Quand on a pas envie de cuisiner longtemps (fatigue, fainéantise, que sais-je…) mais qu’on rêve tout de même d’un bon repas savoureux et réconfortant, voici alors une petite recette de marinade pour côtes de porc au four que j’utilise pour rendre ma viande tendre et savoureuse, en particulier mes côtelettes de porc que je cuisine le plus souvent au four. Mais même le poulet également apprécie cette belle marinade pour viande. Mes enfants en tout cas en raffolent.
Cette marinade est très simple et rapide à préparer, et le résultat exquis, la viande est fondante et succulente à la sortie du four ! Pour gagner du temps, on peut par exemple mettre la viande à mariner le matin au réfrigérateur, et quand on rentre à la maison des courses ou du travail, hop direct dans le four !
Accompagné d’un gratin de brocoli, ou simplement de riz, c’est excellent.
Préparation simple et rapide
- Rincer la viande sous l’eau, puis éponger.
- Dans un bol, mélanger tous les ingrédients en terminant par l’huile, puis verser la moitié de cette marinade sur la viande, en la retournant pour qu’elle s’imprègne de la marinade des 2 côtés.
- Chauffer le four à 180°C. Mettre le plat contenant les côtelettes dans le four chaud pour 30 mn, retirer du four, retourner la viande et l’arroser du reste de la marinade.
Les côtes de porc au four étaient le plat préparé de la part de ma grand-mère pour accueillir toute la famille un dimanche midi ou pendant certaines fêtes. Elle avait un grand four à bois dans le fond de son jardin dont elle était très fière. Le four a été construit par mon grand-père. Je me rappelle tous les jours de sa construction comme si c'était hier. Il était en pierre, en briques et en terre cuite. Il avait fait une sorte de table en pierre et en terre cuite. Ensuite il avait coupé un grand pot en terre cuit, une jarre type minoenne en deux « pithari » et il l’avait posé ou plutôt collé avec un mélange terre et d'eau sur la table.
J’avais trouvé bizarre le moment où il a commencé à couper la jarre céramique en deux parce qu’elle les utilisait toujours pour planter ses fleurs mais j’ai vite compris son nouveau rôle. Il m'avait expliqué que c'était pour faire sécher la terre et le préparer pour sa future utilisation.
Pour cuisiner, il suffisait de mettre du bois dans le four, de le faire brûler, et d’ajouter les plats en zinc avec de la viande et des pommes de terre. En bas de cette table, elle stockait du bois. A côté de ce four, il y avait plein de citronniers. Le parfum du citronnier avec le bois qui brûle et qui illumine la matinée étaient les images fortes qui restent gravées à jamais.
Ma grand-mère, Maria, préparait sa viande très tôt le matin. Elle se levait, elle épluchait des pommes de terre et elle les coupait en quartiers. Deux grands plats pour faire plaisir à 7 petits-enfants et 6 adultes. Dès que le four était bien chaud, le grand-grand-père mettait les plats et il préparait une sorte de pâte avec de la terre et des fois un peu de la farine de blé et d'eau pour fermer le four et faire cuire la viande. La fermeture de la porte du four a été toujours par la grand-mère qui vérifiait minutieusement la puissance du four.
Je ne sais pas comment elle faisait, mais la viande et les patates étaient toujours cuits à l'ouverture de son four. Il y a beaucoup de tavernes, de restaurants traditionnels en Crète où vous pouvez manger le porc au four au bois. Si vous voulez trouver des grands pots en terre cuits, vous pouvez visiter le village de Thrapsanos. Il est situé à 30 kms d'Héraklion. Il est le plus grand centre céramiste de Crète. La céramique est liée à la Crète depuis l'époque minoenne. Les ateliers du village possèdent des jarres d'entrepôts comme celles des minoens. Autrefois, les habitants du village aménageaient des fours pour la cuisson des grandes jarres. Aujourd'hui, il y a 1500 habitants, ils travaillent dans l'agriculture, le vin, les oliviers et la poterie. Il y a 6 églises comme la Timios Stavros, la Metamorfosi tou Sotiras, tis Panagia Mesochoritissas, tin Panagia Pigadiotissa, ton Agios georgios et ton Agio Antonio. Il y a aussi 7 "ksoklissia", 7 petites églises qui sont ouvertes uniquement le jour de leurs saints. En anglais elles s'appellent "country churches".

Vous savez que la vie crétoise est liée à la religion, je peux vous parler un peu plus d’un autre article. J'aime beaucoup ce petit village. Nous allons tous les ans à la fête du Thrapsano "Thrapsaniotis Ageioplastis Feast" le 17 juillet qui est situé au parking de l'école. L'association culturelle de Thrapsanos, prépare du porc aux pommes de terre au four dans les grandes jarres comme ma grand-mère faisait. Tous les ans, je profite de ce moment avec de la musique crétoise et beaucoup d'amis. En honneur de son histoire, plusieurs ateliers céramiques sont proposés avant et pendant la fête pour les grands et les petits, comme aussi une exposition et diverses animations. Bien sûr, on retrouve de la musique crétoise, des danseurs, et du bon vin de Thrapsano. Je félicite ce travail exceptionnel de l'association de Thrapsano qui donne envie de découvrir son histoire, sa culture et certainement les personnages cachés derrière cette organisation.
Et si on parlait un peu de notre recette de côtes de porc au four ? Aujourd’hui, on vous explique comment cuire des côtes de porc. Les côtes de porc avec os sont souvent plus savoureuses. Jus de citron, yaourt, sauce soja, huile, miel ou crème fraîche… faites mariner les côtes de porc pendant plusieurs heures, voire toute la nuit. Niveau temps, tout dépend de l’épaisseur des côtes de porc. Mais en général, vous comptez 4 à 5 minutes de cuisson par face, soit 10 minutes pour que les côtes soient bien dorées. Si vous suivez nos conseils, vous avez l’habitude. D’abord, pour savoir si une côte de porc est bien cuite, la méthode la plus simple est d’utiliser un thermomètre à viande. Sans sonde, pas de panique, vous pouvez couper légèrement la viande. En termes d’accompagnement, misez sur des légumes de saison (carottes, butternut, pommes de terre, salade, aubergines…).