Blouson noir et boudin blanc : explication, histoire et signification

Le boudin noir est l’une des plus anciennes charcuteries connues. Considéré comme un plat « canaille » au Moyen Âge, le boudin noir était dégusté dans les tavernes. Aujourd’hui, on en consomme plus seulement dans les tavernes, mais en toutes occasions. Au fil des siècles, le boudin noir a donné naissance à de très nombreuses spécialités suivant les coutumes et habitudes régionales, voire locales. Autrefois, le boudin était fabriqué au moment où l’on tuait le cochon.

Il se compose uniquement de sang frais chez Guèze et de gras de porc, à l’exclusion de toute autre espèce, et d’oignons, de crème et d’œufs. Le boudin de à la crème est préparé à base de sang et de Gras de porc, de crème, et d’œufs, moelleux à souhait ! Le boudin aux oignons, est préparé à base de sang et d’oignon frais, coupé, rissolé à la graisse de porc, aux œufs frais, un pur bonheur !

Le boudin de Sainte Cécile les vignes. L’anémie est une maladie qui peut s’avérer très grave. Elle est caractérisée par un manque de globules rouges ; or le fer, au sein de l’organisme, est pour l’essentiel un constituant de base de l’hémoglobine. En l’absence de fer, l’hémoglobine ne peut être constituée. Le rôle du fer dans l’organisme est fondamental. Impliqué dans les mécanismes vitaux de la respiration, il nous est indispensable.

Le boudin noir est l’aliment le plus riche en fer héminique (19 mg de fer pour 100 g de boudin noir) et constitue un aliment clé : 100 g de boudin noir couvrent les besoins journaliers en fer. Non seulement, le boudin noir est plus riche en fer que les légumes secs ou les épinards mais il est de surcroît nettement mieux assimilé par l’organisme. Tout naturellement, il est donc particulièrement indiqué aux femmes en âge de procréer, qui sont souvent carencées en fer, aux enfants et aux femmes enceintes.

Au Moyen Âge, il était de tradition de commencer le réveillon de Noël par de la bouillie de lait servie chaude, l’ancêtre du boudin blanc. Contrairement au boudin noir, la véritable recette du boudin blanc est plus récente, puisqu’elle date seulement du XVIIe siècle. Le boudin blanc, préparation cuite de charcuterie fine, se présente sous forme d’une pâte très claire à base de viande blanche, maigre de porc, volaille ou veau et d’une enveloppe de menu de porc. On y ajoute des matières grasses, en général du gras de porc, parfois de la crème, des œufs ou du lait, par exemple.

Origine : Les origines de cette expression attestée dès la fin du XVIIe siècle sont assez largement controversées. La première hypothèse consiste à dire que l'eau de boudin serait celle dans laquelle on nettoie les boyaux avant la fabrication des boudins. Il s'agirait donc d'une eau sale, donc inutilisable et par extension à laquelle on pourrait assimiler une situation vouée à l'échec. La seconde origine proposée est une déformation de "s'en aller en aunes de boudins", où l'aune est une unité de longueur. Ici, on comparerait un contexte peu favorable à la mort du porc sacrifié pour la transformer en charcuterie. Par la suite, d'autres ont prétendu qu'il pourrait s'agir d'une déformation de "s'en aller en os de boudin". Le boudin n'ayant pas d'os, l'expression signifierait que l'on va vers quelque chose qui n'existe pas ou qui va échouer. L'explication la plus probable tient plus certainement au sens qu'avait le mot "eau" au XVIe siècle, à savoir, "excrétions liquides". Quant au "boudin", il désignait le sexe masculin, et son radical "bod" servait à qualifier le ventre, le nombril... L'expression serait alors "partir en eau de ventre"...

« Quel admirable animal que le cochon ! » Le boudin noir est l’une des plus anciennes charcuteries connues. Aujourd’hui, on en consomme plus seulement dans les tavernes, mais en toutes occasions. Au fil des siècles, le boudin noir a donné naissance à de très nombreuses spécialités suivant les coutumes et habitudes régionales, voire locales. Selon les cas, les recettes ont évolué ou sont restées sensiblement identiques.

Dans son ouvrage La Faute de l’abbé Mouret (1875), Emile Zola évoque le méticuleux savoir-faire nécessaire à la préparation du boudin noir. A propos de l’un de ses personnages, il écrit : « Depuis le matin six heures, elle roulait sa masse énorme de la cuisine à la basse-cour. Elle devait faire le boudin. »

Autrefois, le boudin était fabriqué au moment où l’on tuait le cochon. Il se compose de sang et de gras de porc, à l’exclusion de toute autre espèce, et d’oignons. L’abus d’alcool est dans dangereux pour la santé. Il est préparé à base de sang et de gras de porc, de crème, d’oignons crus, de bettes et/ou épinards et de farine de blé. Le boudin d’Auvergne est constitué, outre le sang, de tête de porc, non découennée, cuite et de lait. Il est préparé sans gras de porc. En plus du sang, des épinards cuits hachés, de la crème, des œufs, du lait, du sucre, de la semoule ou de la mie de pain entrent dans sa composition. C'est une spécialité régionale caractérisée par son croquant. Il est composé de sang (30 à 50%), de têtes de porc entières avec couenne et éventuellement de langue, de poumon, de coeur. L’addition de pain est fréquente. Cette variante est appréciée tout particulièrement dans la région des Monts de Lacaune. Dans le Ségala aveyronnais, on l’aime avec des oignons. Le boudin du Sud-Ouest peut être conditionné en bocal ou en boîte sans embossage. Autre particularité, de ce boudin, il peut être également séché et ainsi conservé plus longtemps, le climat du Sud-Ouest étant tout particulièrement propice au séchage. Dans le Sud-Ouest, on peut également entendre parler de golobar, golobat, galavard, calabar ou encore de galabar, des formes dialectales très proches qui désigneraient semble t-il le même produit. C'est une spécialité catalane qui a la même composition que le galabart mais ne comporte jamais d’addition de pain.

L’anémie est une maladie qui peut s’avérer très grave. Elle est caractérisée par un manque de globules rouges ; or le fer, au sein de l’organisme, est pour l’essentiel un constituant de base de l’hémoglobine. Le rôle du fer dans l’organisme est fondamental. Le boudin noir est l’aliment le plus riche en fer héminique (22,8 mg de fer pour 100 g de boudin noir) et constitue un aliment clé : 100 g de boudin noir couvrent les besoins journaliers en fer. Alors que le boudin noir tient sa teinte brune du sang de porc, le réputé boudin blanc reste immaculé grâce à l’utilisation de lait et de viandes blanches.

Le boudin blanc est une tradition française attachée au soir de Noël, dont l’ancêtre remonterait au Moyen Âge : dans de nombreuses régions, les femmes préparaient alors dans l’âtre une bouillie chaude faite de lait, de mie de pain, de graisse, de fécule et parfois de morceaux de jambon ou de volaille (une recette qui rappelle quelque peu celle de la soupe au lait ou panade). D’après la confrérie des compagnons du boudin blanc d’Essay, celle-ci était servie au retour de la messe de minuit pour réchauffer toute la famille. Mais ce n’est qu’au XVIIe siècle que le boudin blanc apparut sous son format actuel, plus riche en produits carnés et enfermé dans un boyau de porc. Aujourd’hui, on le définit comme une préparation charcutière cuite composée de viande blanche (volaille, veau, porc, gibier), de matière grasse (gras de porc ou de veau, crème, beurre) et d’un mélange liant (panade, lait, œuf, parfois amidon).

On parfume cette base selon les recettes avec des légumes (oignons, carottes, poireaux…), des aromates (thym, laurier, persil, clou de girofle…), de l’alcool, des champignons, des truffes et parfois du foie gras. Le tout est réuni en un hachis très fin et emballé dans des boyaux de porc, puis portionné en boudins de 12 à 15 cm. La cuisson à l’eau bouillante est suivie d’un refroidissement rapide en eau froide pour que le boudin reste bien blanc. On le déguste poêlé, cuit au four ou grillé. Le boudin blanc de Rethel (Ardennes). Il bénéficie d’une Indication Géographique Protégée (IGP). Onctueux et savoureux, il est composé uniquement de viande de porc, de lait, d’œufs et d’aromates variés, sans amidon. Le boudin blanc havrais (Normandie). Riche en gras et en amidon, de couleur jaune clair, il aurait été inventé par des moines désireux de déguster, le vendredi, un produit ayant la forme d’une saucisse mais dénué de viande ! Le melsat ou boudin blanc de pays (Sud-Ouest). Composé de poitrine de porc et de panade d’œufs (pain + œufs) en proportions égales, il est aromatisé aux herbes et embossé dans un boyau de bœuf. Le boudin blanc catalan (Pyrénées-Orientales). Le coudenou (Tarn).

charcuterie traditionnelles boudin noir image

Boudin Noir et Boudin Blanc

Signification culturelle et régionale

Le boudin noir et le boudin blanc incarnent des identités culinaires fortes selon les régions. Certaines variantes se transmettent de génération en génération et portent des noms locaux (golobar, golobat, galavard, calabar, galabar) ou des appellations régionales qui témoignent des pratiques locales. Le boudin blanc catalan et le boudin blanc havrais illustrent aussi la diversité des recettes tout en conservant une base commune: viande, matière grasse et liant.

En parallèle, l’empreinte nutritionnelle du boudin noir est mise en avant pour ses apports en fer héminique, ce qui explique son rôle dans la prévention des carences ferriques chez certaines populations sensibles.

Tableau récapitulatif des principaux types et caractéristiques

Type Composition principale Caractéristiques
Boudin noir Sang, gras de porc, oignons, crème, œufs Riche en fer; tradition ancienne; nombreuses variantes régionales
Boudin blanc Viande blanche (volaille/veau/porc), gras, crème, œufs, lait Ancêtre médiéval; format actuel XVIIe siècle; cuisson à l’eau
Variantes régionales Sang, épinards, légumes, pain, lait, herbes Monts de Lacaune, Ségala aveyronnais, Picardie, Catalogne, etc.

Le boudin blanc de Rethel bénéficie d’une IGP et illustre bien l’attache locale et la reconnaissance des savoir-faire. Le boudin blanc havrais montre aussi comment une préparation peut s’adapter à des goûts régionaux tout en conservant ses fondamentaux.

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