Collection Pain de sucre histoire objets de collection

La présente étude explore l’intersection entre une marque emblématique et l’univers des objets de collection, en s’appuyant sur un corpus qui mêle récit entrepreneurial, évolution stylistique et mémoire historique du sucre comme motif culturel. Nous démêlons les filiations entre Pain de sucre, marque marseillaise fondée par les beaux-frères Christian Keusseyan et Bernard Evans, et l’imaginaire d’un objet-concept qui traverse les époques.

Origines et identité de Pain de sucre

Une entreprise basée à Marseille, fondée par des beaux-frères Christian Keusseyan et Bernard Evans, l'un directeur des ventes, l'autre créateur. Tout commence en 1983 : issus de familles d'artisan tailleur, ils se lancent dans le prêt-à-porter. "On utilisait de la soie, du lin, explique Bernard Evans. On a même travaillé le cuir et créé des manteaux". De cette collaboration est née Pain de sucre, une marque à connotation exotique… De la conception aux prototypes, tout est fait en interne". Cette société, dont l'atelier est basé dans une zone d'activité du 5e arrondissement de Marseille, emploie une cinquantaine de salariés et a ouvert 14 boutiques au fil des années (en France bien sûr mais aussi à Genève, à Saint-Martin ou encore en Belgique...).

La marque est également distribuée par les détaillants et les grands magasins. Ce qui fait la différence? La créativité et un esprit unique. Les couleurs sont vives, les imprimés créés de toute pièce et les formes sans cesse renouvelées. "Nous fabriquons une partie de nos collections en France et le reste en Tunisie, souligne Bernard Evans, 60 ans. Les produits créatifs sont réalisés dans l'Hexagone pour éviter les problèmes de copie".

Collections et signatures esthétiques

Les collections font toujours appel à des imprimés audacieux. Cette année, les coloris sont chauds ou au contraire très lumineux, à l'image des modèles phares Mishi, Dodi, Krista. "La collection 2011 est en partie finie. Les deux-pièces sont toujours tendance. Le violet, orange, lagon et autre fuchsia tiennent la vedette", précise le créateur. Et Christian Keusseyan d'ajouter: "Il faut chaque fois étonner, attirer le regard... C'est bien sûr d'avril à fin août que nous vendons le plus de modèles. Avec 200000 pièces écoulées chaque année et un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, et malgré sa renommée internationale, Pain de sucre a su garder son esprit de famille, son côté artisanal: "C'est un produit qui a une âme. On a construit une histoire et posé les bases pour durer."

Derives thématiques et objets de collection

Retrouvez aujourd'hui dans le journal La Provence notre dossier intitulé : "Le savoir-faire de ces entreprises fait d'elles des stars de l'été". Cette articulation entre mode et objet de collection s’inscrit dans une logique d’homologie entre la notion d’épicerie glamour et les objets affublés d’un nom évocateur. Votre opinion compte pour nous. Il ne s’agit pas d’un morceau, mais d’un pain de… … sucre !

Importé d’Orient et des Caraïbes dès le Moyen Âge, le sucre est un produit de luxe, réservé aux apothicaires, aux pâtissiers… et aux très riches gourmets. Jusqu’au 19ᵉ siècle, il est moulé et séché en forme de cône, appelé pain de sucre. Un cône pesait parfois plusieurs kilos, autant dire qu’il ne tient pas dans la poche ! Pas de cuillère pour l’utiliser mais… une pince à sucre ou un petit marteau ! Il se casse à la maison pour en faire des morceaux plus petits. Parfois, une boîte spéciale à compartiments permet de récupérer les éclats. Un geste quotidien… et un peu sportif !

Si les pains de sucre ont disparu des rayons, ils n’ont pas disparu des mémoires. Ils sont devenus des objets insolites, décoratifs et presque mystérieux, témoins d’un temps où le sucre était rare et précieux. À l’évocation de « Pain de Sucre », c’est tout un imaginaire qui s’invite... entre gourmandise et voyage. Et pourtant, ce nom de collection fait en premier lieu référence à une technique de taille particulière qui traduit merveilleusement la capacité de la Maison FRED à révéler la beauté des pierres fines. Ce savoir-faire, s’il indique la maîtrise d’un art de la facette et la douceur d’un bombé, permet surtout aux pierres d’exprimer la beauté et l’éclat des couleurs, véritable arc-en-ciel de nuances.

Portées & objets de collection liés

  • Objets décoratifs évoquant le motif pain de sucre, symboles de luxe et de rareté.
  • Pièces de joaillerie reprenant le nom Pain de sucre comme clin d’œil historique et stylistique.
  • Éditorialisations et reportages évoquant le savoir-faire industriel et artisanal associé à la marque.
Infographie: parcours et chiffres clés de Pain de sucre (Marseille, 1983 → 2011)

Le fil conducteur entre Pain de sucre et les objets de collection réside dans une mythologie d’origine artisanale et d’exotisme modernisé. Les pièces, fabrics et imprimés s’inscrivent dans une logique de storytelling où l’objet devient témoin d’un savoir-faire et d’un esprit d’entreprise familial.

Notes historiques sur le concept de pain de sucre

Le sucre, comme motif et comme technique, possède une double fonction: il est autant la matière d’un aliment qu’un vecteur d’imaginaire collectif capable de nourrir des objets de collection. Le pain de sucre, symbole d’un temps où le luxe était réservé, devient ici une métaphore pour comprendre comment une marque peut transformer une matière en récit et en objet désiré.

Éléments Rôle dans la collection
Imprimés audacieux Signature stylistique et vecteur de désir
Production France/Tunisie Équilibre entre savoir-faire et enjeu de copie
Chiffre d’affaires Indicateur de durabilité et de reconnaissance internationale

En somme, la collection Pain de sucre se déploie comme une mythologie contemporaine qui unit mode, artisanat et histoire des objets de collection. Le choix de conserver une dimension familiale et artisanale demeure le socle sur lequel s’appuie l’âme de la marque et l’attrait des pièces de collection associées.

tags: #collection #pain #de #sucre