Le bac à semoule: histoire, utilisation et recettes pour enfants et adultes

Dans la crèche, on propose ce que l’on appelle « l’atelier semoule ». Derrière ce terme un peu mystérieux se cache un atelier riche en découverte et en manipulation pour les enfants de tous les âges.

Les professionnels.les de la crèche proposent régulièrement l’atelier semoule car il répond à bon nombre de besoins dans le développement de l’enfant.

La semoule est souvent proposée dans des bacs de différentes hauteurs et/ou sur des draps au sol. Différents accessoires sont mis à disposition pour permettre aux enfants d’expérimenter de différentes manières, il y a notamment des contenants de différentes tailles et formes ainsi que des pelles, passoires, couverts, etc.

Il y a de nombreux intérêts à proposer des jeux de manipulation et de transvasement comme la semoule, aux enfants : le plaisir de toucher avec son corps une matière et donc développer le sens du toucher. La semoule colle sous les pieds, se faufile entre les orteils et gratte quand on frotte ! Autant de sensations qui permettent à l’enfant de découvrir son corps et affûter son sens du toucher.

Le développement de la motricité fine et notamment de la pince (attraper avec son pouce et son index) est favorisé par la manipulation des accessoires et l’attrapage des grains de semoule s’avèrent être compliqué quand on a moins de 3 ans !

L’atelier semoule, et les jeux de transvasement en général, permet d’expérimenter le vide et le plein. En effet, les enfants peuvent passer de très longues minutes à remplir et vider les mêmes récipients. Ils testent aussi avec leur propre corps cette expérience de vide et de plein.

L’intérêt de proposer des bacs à leur hauteur et de grande taille leur permet d’entrer et de sortir d’un contenant, et d’intégrer par le corps le fait de vider et de remplir, mais aussi la notion de dedans et dehors.

A la maison, vous pouvez vous aussi proposer des moments de jeux comme ceux-là avec de la semoule mais aussi des confettis, des graines, des playmaïs, du papiers broyés, etc…

La semoule est une matière particulière : elle ne colle pas, elle est malléable, douce, fluide et accessoirement, elle peut se manger !

J’ai trouvé sur AMAZON, un bac super pratique et vraiment pas cher, dans lequel je mets la semoule. Il coûte 3 € !

Cette activité lui donne envie d’agir et de varier les plaisirs de la manipulation. L’atelier permet au Little de développer sa motricité fine, sa concentration aussi puisqu’il est resté 30 min sur l’activité ! Et puis la patience, la persévérance et enfin sa ténacité.

Les enfants aiment beaucoup les activités de manipulation, le plaisir est au rendez-vous, c’est une activité qui fonctionne !

Dans la catégorie La récré en cuisine du mercredi je veux vous parler aujourd'hui du bac à semoule. Mon fils y joue beaucoup dans son écolo-crèche et m'a demandé d'y jouer à la maison alors je lui ai préparé un bac à semoule pour qu'il puisse transvaser, tamiser et toucher des petits grains en intérieur lorsque le temps ne lui permet pas toujours de jouer dans le bac à sable dehors.

Placer un drap sur la boîte en carton et verser à l'intérieur la semoule. Un jeu facile et pas cher pour les enfants, une belle occupation sans risque pour eux, ils peuvent mettre de la semoule à bouche sans problème !

Depuis lors et, en l’occurrence, depuis le confinement, j’ai opté pour une nouvelle version que je vous partagerai bientôt et dont je fais allusion dans le petit “reportage” vidéo. Ma semoule “colorée” Couscous ne finira pas en couscous cette fois-ci.

Si tu veux colorer ta semoule… Ne fais pas comme moi (mais j’avoue ne pas avoir fait de recherches au préalable). J’ai simplement versé des gouttes de colorant alimentaire dans le sachet en plastique avec la semoule. Tu peux tenter de faire comme avec le riz (mais j’ai pas essayé sur la semoule).

Il s’agit de faire un mélange vinaigre-colorant. Si ses origines exactes sont encore obscures, le couscous aurait été inventé par les communautés rurales du Maghreb au Moyen Age.

Plat emblématique de l'Afrique du Nord, le couscous se compose communément d'une semoule de blé dur arrosée de bouillon et garnie de viande et de légumes. Mais ses saveurs et ses appellations varient selon les lieux, les époques, les saisons, les occasions.

Son origine, qui serait plutôt berbère qu'arabe, fait débat. Une certitude : le couscous est né au Moyen Age au Maghreb (l'Afrique du Nord entre l'Atlantique et la Cyrénaïque).

Le terme arabe kuskusu, qui désigne aussi bien la semoule que le plat, apparaît dans les livres de cuisine de l'Occident islamique médiéval à partir du XIIe-XIIIe siècle. On peut le reconnaître dès le XIe siècle sous le vocable de taam (nourriture, céréales) dans des récits de saints.

La plus ancienne mention évoque un repas offert par les habitants d'Ouargla (dans le nord-est de l'Algérie) à un mystique : « Ils préparèrent un taam surmonté de saucisses. Nous connaissons les recettes de ce plat grâce à deux ouvrages : Genre de pharmacopées dans la préparation de toutes sortes de mets (une compilation anonyme du XIIe-XIIIe siècle) et Les Délices de la table, des meilleurs nourriture et genre de mets d'Ibn Razin al-Tujibi et Ibn al-Khatib (XIIIe siècle).

Sur 900 recettes, 8 sont consacrées au couscous. L'une d'elles indique que « le couscous habituel arrosé de bouillon est connu de tous ». La brièveté des explications contraste avec la minutie dont fait preuve Ibn Razin al-Tujibi quand il décrit les trois étapes de la préparation.

Il faut d'abord rouler la semoule dans les paumes des mains jusqu'à obtenir des grains « de la taille de têtes de fourmi ». Vient ensuite la confection du bouillon réalisé à base de viande de boeuf, d'épices et de « légumes de saison tels que des choux, des navets, des carottes, de la laitue, du fenouil, des fèves vertes, de la calebasse-courge, de l'aubergine ».

Le couscous est aussi mentionné dans des ouvrages diététiques rédigés en Al-Andalus au XIIIe-XIVe siècle [1]. Ces textes médicaux indiquent que ce plat se prépare avec de la viande grasse et qu'il constitue un aliment bon pour la santé si sa digestion est complète et rapide.

Un des auteurs, Ibn al-Khatib, le présente comme l'équivalent occidental du tharid. Ce plat constitué de morceaux de pain émiettés et arrosés d'un bouillon était largement répandu dans le monde islamique médiéval.

La mobilité des hommes dans le bassin méditerranéen a contribué à la circulation des pratiques culinaires. Ainsi, Ibn al-Azraq (1427-1491), originaire de Malaga et devenu ambassadeur à Jérusalem, qualifie le couscous de « noble et distingué ». A la même époque, le couscous attire la curiosité du voyageur flamand Anselme Adorne, qui a séjourné à Tunis en 1470.

Convié à un repas « chez un Maure, hors de Tunis, dans sa maison de campagne », il décrit la « collation du soir [constituée d'] un grand plat rempli d'une pâte qui se présentait comme du riz ; cette pâte se confectionne avec de la fleur de farine de blé : on appelle ce mets "couscous" ; il est d'une consommation courante dans le pays, et on le considère comme un aliment délicat, nourrissant et propre à faire grossir. Nous l'avons vu préparer plusieurs fois [...]. Sur ce mets, le couscous, étaient disposés des morceaux de viande et de poulet enveloppés dans des choux. Ils prennent de ce plat avec leurs cinq doigts, et ils forment avec la main une boule qu'ils projettent dans leur bouche » [2].

Léon l'Africain, qui a grandi au Maroc avant d'être capturé et offert au pape Léon X en 1518, raconte dans sa Description de l'Afrique les habitudes alimentaires de la population de Fès : l'« hiver on mange de la viande bouillie avec un mets qu'on appelle cuscusu, qui se fait avec de la pâte réduite en grains de la grosseur de la graine de coriandre, grains que l'on fait cuire dans une marmite trouée qui reçoit la vapeur d'une autre marmite. On mélange cette pâte cuite avec du beurre et on l'arrose de bouillon. [...] Quand [les Africains] mangent le cuscusu, tous les convives puisent dans le même plat et prennent le cuscusu sans cuillère » [3].

Comme le montrent ces récits, le couscous est un plat que l'on mange à plusieurs, notamment durant les fêtes - bien que les sources textuelles ne permettent pas de savoir quand exactement. Des indices suggèrent que dès le Moyen Age il était consommé par une large frange de la population.

Comme les pâtes, la graine de couscous permettait de conserver les céréales et notamment le blé dur. Déjà au XIVe siècle, le grand voyageur Ibn Battuta signalait un couscous de fonio consommé dans l'Afrique sahélienne.

Aujourd'hui, au Maroc, le k'sksu qadra - littéralement « couscous marmite » - accommode la semoule de blé avec des oignons, des raisins secs et de la cannelle qui lui donnent une saveur plus sucrée. Le blé dur de la semoule peut être remplacé par l'orge dans un plat qui porte alors le nom d'abelbul, aberbus et barbusa au Maroc et en Algérie et de meltut à Tunis.

Le couscous de sorgho consommé au Maroc porte le nom berbère d'aferfur. Ailleurs, on prépare le couscous de manioc (attiéké) et le couscous de mil (bassi salté), le cuscusu trapanese en Sicile, et même un couscous de maïs (baddaz), aliment d'origine américaine que n'auraient pu consommer les communautés médiévales.

En huit cents ans, le couscous est parti à la conquête du monde. 1. 2. Cf. A. Adorne, Itinerarium, trad. R. Brunschvig, Larose, 1936, pp. 3. Cf. Léon l'Africain, Description de l'Afrique, trad. A. Épaulard, Adrien Maisonneuve, 1981, pp.

Docteure en histoire à l'université Lyon-II et membre du Ciham, Marianne Brisville va publier L'Alimentation carnée dans l'Occident islamique médiéval. Marianne Brisville travaille sur les pratiques et les discours alimentaires de l'Islam médiéval. Elle a soutenu une thèse dédiée à la viande dans l'Occident islamique.

Texte du XIIIe siècle cité par M. Oubahli, La Main et le pétrin. Alimentation céréalière et pratiques culinaires dans l'Occident musulman du Moyen Age, Casablanca, Fondation du roi Abdul-Aziz, 2011, p. 405. Dès la fin du Moyen Age, le couscous commence à être connu de l'Europe chrétienne, en tout cas chez les élites lettrées.

Dans la péninsule Ibérique, le théologien catalan Francesc Eiximenis (1330-1409) mentionne un cuçcuço tandis qu'un cuscusso est évoqué dans le Tirant lo Blanc (1490). Le traité culinaire de Bartolomeo Scappi (1500-1577) indique un « plat de semoule avec différents ingrédients à la mauresque, appelé sucussu ». Mais les recettes ibériques ne sont véritablement importées en Europe qu'au XVIIe siècle à travers les livres de recettes des élites.

Un chapitre de l'Arte de cozinha divida en quatre parts (1680) portugais s'intitule « Cuscus como se faz », tandis que dans son Arte de cocina (1611) Francisco Martinez Montiño détaille soigneusement la préparation de la semoule, du bouillon et la présentation du mets. Cette mention est d'autant plus paradoxale qu'entre 1609 et 1614 les décrets expulsent les morisques, ces descendants des musulmans demeurés dans les royaumes chrétiens après la conquête de la péninsule Ibérique (Reconquista) qui s'acheva en 1492.

En revanche, dans le nord de l'Italie, les représentations associent, à partir du milieu du XIXe siècle, le coscusu ou cuscussu aux communautés juives, en particulier celles de Livourne, Florence et Pise, où le plat aurait été introduit par des immigrés nord-africains au XVIIIe siècle. Dans le sud de la Péninsule, les habitants de la Sicile sont considérés, dès le début du XVIe siècle, comme des mangeurs de cuscus. A Noël 1694, les religieuses du monastère du Salvatore mangèrent en effet un cuscuso doux abondamment sucré.

Les tarifs municipaux de Palerme documentent au XVIe siècle le commerce de couscous et de semoule. En France, Rabelais, dans son Pantagruel (1532), mentionne un coscosson ou coscoton - mais s'agit-il bien du plat de semoule ? Un courcousson est décrit en 1630 par Jean-Jacques Bouchard. Dans l'Europe moderne, le couscous semble ainsi resté un mets « exotique ».

Tout change après la colonisation de l'Afrique du Nord. M. Dans les livres de cuisine médiévaux, le couscoussier est évoqué par les expressions « marmite trouée » ou « marmite à couscous ». Le nom de kaskas, désignant au Maghreb le récipient troué destiné à la cuisson du couscous, n'apparaît dans les sources qu'à partir du XVIIe siècle.

Dès lors identifier un récipient céramique perforé comme un couscoussier prête à discussion : la seule présence de perforations n'est pas un critère significatif puisqu'une passoire ou une fromagère en possède. La semoule est fabriquée à partir de blé dur ou de maïs et il existe différents types de granulométries. En magasin, optez pour des semoules bio.

La semoule se conserve près d'un an dans son emballage d'origine et dans un endroit sec à l'abri de la lumière. La semoule est un ingrédient très intéressant sur le plan nutritionnel puisqu'elle regorge de glucides complexes et donc de sucres lents.

Le blé dur est le grain principalement utilisé pour réaliser de la semoule. Cette céréale cultivée depuis 10 000 ans est originaire du Proche-Orient. Le plus vieux couscoussier a été découvert en Algérie et est daté du XIᵉ siècle. La semoule tout comme les pâtes et le riz est idéale avec des légumes verts.

Infographie: Origines et parcours du couscous à travers le monde

Histoire du couscous dans le Maghreb

Tableau récapitulatif des usages et types de semoule

Type de semouleUtilisation typiqueCaractéristiques
Grains grosCouscousTexture idéale, cuisson en bouchées
Grains moyensTabouléBonne tenue, léger
Grains finsGâteauxSouple, absorbant

tags: #bac #a #semoule