Du miel, des épices, belle association pour ce gâteau typique des fêtes de fin d’année.
Le repas familial est une tradition et chaque hôtesse a à cœur de servir de petits plats mitonnés avec amour et de ravir le palais des gourmands.
Pâtisseries et friandises font partie du délicieux folklore et parmi elles : le pain d’épices.
Ce biscuit a, en effet, parcouru un long périple depuis l’Antiquité pour arriver jusqu’à nous par la route des épices.
Les grandes civilisations évoquent déjà des pains réalisés à base de miel.
Les Romains l’appelaient “panis mellitus”, un pain frit, arrosé de miel.
Le “melitounta” des Grecs était, quant à lui, réalisé avec de la farine de sésame et les Égyptiens en consommaient également.
Mais la recette se rapprochant le plus de notre pain d’épices est originaire de Chine.
Il s'agit du “Mi-Kong”.
Dans ce pain de miel, la farine de froment et le miel étaient agrémentés de plantes aromatiques.
Les cavaliers de Gengis Khan l’emmenaient comme ration de guerre et c’est pendant leurs conquêtes qu’il a quitté l’Asie.
En occident, où il est apparu au Moyen-Âge, le pain d’épices fut ramené des croisades.
La corporation des maîtres “pains d’épiciers” est créée en 1571 puis reconnue par le roi Henri IV en 1596.
Depuis plusieurs siècles, il est la star de la Sainte-Catherine en Haute-Saône où il est décliné sous la forme d’un cochon garni d’un sifflet.
De nos jours, on le trouve sur les marchés ou dans les boulangeries sous la forme d’un petit bonhomme décoré de sucre glace.
Son histoire est bien évidemment intimement liée aux épices.
Depuis l’aube de l’humanité, elles sont reconnues comme vertueuses, voire magiques.
Les épices exotiques arrivent sur nos terres avec les croisés.
Elles sont rares, très onéreuses et par le fait, réservées aux classes riches.
Les épices essentielles à la réalisation de ce biscuit sont : la cannelle, le clou de girofle et la noix de muscade.
Mais également à l’Alsace où les marchés de Noël sont très respectueux des traditions, notamment culinaires.
Cette région lui consacre d’ailleurs un musée à Gertwiller où les ustensiles, les emporte-pièces et la décoration des moules, finement sculptés en bois, témoignent de son raffinement de l’époque.
La Bourgogne n’est pas en reste et la ville de Dijon, capitale gastronomique, s’enorgueillit d’une de ses spécialités : la nonnette.
Par ailleurs et pour l'anecdote, saviez-vous que l'aïeule de la Foire du Trône à Paris, est la foire au pain d’épices ?
Mais de nos jours, elle oppose 2 camps d’aficionados autour d'une “polémique” culinaire : recette avec œuf ou recette sans œuf ?
Pour ne froisser personne et parce qu’à mon avis, il n’y a qu’un camp, celui des fines bouches, je vous donne les 2 recettes que vous pouvez personnaliser comme à votre goût et selon vos envies grâce à mes idées gourmandes.

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Le pain d’épice alsacien est une spécialité culinaire emblématique de l’Alsace, une région réputée pour sa riche tradition gastronomique.
Depuis des siècles, cette délicieuse gourmandise fait le bonheur des habitants et des visiteurs de cette belle région de l’est de la France.
Le pain d’épice d’Alsace remonte à l’époque médiévale, où il était considéré comme une spécialité de luxe.
À l’origine, il était réservé aux nobles et aux riches marchands, qui appréciaient son goût unique et ses vertus médicinales.
Aujourd’hui, le pain d’épice alsacien est devenu un symbole de la période de Noël en Alsace, où il est traditionnellement consommé.
La Table Alsacienne, une biscuiterie alsacienne traditionnelle installée depuis 1985 à Kaysersberg, propose une sélection exquise de produits artisanaux, dont le pain d’épice d’Alsace occupe une place centrale.
En visitant les boutiques physiques de La Table Alsacienne à Kaysersberg et à Riquewihr, vous aurez l’occasion de découvrir l’ensemble des produits alsaciens proposés.
Vous y trouverez un large choix de bredeles, de confiture artisanale, de miels, de confiseries et bien sûr, du pain d’épice alsacien, sous différentes formes et saveurs.
La boutique en ligne de La Table Alsacienne offre également la possibilité de commander ces délices directement depuis chez vous.
Vous pourrez ainsi savourer les spécialités alsaciennes où que vous soyez, en vous faisant livrer les produits choisis chez vous.
Pour les passionnés de pain d’épice alsacien, La Table Alsacienne propose également une recette traditionnelle qui vous permettra de retrouver les saveurs authentiques de ce délicieux biscuit.
En conclusion, le pain d’épice alsacien est bien plus qu’une simple gourmandise.
C’est un véritable héritage culturel, une tradition transmise de génération en génération.
La Table Alsacienne perpétue cette tradition avec passion, en proposant des produits artisanaux d’exception.
Petite douceur aussi sucrée qu’haute en saveurs, le pain d’épices vous rappellera sans doute le Noël alsacien.
Au travers des siècles, des continents et des variantes, le petit gâteau se présente aujourd’hui comme indissociable de ce territoire.
Mais comment en est-il arrivé là ?
Bien qu’on le rattache communément à la tradition alsacienne, vous vous doutez que le pain d’épices n’a pas fleuri que dans cette région.
Pour remonter aux véritables prémisses de ce petit gâteau, il faut une nouvelle fois demander à nos amis Grecs, Romains et Égyptiens (ceux de l’époque antique, bien sûr).
Dès l’Antiquité, on retrouve des traces écrites d’un pain cuit et enrobé de miel.
Mais ces derniers ne l’utilisaient pas comme nous le faisons aujourd’hui.
Si l’on en croit la mythologie des égyptiens, des romains et des grecs, le miel était considéré comme une précieuse denrée : un cadeau divin.
On parle donc de « melitouna » en Grèce, pain à base de farine de sésame et enduit de miel, ou encore de « panis mellitus » chez les Romains, un pain frit quant à lui, puis enduit de miel.
Avant l’arrivée en Europe, encore un petit détour.
Et cette fois-ci, vers la Chine.
Au Moyen-Âge, un pain à base de farine, de plantes aromatiques, d’épices et de miel émerge : le « Mi-kong ».
Il aurait alors servi de ration de guerre pour les soldats chinois, comme le suggère sa mention dans des textes du XIIIe siècle.
Et ces derniers le répandirent sur le continent arabe.
Il ne fallut pas très longtemps pour que les Européens adoptent cette douceur sucrée.
Lors des Croisades, ces derniers découvrent à la fois la recette et les épices orientales en elles-mêmes.
Et rapportent ces trésors dans leurs différents royaumes.
C’est là que l’Allemagne entre en jeu, puisque c’est là-bas que l’on en retrouve les premières mentions.
Mais la France aussi adopte très volontiers le gâteau à la même époque.
Il se diffuse par les réseaux monastiques, notamment sur les tables des monastères cisterciens (comme en Allemagne également).
C’est à Reims, au XIVe siècle, que s’installent les premiers fabriquants de pains d’épice.
Et l’Alsace prend également le pas !
On retrouve, dès 1453, des pains d’épices sur les tables de Noël des moines cisterciens.
L’association du pain d’épices aux fêtes de Noël alsaciennes découlerait en fait d’une tradition germanique qui consistait à créer de petites maisons en pain d’épices.
Vous en avez très certainement déjà vu, décorées de sucre !
Sans oublier le mythique conte des frères Grimm Hansel et Gretel, dans lequel les deux bambins découvrent une maison entièrement faite de bonbons, et surtout de pain d’épices.
Ce conte a su jouer un rôle phare dans l’association du pain d’épices à Noël.
Dès lors, l’Alsace perpétue sa tradition, et se distingue par ses recettes de pain d’épices.
Un mélange particulier d’épices et une texture moelleuse caractéristique : les artisans alsaciens sont réputés pour leur pain richement décoré, et artistiquement conçu.
À la Renaissance, il devient même un produit de luxe, qui s’offre pour les grandes occasions.
C’est donc par la transmission de ce savoir ancestral et de ces traditions festives que le pain d’épices a su prendre un rôle phare dans la gastronomie alsacienne.
Nous produisons nos pains d’épices selon d’anciennes recettes traditionnelles transmises de génération en génération par les différents artisans pains d’épiciers qui se sont succédés depuis plus de 200 ans dans notre maison.
Nos pains d’épices sont composés de farine, miel (d’Alsace et des Vosges uniquement), sucre, d’épices, de poudre à lever et selon les différentes variétés: de noisettes, amandes, fruits confits ou gingembre confit.
Pour les pains d’épices traditionnels de la région, l’on utilise des emporte-pièce en tôle afin de découper la pâte préalablement laminée à l’épaisseur voulue.
Puis le sujet est déposé sur une plaque de cuisson.
L’origine du pain d’épices remonte aux temps anciens, bien avant notre ère.
Les premières traces de cette douceur remontent à l’Égypte antique, où l’on savourait déjà un pain au miel.
Le célèbre dramaturge grec Aristophane mentionnait le « melitounta », confectionné à partir de farine de sésame et enrobé de miel, tandis qu’Athénée vantait le « melilates » produit sur l’île de Rhodes.
Les Romains connaissaient quant à eux le « panis mellitus », un pain frit arrosé de miel.
Cependant, il s’agissait davantage de précurseurs du pain d’épices tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Le pain d’épices que nous apprécions aujourd’hui trouve ses origines en Chine, où il était connu sous le nom de « Mi-Kong », signifiant littéralement « pain de miel ».
Fabriqué à partir de farine de froment, de miel et parfois relevé d’aromates, le Mi-Kong était déjà consommé au Xe siècle.
En Alsace, un texte datant de 1453 rapporte que le pain d’épices était déjà présent sur les tables des moines cisterciens de Marienthal, près d’Obernai, lors des festivités de Noël.
Au XVIIe siècle, le pain d’épices de Reims, confectionné par une vingtaine de maîtres « pains d’épiciers », était le plus réputé du royaume de France.
Et pourquoi Gertwiller est-elle la capitale du pain d’épices depuis le XVIIIe siècle ?
La première mention d’un fabricant de pain d’épices à Gertwiller remonte à 1727 avec Andréas Schmidt, « Lebküchler » (pain d’épicier), qui résidait à la maison n°71.
Ses parents étaient déjà eux-mêmes fabricants de pains d’épices et aubergistes à Mittelbergheim, situé à 3 km de Gertwiller.
Du début du XIXe siècle jusqu’à la moitié du XXe siècle, lors de la fête du village appelée « Messti », il était de tradition de rencontrer un stand de pain d’épices de Gertwiller dans presque chaque localité d’Alsace.
Les amoureux offraient des pains d’épices en forme de cœur à leurs bien-aimés, les conscrits en vendaient aux riverains lors de leurs tournées festives dans les villages, les enfants collectionnaient les images gaufrées, et les jeunes filles les utilisaient pour décorer leurs cahiers de poésie.
Aujourd’hui, en raison de son histoire riche et de sa renommée, la commune de Gertwiller détient le titre de capitale du pain d’épices.
Michel vous propose cette recette simplifiée de pain d’épice alsacien, en effet, conformément au pain d’épice traditionnel d’Alsace, celle-ci ne contient ni lait, ni beurre, ni oeuf, elle se passe aussi de l’adjonction de pâte-mère qui demande beaucoup de temps, de soins attentifs, et des conditions de conservation difficiles à réunir: INGREDIENTS : 500g de farine, 350g de miel (châtaignier ou toutes fleurs), 150g de sucre, 10 à 15g d’épices pour pain d’épice, 170g d’amandes hachées, 50g de citron confit, 50g d’orange confite, le jus d’un ou deux citrons, 10g de bicarbonate d’ammoniaque et un verre d’eau.
Faites chauffer le miel à petit feu, ajoutez l’eau, le sucre puis le jus de citron puis tous les ingrédients et le bicarbonate en dernier.
Travaillez ce mélange et laissez reposer 48 heures minimum dans un endroit frais mais pas au réfrigérateur.