Histoire et essence de la gaufre bruxelloise et ses liens avec Bruxelles

Depuis cinq générations, notre famille prépare chaque jour des glaces artisanales à Uccle, avec du lait frais, des fruits de saison, de la Vanille de Madagascar et des ingrédients soigneusement sélectionnés. Notre chef d'atelier, et fils, Luca, propose des innovations tout en respectant notre recette de base et sans oublier nos classiques. Chez Glacier Zizi, la glace est bien plus qu'un dessert - c'est le fruit d'un savoir-faire familial, d'une passion pour les bons produits, et d'un vrai amour du métier. Quelle que soit la saison, les rues de Bruxelles dégagent une irrésistible odeur de gaufres. Natures ou garnies, chaudes ou froides, salées ou sucrées : elles ont conquis le cœur et l'estomac du monde entier !

Mais alors, où dénicher les meilleurs spécimens de la capitale ? La gaufre bruxelloise, portrait-robot d’une légende ! Côté mensurations, la gaufre de Bruxelles est plutôt généreuse. Rectangulaire, elle affiche généralement 20 à 24 trous (c’est d’ailleurs un indice infaillible pour la reconnaître). On raconte que les alvéoles des gaufres, seraient inspirées des rayons de miel issus des ruches. Si les premières traces de la gaufre de Bruxelles remontent au XVIᵉ siècle, notamment dans les toiles du peintre Bruegel, ce n’est que dans les années 1830 que l’on retrouve la première mention écrite de cette illustre gourmandise. Dans tous les cas, l’histoire nous confirme sans détours qu’elle est un plaisir festif, consommé notamment lors du carnaval !

Dans sa toile « Le roi boit », conservée au Musées royaux des beaux-arts de Bruxelles, le peintre Jacob Jordaens met même la gaufre au menu de la fête des rois! Héritières de siècles de tradition, les gaufres sont un emblème de la street food à la Belge. Le saviez-vous ? En Belgique, il existe en fait deux types de gaufres. Aux côtés de la bruxelloise, la gaufre liégeoise arrondit les angles. Plus petite, dodue et moelleuse, elle se la joue gourmande, avec ses perles de sucre fondues dans sa pâte.

Maison Dandoy: Présente-t-on encore l’iconique Maison Dandoy ? Si son histoire est avant tout liée à celle du spéculoos, cette honorable maison bruxelloise se débrouille également très bien dans le registre de la gaufre. Fournisseurs locaux, produits ultra sourcés et majoritairement bio, ici c’est la qualité et la beauté du geste artisanal qui l’emportent. Maison des Gaufres : Depuis 1982, Antoine Akayyan a fait des gaufres une passion. Entre tradition et innovation, il réinvente l’authentique pâtisserie en proposant des saveurs et formats inédits. La « King size », légère et croustillante est l’un de ses fleurons. À la carte, découvrez de un combo Gaufres de Liège et de Bruxelles avec des parfums raffinés (kriek, choco-orange, garniture tiramisu ou Belle-Hélène).

Pardon : Allier waffles et café de spécialité ? C’est le pari relevé par Pardon. Gaufre à la tomate cerise, à la poire pochée ou aux fruits de la passion, cette adresse saint-gilloise aime innover avec des produits bio et de saison. Leur plat signature, le Pardon, est une petite gaufre briochée fourrée et glacée dont on ne compte plus les merveilleuses déclinaisons (mmhhh, le fourré au praliné, noix tonka et vanille au chocolat noir !). Bref, ne vous excusez plus, foncez !

Fernand Obb Delicatessen : Certes, Fernand Obb est une institution pour ses croquettes aux crevettes multi-primées mais… saviez-vous qu’ils ont rassemblé deux icônes de la gastronomie belge en un seul plat ? Place à la Gaufrite ! Une frite en forme de gaufre composée de pommes de terre belges. Un combo unique ! Mokafé: Envie d’une douceur dans un cadre pittoresque ? Ce petit café niché sous les arcades néoclassiques de la Galerie du Roi propose de délicieuses gaufres. La traditionnelle gaufre de Bruxelles, croustillante à souhait, y est servie avec son coulis au chocolat !

En 1864, à la Foire aux Pains d’épices de Paris, l’ancêtre de l’actuelle Foire du Trône, on s’amuse et on se sustente en se gavant de confiseries : sucres d’orge, pains d’épice, bien sûr, mais aussi pâtes d’amande de Lille, briques de Reims, moustacholles de Tournai, Nonettes de Commercy et gaufres de Bruxelles.

De Bruxelles et pas encore de Liège… Mais d’où viennent ces fameuses gaufres qui, aujourd’hui, font la renommée de la Belgique ? La gaufre de Bruxelles est rectangulaire. Sa pâte, assez liquide, couvre bien l’entièreté du moule. La pâte est très aérée, grâce aux blancs d’oeufs montés en neige, elle est parfois levée, et tout cela rend la gaufre très légère. Elle n’est pas sucrée. Sa consommation n’est donc pas du tout la même que celle de la gaufre de Liège, qui se suffit à elle-même. Tout se trouve dans la pâte, y compris le fameux sucre perlé ou les éventuels arômes. C’est une pâte à brioche, moins liquide, un pâton qui s’écrase dans le fer et prend une forme ovale. Elle se consomme beaucoup plus facilement, même en rue.

Les gaufres de Liège et de Bruxelles se différencient non seulement par leur forme, leur consistance, leur goût, mais aussi par leur histoire. La gaufre de Bruxelles est la plus ancienne, c’est à Gand qu’on en trouve la première occurrence, avec le chef pâtissier Florian Dacher, venu de Bruxelles, vers la fin 1830, début 1840. C’est en 1874 qu’on en trouve la première recette écrite, dans Pâtisserie et confitures, écrit par Philippe Cauderlier, l’auteur de l Economie culinaire. Pendant tout le 19e siècle et la première moitié du 20e siècle, on a donc cette gaufre de Bruxelles et cette gaufre à la flamande qui cohabitent dans les ouvrages de cuisine, l’une sans et l’autre avec levure. Son originalité, c’est sa pâte briochée, qu’on va cuire entre deux fers, une recette qu’on n’a jamais vue dans les recueils de recettes jusque-là.

Elle est composée d’œufs, de farine, de beurre, de levure, de beaucoup moins de lait que la gaufre de Bruxelles, et de sucre. On y met d’abord du sucre candi, qui donne ce croquant, puis on passera au sucre perlé, qui a l’avantage de mieux résister à la chaleur et à l’humidité. La pâte doit reposer 6 heures avant d’être cuite entre deux fers. C’est la levure qui va faire lever la pâte et rendre la gaufre particulièrement moelleuse. On l’utilise dès la moitié du 17e siècle. La boulangerie et la pâtisserie à la levure de bière, c’est une spécificité de nos régions du Nord, la bière étant la boisson locale. Ce sont les gaufres ou les wafels chez nous. Ce sont les métiers ou les oubliés en France, un mot dérivé du latin oblata, hostie, car il s’agit d’une hostie désacralisée. Les gaufres se vendent dans la rue ou aux particuliers, pour leurs banquets, où on les consomme typiquement en fin de repas avec l’hypocras, un vin épicé.

Finalement, aujourd’hui, la gaufre de Bruxelles est donc une spécialité gourmande qui incarne l’histoire et la tradition culinaire de Bruxelles. Elle est devenue emblématique de la culture belge et est reconnue internationalement. Les gaufres de Bruxelles se distinguent par leur pâte légère, leur forme rectangulaire et leurs alvéoles profondes, idéales pour des garnitures variées, sucrées ou salées.

Gaufres bruxelloises en rapprochement historique

Histoire de la gaufre

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