolat, pas encore connu au Moyen Âge, est officiellement reprise à Pont-Audemer.
Notre vocation est de faire découvrir et aimer des confiseries aux consommateurs pour leur plaisir et leur bien-être, tout en répondant à leurs attentes de qualité et de sécurité alimentaire. L’entreprise s’appuie sur l’expertise de plus de 250 collaborateurs répartis sur 2 sites de production dans le Nord de la France. Confiserie du Nord est présente dans plus de 40 pays sur les 5 continents. Les sucres cuits coulés sont des bonbons durs, qui peuvent être acidulés ou non. Les sucres cuits sont des bonbons aromatisés. Têtes Brûlées c’est du fun des sensations, des délires entre potes et un max de plaisir. Les Têtes Brûlées existent sous différentes formes : des billes, des barres, des gélifiés, des dragéifiés, sous différents parfums : cola, fraise, pomme, framboise , yuzu .. 1912 est une marque traditionnelle de bonbons authentiques et rétro.

Production de semences de betteraves et création de variétés de blé, Vilmorin il y a 100 ans
Tableau récapitulatif des grandes confiseries et origines
| Confiserie | Région / Origine | Éléments clés |
|---|---|---|
| Bêtises de Cambrai | Nord | Bonbons mini bébés de sucre, forme cassante |
| Babeluttes de Lille | Nord | Caramels crèmes et bouchées |
| Killtoïds | Nord | Dragés à base de sucre et amandes |
| Prasline de Montargis | Centre-Val de Loire | Amandes grillées enrobées de sucre |
| Nougat de Provence | Provence | Miel et amandes; tradition du sud |
En matière d’innovation et de production moderne, Confiserie du Nord s’appuie sur une présence internationale et une équipe dédiée. Confiserie du Nord est présente dans plus de 40 pays sur les 5 continents. Les sucres cuits coulés sont des bonbons durs, qui peuvent être acidulés ou non. Les Têtes Brûlées existent sous différentes formes et parfums, apportant une dimension ludique et festive à l’offre.
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