La plupart des personnes qui poussent les portes de l’association pour la première fois sollicitent une aide alimentaire à laquelle le Secours populaire répond immédiatement. Le premier objectif est de desserrer l’étau de la nécessité qui contraint l’individu à la survie au jour le jour. L’aide alimentaire proposée par le Secours populaire s’adresse aux personnes en situation de précarité (étudiants, famille monoparentale, retraités ……). Elle se fait sur inscription après un entretien durant lequel la situation globale de la personne est évaluée.
Le Secours populaire refuse l’assistanat et attache une très grande importance à la dignité de la personne accueillie. C’est la raison pour laquelle l’aide alimentaire se fait sous la forme d’un libre-service où chacun peut faire ses « courses » en fonction de ses besoins et de ses goûts. Une participation solidaire symbolique (calculée en fonction du quotient familial et de la composition de la famille) permet aux personnes aidées de ne pas se sentir redevables au Secours populaire.
Un historique partagé et l’émergence des banques alimentaires
Une première banque alimentaire ouvre aux États-Unis à Phoenix en 1967 sous le nom de St. Mary’s Food Bank. Le modèle est étendu à l’ensemble du pays à partir de 1976. En Europe, la première structure ouvre en France en 1984 à Arcueil, dans le Val-de-Marne, sous l’égide de l’Armée du salut, Emmaüs, le Secours catholique, le Centre d’action sociale protestant, l’association L’Entraide Corot. Après Arcueil, une seconde banque alimentaire française voit le jour à Angers en mars 1985 avec Yves Augereau et sept bénévoles.
Initialement dénommée Banque alimentaire de Maine-et-Loire pour la lutte contre la faim, son objet est de contribuer à apporter une réponse aux problèmes de la faim dans le département. La Banque alimentaire de Maine-et-Loire fête ses 30 ans en 2015. Affiliée à la Fédération française des Banques alimentaires (FFBA), son objectif est de lutter contre la faim et le gaspillage en recueillant des denrées alimentaires mises à disposition des associations et des centres communaux d'action sociale (CCAS) qui œuvrent contre la faim.
Structure et fonctionnement actuel
La structure angevine compte trois sites : Angers, Cholet et Saumur, pour environ 150 bénévoles en 2021. Elle se consacre exclusivement à la distribution alimentaire et à l’accompagnement grâce à un réseau de partenaires. L’association fête ses 40 ans en 2025.

Le fonctionnement repose sur une logique de solidarité et de dignité, où les personnes aidées peuvent choisir leurs denrées en libre-service et participer symboliquement selon leur quotient familial et la composition du foyer. Cette approche vise à éviter tout sentiment de dette et à préserver l’autonomie des bénéficiaires tout en répondant rapidement aux besoins urgents.
Découverte de la Banque Alimentaire de Bordeaux et de la Gironde
- Sites: Angers, Cholet, Saumur
- Bénévolat: environ 150 personnes en 2021
- Objectifs: distribution alimentaire et accompagnement
- Affiliation: Fédération française des Banques alimentaires (FFBA)
La banque alimentaire s’inscrit donc dans une dynamique de lutte contre la faim et le gaspillage, en travaillant avec des associations et des CCAS afin d’assurer une aide structurée et pérenne pour les personnes en difficulté.
Dimensions sociales et économiques
La participation symbolique permet d’instaurer une relation solidaire sans imposer un poids financier trop lourd sur les bénéficiaires. Le libre-service favorise la dignité et la transparence des échanges, tout en garantissant que chacun puisse répondre à ses besoins essentiels en fonction de ses préférences et de ses contraintes familiales.
À Angers, comme dans d’autres villes, la collaboration avec des partenaires locaux et des acteurs associatifs est centrale pour assurer la continuité de l’aide et l’élargissement des services proposés, notamment à travers des dons et des campagnes de sensibilisation qui mobilisent citoyens et entreprises.
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